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2 Rois 8

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Élisée parla à la femme dont il avait fait revivre l’enfant, en ces termes : « Lève-toi, va-t-en, toi et ta famille, et séjourne où tu pourras ; car Yahweh a appelé la famine, et elle vient en effet sur le pays pour sept années. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 4 Rois, 4, 35.

La femme, s’étant levée, fit selon la parole de l’homme de Dieu : elle s’en alla, elle et sa famille, et séjourna sept ans au pays des Philistins.

Au bout des sept ans, la femme revint du pays des Philistins et alla implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sa maison et ses champs, confisqués pendant son absence.

Le roi s’entretenait avec Giézi, serviteur de l’homme de Dieu, en disant : « Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu’Élisée a faites. »

Pendant que le serviteur racontait au roi comment son maître avait rendu la vie à un mort, voici que la femme dont Élisée avait fait revivre le fils se mit à implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. Et Giézi dit : « Ô roi mon seigneur, voici la femme et voici son fils qu’Élisée a rendu à la vie. »

Le roi interrogea la femme, qui lui fit le récit ; et le roi lui donna un eunuque, en disant : « Fais restituer tout ce qui lui appartient, avec tous les revenus du champ, depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu’à présent. »

Élisée se rendit à Damas ; Benhadad, roi de Syrie, était malade, et on l’informa, en disant : « l’homme de Dieu est arrivé ici. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Damas. Voir 3 Rois, 11, 24.

Le roi dit à Hazaël : « Prends avec toi un présent, et va au-devant de l’homme de Dieu ; consulte par lui Yahweh, en disant : Survivrai-je à cette maladie ? »

Hazaël alla au-devant d’Élisée. Il avait pris avec lui un présent, de tout ce qu’il y avait de meilleur à Damas, la charge de quarante chameaux. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant Élisée en disant : « Ton fils Benhadad, roi de Syrie, m’envoie vers toi pour dire : Survivrai-je à cette maladie ? »

Élisée lui répondit : « Va, dis-lui : Sûrement tu survivras. Mais Yahweh m’a fait voir que sûrement il mourra. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous guérirez ; c’est-à-dire votre maladie n’est pas mortelle, vous ne mourrez pas de cette maladie. On voit en effet au verset 15 que Bénadad ne mourut que parce qu’Hazaël l’étouffa. Cette explication donnée par un certain nombre d’interprètes est loin de les satisfaire tous. On ferait entièrement disparaître la difficulté que représente cette réponse d’Elisée, si conformément au texte hébreu, mais contrairement aux anciennes versions, on traduisait : Non, vous ne guérirez pas.

L’homme de Dieu arrêta son regard sur Hazaël et le fixa jusqu’à le faire rougir ; et l’homme de Dieu pleura.

Hazaël dit : « Pourquoi mon seigneur pleure-t-il ? » Et Élisée répondit : « Parce que je sais le mal que tu feras aux enfants d’Israël : tu livreras aux flammes leurs villes fortes, tu tueras avec l’épée leurs jeunes gens, tu écraseras leurs petits enfants et tu fendras le ventre à leurs femmes enceintes. »

Hazaël dit : « Mais qu’est donc ton serviteur, un chien, pour faire de si grandes choses ? » Élisée répondit : « Yahweh m’a fait voir que tu seras roi de Syrie. »

Hazaël, ayant quitté Élisée, revint auprès de son maître, qui lui dit : « Que t’a dit Élisée ? » Il répondit : « Il m’a dit : Sûrement tu survivras. »

Le lendemain, Hazaël prit une couverture et, l’ayant plongée dans l’eau, il l’étendit sur le visage du roi, qui mourut. Et Hazaël régna à sa place.

La cinquième année de Joram, fils d’Achab, roi d’Israël, Josaphat étant encore roi de Juda, Joram, fils de Josaphat, roi de Juda, régna.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La cinquième année, etc., c’est-à-dire la cinquième année de Joram, roi d’Israël. Josaphat étant roi de Juda, Joram son fils commença à régner sur Juda conjointement avec son père. Comparer à 4 Rois, 1, 17. Ainsi la cinquième année regarde Joram, roi d’Israël, mais non pas Josaphat, roi de Juda.

Il avait trente-deux ans lorsqu’il devint roi, et il régna huit ans à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 21, 5.

Il marcha dans la voie des rois d’Israël, comme avait fait la maison d’Achab, car il avait pour femme une fille d’Achab, et il fit ce qui est mal aux yeux de Yahweh.

Mais Yahweh ne voulut pas détruire Juda, à cause de David, son serviteur, selon la promesse qu’il lui avait faite de lui donner toujours une lampe parmi ses fils.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Rois, 7, 16. ― Qu’il lui donnerait, etc. Voir 3 Rois, 11, 36 ; 15, 4.

De son temps Édom s’affranchit de la domination de Juda et se donna un roi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 21, 8.

Joram passa à Séïra avec tous les chars ; s’étant levé de nuit, il battit les Édomites qui l’entouraient et les chefs des chars, et le peuple s’enfuit dans ses tentes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Séira, inconnu.

Édom s’affranchit de la domination de Juda, jusqu’à ce jour. Lobna s’affranchit aussi dans le même temps.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant jusqu’à ce jour, il faut suppléer : et il n’y a pas été. C’est un genre d’ellipse très usité en hébreu. ― Lobna, Lebna. Voir Josué, 10, 29.

Le reste des actes de Joram, et tout ce qu’il a fait, cela n’est-il pas écrit dans le livre des Chroniques de Juda ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le Livre, etc. Voir 3 Rois, 11, 41.

Joram se coucha avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David ; et Ochozias, son fils, régna à sa place.

La douzième année de Joram, fils d’Achab, roi d’Israël, régna Ochozias, fils de Joram, roi de Juda.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 22, 1.

Ochozias avait vingt-deux ans lorsqu’il devint roi, et il régna un an à Jérusalem. Sa mère s’appelait Athalie, fille d’Amri, roi d’Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fille d’Amri ; c’est-à-dire petite-fille ; le terme hébreu usité signifie l’un et l’autre. Elle était fille d’Achab, fils d’Amri.

Il marcha dans la voie de la maison d’Achab, et il fit ce qui est mal aux yeux de Yahweh, comme la maison d’Achab, car il était gendre de la maison d’Achab.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car il fut gendre, etc. ; c’est-à-dire qu’il avait épousé une femme de la famille d’Achab.

Il alla avec Joram, fils d’Achab, combattre Hazaël, roi de Syrie, à Ramoth-en-Galaad. Les Syriens blessèrent Joram ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Ramoth-Galaad. Voir Deutéronome, 4, 43.

le roi Joram s’en retourna pour se faire guérir à Jezrahel des blessures que les Syriens lui avaient faites à Ramoth, lorsqu’il se battait contre Hazaël, roi de Syrie. Ochozias, fils de Joram, roi de Juda, descendit pour voir Joram, fils d’Achab, à Jezrahel, parce qu’il était malade.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jezrahel. Voir 3 Rois, 21, 1.