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Deutéronome 13
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Toutes les choses que je vous prescris, vous les observerez en les mettant en pratique, sans y rien ajouter et sans en rien retrancher.
S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige,
et que s’accomplisse le signe ou le prodige dont il t’a parlé en disant : « Allons après d’autres dieux, — des dieux que tu ne connais pas ! — et servons-les, »
tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur ; car Yahweh, votre Dieu, vous éprouve pour savoir si vous aimez Yahweh, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme.
C’est après Yahweh, votre Dieu, que vous irez, c’est lui que vous craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez et vous vous attacherez à lui.
Et ce prophète ou ce songeur sera mis à mort, car il a prêché la révolte contre Yahweh, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude, pour te détourner de la voie dans laquelle Yahweh, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou ton ami qui est comme ta propre âme, t’incite en secret, en disant : « Allons, et servons d’autres dieux, » — des dieux que n’ont connus ni toi ni tes pères,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les dieux. Ce mot est dans le texte original.
d’entre les dieux des peuples qui vous entourent, près de toi ou loin de toi, d’un bout de la terre à l’autre, —
tu ne lui céderas pas et tu ne l’écouteras pas ; ton œil sera sans pitié pour lui, tu ne l’épargneras pas et tu ne le couvriras pas,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 17, 7. ― Chez la plupart des anciens peuples, c’était la famille même du coupable qui était chargée de punir le crime, et cet usage subsiste encore parmi plusieurs nations. ― Mais tue-le ; non de ton autorité privée, mais après l’avoir déféré au juge qui, sur la déposition de deux ou trois témoins, le condamnera à être lapidé (voir Deutéronome, 17, 6-7). ― Aussitôt n’est pas dans l’hébreu, qui porte littéralement en le tuant, tu le tueras, genre de répétition, qui n’a pour but que de renforcer la signification du verbe.
mais tu le feras mourir ; ta main se lèvera la première contre lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ;
tu l’accableras de pierres jusqu’à ce qu’il meure, parce qu’il a cherché à te détourner de Yahweh, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
Tout Israël l’apprendra et sera dans la crainte, afin que l’on ne commette plus une action aussi criminelle au milieu de toi.
Si tu entends dire de l’une des villes que Yahweh, ton Dieu, t’a données pour demeure :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Bélial, signifie étymologiquement « sans valeur » et par extension, malice, mal. Dans le Nouveau Testament, il est devenu synonyme de Satan. Voir 2 Corinthiens, note 6.15.
« Des gens pervers, sortis du milieu de toi, ont séduit les habitants de leur ville, en disant : “Allons et servons d’autres dieux”, » — des dieux que vous ne connaissez pas ! —
tu feras une enquête, tu examineras, tu interrogeras avec soin. Si ce bruit est vrai et le fait établi, si cette abomination a été commise au milieu de toi,
alors, tu ne manqueras pas de passer au fil de l’épée les habitants de cette ville, la dévouant par anathème avec tout ce qu’elle contient, et tu passeras aussi son bétail au fil de l’épée.
Tu amasseras tout son butin au milieu de la place, et tu brûleras entièrement au feu la ville avec tout son butin, pour Yahweh, ton Dieu ; elle sera pour toujours un monceau de ruines, elle ne sera plus rebâtie.
Rien de ce qui aura été dévoué par anathème ne s’attachera à ta main, afin que Yahweh revienne de l’ardeur de sa colère, qu’il te fasse grâce et miséricorde, et qu’il te multiplie, comme il l’a juré à tes pères,
si tu obéis à la voix de Yahweh, ton Dieu, en observant tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, et en faisant ce qui est droit aux yeux de Yahweh, ton Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La construction de tout ce verset, soit dans la Vulgate, soit dans le texte hébreu, construction qu’il est impossible de reproduire en français, ne permet pas de traduction différente de la nôtre.