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Habacuc 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Sentence dont Habacuc, le prophète, eut la vision.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Malheur accablant (onus). Voir, Isaïe, 13, 1.

Jusques à quand, Yahweh, t’implorerai-je, sans que tu m’entendes, crierai-je vers toi à la violence, sans que tu me délivres ?

Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu la souffrance ? La dévastation et la violence sont devant moi, il y a des querelles et la discorde s’élève ;

à cause de cela la loi se meurt, et la justice ne voit plus le jour ; car le méchant circonvient le juste ; c’est pourquoi le droit sort faussé.

Jetez les yeux sur les nations et regardez ; soyez étonnés, stupéfaits. Car je vais faire en vos jours une œuvre, que vous ne croiriez pas si on vous la racontait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parce qu’il s’est fait, etc. Saint Paul fait usage de ces paroles (voir Actes des Apôtres, 13, 40-41), contre les Juifs incrédules, en leur annonçant les maux qui vont fondre sur eux, et dont ceux qui arrivèrent à leurs ancêtres par les armes des Chaldéens étaient la figure.

Car voici que je suscite les Chaldéens, peuple féroce et impétueux, qui s’avance vers les larges espaces de la terre, pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tabernacles ; mot consacré pour désigner les demeures des anciens Hébreux.

Il est terrible et formidable, et c’est de lui-même que vient son droit et sa grandeur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est d’elle-même, etc. ; c’est de sa propre et unique volonté que la nation des Chaldéens rend la justice et impose des charges.

Ses chevaux sont plus légers que les léopards, plus ardents que les loups du soir. Ses cavaliers s’élancent, ses cavaliers viennent de loin, ils volent comme l’aigle pressé de dévorer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les loups du soir, c’est-à-dire, qui courent la nuit, et sont d’autant plus agiles et plus prompts, qu’ils ont souffert la faim pendant tout le jour.

Tout ce peuple vient pour exercer la violence ; leurs regards avides se portent en avant ; il amasse les captifs comme du sable.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils assembleront ; littéralement, il assemblera (congregavit). Dans les récits, le singulier se met souvent pour le pluriel, parce que l’on sous-entend chacun d’eux ; à moins qu’on ne sous-entende ici le roi des Chaldéens, Nabuchodonosor, qui est représenté dans le verset suivant par le pronom lui-même (ipse).

Lui, il se moque des rois, et les princes sont sa risée ; il se rit de toutes les forteresses, il entasse de la poussière et les prend.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les princes (tyranni). Voir Daniel, 1, 3. ― Lui-même. Voir le verset précédent.

Puis l’ouragan s’avance et passe ; et il se rend coupable ; sa force à lui, voilà son Dieu !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sa puissance, etc. ; littéralement, sa puissance de son dieu, dont le sens pourrait être, la puissance de lui, c’est-à-dire, de son dieu, genre de construction qui n’est pas sans exemple en hébreu.

N’es-tu pas dès le commencement, Yahweh, mon Dieu, mon saint ? Nous ne mourrons pas. Yahweh, tu as établi ce peuple pour le droit, ô mon Rocher, tu l’as affermi pour châtier.

Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler la souffrance. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore un plus juste que lui ?

Tu traiterais donc les hommes comme les poissons de la mer, comme les reptiles qui n’ont point de chef !…

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui n’a pas de prince, pour le défendre, le protéger.

Il prend le tout à l’hameçon, il le tire avec son filet, le rassemble dans ses rets ; et c’est pourquoi il est dans la joie, il jubile.

C’est pourquoi il sacrifie à son filet, et il offre de l’encens à ses rets ; car par eux sa portion est grasse, et sa nourriture succulente.

Continuera-t-il donc de vider son filet, et toujours égorgera-t-il sans pitié les nations !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jamais il ne s’abstiendra ; littéralement et par hébraïsme, toujours il ne s’abstiendra pas.