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Jonas 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

La parole de Yahweh fut adressée à Jonas, fils d’Amathi, en ces termes :

« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche contre elle ; car leur méchanceté est montée jusqu’à moi. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ninive, capitale de l’Assyrie, sur le Tigre. La cité royale était sur la rive gauche du fleuve, à l’endroit appelé aujourd’hui Koyoundjik, où sont entassées les ruines des palais des rois d’Assyrie, vis-à-vis de la ville actuelle de Mossoul. Les auteurs anciens rapportent que la ville entière avait à peu près la forme d’un parallélogramme rectangulaire de 150 stades de longueur sur 90 de largeur. La longueur totale des murs était de 480 stades ou 90 kilomètres.

Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tharsis, loin de la face de Yahweh. Il descendit à Joppé, et trouva un vaisseau qui allait à Tharsis et, ayant payé son passage, il y descendit pour aller avec eux à Tharsis, loin de la face de Yahweh.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec les autres ; littéralement avec eux (cum eis), c’est-à-dire avec les passagers. ― Tharsis. Voir Isaïe, 2, 16. ― Joppé, aujourd’hui Jaffa, port de mer sur la Méditerranée, à l’ouest de Jérusalem.

Mais Yahweh fit souffler un grand vent sur la mer, et il y eut sur la mer une grande tempête ; le vaisseau menaçait de se briser.

Les mariniers eurent peur ; ils crièrent chacun à leur dieu, et jetèrent à la mer les objets qui étaient sur le vaisseau, pour s’alléger. Et Jonas était descendu au fond du navire ; il s’était couché et dormait profondément.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les hommes, etc. ; selon l’hébreu, ils (les matelots) crièrent, chacun vers son Dieu. ― Descendit, ou plutôt était descendu, car c’est le vrai sens de l’hébreu.

Alors le chef de l’équipage s’approcha de lui et lui dit : « Qu’as-tu à dormir ? Lève-toi, invoque ton Dieu ; peut-être Dieu pensera-t-il à nous, et nous ne périrons point ! »

Et ils se dirent les uns aux autres : « Venez, jetons les sorts, afin que nous sachions de qui nous vient ce mal. » Ils jetèrent les sorts, et le sort tomba sur Jonas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Chacun ; littéralement un homme (vir) ; c’est en effet la signification primitive du terme hébreu correspondant.

Alors ils lui dirent : « Dis-nous donc à cause de qui nous arrive ce mal ; quelle est ta profession, d’où viens-tu, quel est ton pays et de quel peuple es-tu ? »

Il leur répondit : « Je suis un Hébreu et j’adore Yahweh, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je crains ; c’est-à-dire, d’après le texte original, j’adore, je sers.

Les hommes furent saisis d’une grande crainte, et ils lui dirent : « Qu’as-tu fait ! » Car les hommes savaient qu’il s’enfuyait loin de la face de Yahweh, parce qu’il le leur avait déclaré.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ces ; ce pronom est représenté dans l’hébreu par l’article déterminatif.

Ils lui dirent : « Que te ferons-nous, pour que la mer s’apaise pour nous ? » Car la mer continuait de se soulever de plus en plus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Allait en grossissant ; littéralement et par hébraïsme, allait et grossissait.

Il leur répondit : « Prenez-moi et me jetez à la mer, et la mer s’apaisera pour vous ; car je sais que c’est à cause de moi que cette grande tempête est venue sur vous. »

Les hommes ramaient pour ramener le vaisseau à la terre, mais ils ne le purent pas ; car la mer continuait de se soulever de plus en plus contre eux.

Alors ils crièrent à Yahweh et dirent : « Ah ! Yahweh, que nous ne périssions pas pour l’âme de cet homme, et ne nous chargez pas d’un sang innocent ; car c’est vous, Yahweh, qui avez fait comme il vous a plu. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’âme ; c’est-à-dire, de la personne.

Et prenant Jonas, ils le jetèrent à la mer ; et la mer calma sa fureur.

Et les hommes furent saisis d’une grande crainte pour Yahweh ; ils offrirent un sacrifice à Yahweh et firent des vœux.