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Nahum 3

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Malheur à la ville de sang, toute pleine de fraude, de violence, et qui ne cesse pas ses rapines !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 24, 9 ; Habacuc, 2, 12. ― De sang ; littéralement, et par hébraïsme, de sangs. Voir Ezéchiel, 22, 2. 7 Les sauterelles des sauterelles, les petits des sauterelles, les jeunes sauterelles.

On entend le bruit du fouet, le bruit du fracas des roues, le galop des chevaux, les chariots qui bondissent !

Cavaliers qui s’élancent, épée flamboyante, lance fulgurante ! Multitude de blessés, masse de morts, des cadavres à l’infini… On trébuche sur leurs cadavres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sans fin ; sans nombre. ― Ils tomberont, etc. ; c’est-à-dire, les soldats tomberont et ne pourront pas avancer, tant sera grand le nombre des corps morts des Ninivites.

C’est à cause des nombreuses prostitutions de la prostituée, pleine d’attraits, habile aux enchantements, qui vendait les nations par ses prostitutions, et les peuples par ses enchantements.

Me voici contre toi ! — oracle de Yahweh des armées ; je vais relever les pans de ta robe jusque sur ton visage, je montrerai aux nations ta nudité, et ta honte aux royaumes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 47, 3.

Je jetterai sur toi des ordures et je t’avilirai, et je te donnerai en spectacle.

Quiconque te verra, fuira loin de toi, et dira : « Ninive est détruite ! » Qui la plaindra ? Où te chercherai-je des consolateurs ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui secouera, etc. ; qui aura compassion de toi ? Comme nous l’avons déjà remarqué (voir Job, 16, 5), mouvoir, ou secouer la tête sur quelqu’un signifie tantôt se moquer, tantôt avoir compassion de lui. Or c’est dans le dernier sens que cette expression doit se prendre ici.

Vaux-tu mieux que No-Amon, qui était assise sur les fleuves, que les eaux environnaient, qui avait la mer pour rempart, et dont la mer était la muraille ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Alexandrie des peuples ; pleine de peuple, populeuse. ― Le texte original porte No-Amon, c’est-à-dire Thèbes, au lieu d’Alexandrie. Saint Jérôme, ignorant quelle ville désignait No-Amon, crut qu’il s’agissait, non pas d’Alexandrie, qui n’existait pas du temps de Nahum, mais d’une ville qui aurait fleuri antérieurement à la même place. Thèbes, capitale de la Haute-Egypte, au milieu des eaux du Nil, fut saccagée du temps de Nahum par les Assyriens. Le roi de Ninive, Assurbanipal, ayant battu les troupes du roi d’Egypte, Urdaman, successeur de Tharaca, dans les environs de Memphis, Urdaman se retira à Thèbes. L’armée assyrienne l’y poursuivit et mit au pillage cette riche cité, le pharaon s’étant enfui à l’approche des ennemis, vers l’an 665.

L’Éthiopie était sa force, ainsi que l’Égypte, et ils étaient innombrables ; Phut et les Libyens étaient tes auxiliaires.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il n’y a pas de fin à énumérer les autres nations qui pouvaient être ses auxiliaires. ― L’Ethiopie était sa force. Tharaca, père d’Urdaman, avait été d’abord roi d’Ethiopie et avait uni ce pays à l’Egypte. ― L’Afrique, en hébreu Put, en égyptien Punt, contrée d’Arabie, selon les uns ; la côte de Somal, selon les autres. ― La Libye, à l’ouest de l’Egypte.

Pourtant, elle est allée en exil, elle a été captive ; ses petits enfants aussi ont été écrasés, à l’angle de toutes les rues ; on a jeté le sort sur ses nobles, et tous ses grands ont été chargés de chaînes.

Toi aussi, tu seras enivrée et tu disparaîtras ; toi aussi, tu chercheras un refuge devant l’ennemi.

Toutes tes places fortes sont des figuiers aux figues mûres ; on secoue, et elles tombent dans la bouche de qui veut les manger.

Voici que ton peuple est comme des femmes au milieu de toi ; devant tes ennemis s’ouvriront toutes grandes les portes de ton pays ; le feu dévore tes verrous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tout ouvertes ; littéralement et par hébraïsme, par l’ouverture elles seront ouvertes.

Puise-toi de l’eau en vue du siège, restaure tes forts, pétris l’argile et foule la terre glaise, saisis le moule à briques.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fais de la brique ; les murs et les maisons de Ninive étaient en briques.

Là le feu te dévorera, l’épée t’exterminera, elle te dévorera comme le yéléq, quand tu serais nombreux comme le yéléq, nombreux comme la sauterelle.

Tu as multiplié tes marchands, plus que les étoiles du ciel ; le yéléq ouvre ses ailes et s’envole.

Tes gardes sont comme le yéléq et tes chefs comme un amas de sauterelles ; elles se posent sur les haies en un jour froid ; dès que le soleil paraît, elles fuient, et l’on ne connaît plus leur séjour ; où sont-elles ?

Tes pasteurs sont endormis, roi d’Assyrie ; tes vaillants hommes sont couchés, ton peuple est dispersé sur les montagnes, et il n’y a personne qui les rassemble.

Ta blessure est sans remède, ta plaie est grave ; tous ceux qui entendront raconter ton sort battront des mains à ton sujet ; car sur qui ta méchanceté n’a-t-elle pas passé sans trêve ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ninive succomba vers l’an 606 sous les coups des Mèdes et des Babyloniens réunis, et elle ne s’est jamais relevée de sa ruine.