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Jonas 3

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

La parole de Yahweh fut adressée une seconde fois à Jonas, en ces termes :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Disant (dicens). Voir, sur ce mot, Ezéchiel, 3, 16.

« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et prêche-lui la prédication que je te dirai. »

Et Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de Yahweh. Or Ninive était une ville grande devant Dieu, de trois journées de marche.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une grande cité de trois jours de chemin, c’est-à-dire qu’il fallait trois jours pour en parcourir les rues et y annoncer les menaces du Seigneur.

Jonas commença à pénétrer dans la ville la marche d’une journée ; et il prêcha et dit : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite !… »

Les gens de Ninive crurent en Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs, depuis le plus grand jusqu’au plus petit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 41 ; Luc, 11, 32.

La chose étant parvenue au roi de Ninive, il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assît sur la cendre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le bruit, la nouvelle ; c’est le sens qu’a assez fréquemment dans la Vulgate le mot verbum, et son correspondant hébreu. Cependant il peut signifier la parole de Jonas en particulier (voir verset 4), ou bien l’événement qui s’ensuivit, ou bien enfin l’une et l’autre ; car le même terme s’emploie de ces différentes manières. ― Au roi de Ninive. Le nom de ce roi n’est pas connu d’une manière certaine, mais l’on peut admettre que c’était Rammannisar, contemporain de Jonas, qui régna de 810 à 782 avant notre ère.

Et on cria dans Ninive et on dit, par décret du roi et de ses grands, ces paroles : « Que ni hommes ni bêtes, bœufs et brebis, ne goûtent rien, ne paissent point et ne boivent point d’eau ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il cria et dit par la bouche ; suivant l’hébreu, il fit crier et dire par l’ordre.

qu’ils se couvrent de sacs, hommes et bêtes, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils se détournent chacun de sa mauvaise voie et des actions de violence que commettent ses mains !

Qui sait si Dieu ne viendra pas à se repentir, et s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 18, 11 ; Joël, 2, 14.

Dieu vit ce qu’ils faisaient, comment ils se détournaient de leur mauvaise voie ; et Dieu se repentit du mal qu’il avait annoncé qu’il leur ferait ; et il ne le fit pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’ils étaient convertis, etc. (quia conversi sunt) ; forme un second complément du verbe il vit (vidit), ou bien la particule quia est purement explicative, comme sa correspondante hébraïque l’est quelquefois.