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Jonas 4

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Jonas en éprouva un vif chagrin, et il fut irrité.

Il fit une prière à Yahweh et dit : « Ah ! Yahweh, n’est-ce pas là ce que je disais lorsque j’étais encore dans mon pays ? C’est pourquoi je me suis d’abord enfui à Tharsis ; car je savais que vous êtes un Dieu miséricordieux et clément, lent à la colère, riche en grâce et vous repentant du mal.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 85, 5 ; Joël, 2, 13.

Maintenant, Yahweh, retirez donc de moi mon âme, car la mort vaut mieux pour moi que la vie. »

Et Yahweh répondit : « Fais-tu bien de t’irriter ? »

Et Jonas sortit de la ville et s’assit à l’orient de la ville ; là il se fit une hutte et s’assit dessous à l’ombre, jusqu’à ce qu’il vît ce qui arriverait dans la ville.

Et Yahweh-Dieu fit pousser un ricin qui s’éleva au-dessus de Jonas pour qu’il y eût de l’ombre sur sa tête, afin de le délivrer de son mal ; et Jonas éprouva une grande joie à cause du ricin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un lierre (hedera). Selon l’opinion la plus généralement reçue, il faut l’entendre du ricin, comme l’a fait saint Jérôme lui-même, en avouant qu’il ne s’est servi du mot hedera, que parce que la langue latine ne lui en fournissait pas d’autre qui signifiât la plante désignée par le terme de l’original.

Mais Yahweh fit venir, au lever de l’aurore, le lendemain, un ver qui piqua le ricin ; et il sécha.

Et quand le soleil se leva, Yahweh fit venir un vent brûlant d’orient ; et le soleil donna sur la tête de Jonas, au point qu’il défaillit. Il demanda de mourir et dit : « La mort vaut mieux pour moi que la vie. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il demanda, etc. ; il souhaita la mort. Comparer au verset 3.

Alors Dieu dit à Jonas : « Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin ? » Il répondit : « Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il est bien, etc. ; j’ai raison de m’irriter jusqu’à souhaiter de mourir.

Et Yahweh dit : « Tu t’affliges au sujet du ricin pour lequel tu n’as pas travaillé et que tu n’as pas fait croître, qui est venu en une nuit et qui a péri en une nuit ;

et moi, je ne m’affligerais pas au sujet de Ninive, la grande ville, dans laquelle il y a plus de cent vingt mille hommes qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre ! »

Commentaire (versets 10 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

« Episode incomparable, un des plus beaux de l’Ecriture, et auquel irait bien comme épilogue cette autre parole du Seigneur dans Osée : « Je ne donnerai pas cours aux emportements de ma colère, et je n’en viendrai pas à perdre Ephraïm, car je suis Dieu, moi, et non pas homme. » Voir Osée, 11, 9. (G. LONGHAYE.) Cent vingt mille hommes, etc. on a calculé qu’il devait y avoir, d’après ce nombre de 120 000 enfants, environ 600 000 habitants à Ninive.