Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Apocalypse 8 Apocalypse 9 sur 22 chapitres Apocalypse 10 →

Apocalypse 9

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Et le cinquième ange sonna de la trompette ; et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, et on lui donna la clef du puits de l’abîme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une étoile ; c’est-à-dire un grand hérétique. ― Lui fut donnée ; c’est-à-dire fut donnée à l’étoile qui s’en servit pour ouvrir le puits de l’abîme, et non à l’ange. C’est le sens indiqué par la construction même de la phrase. Ajoutons que les quatre anges précédents ne paraissent que pour sonner de la trompette, et qu’ils laissaient agir les fléaux, quand ceux-ci sont appelés. ― « Au son de la cinquième trompette, saint Jean voit d’abord un être sublime et brillant, qui a été précipité du ciel, ouvrir l’abîme, demeure des démons et des exécuteurs de la justice divine. La fumée qui s’en échappe donne l’idée d’une éruption volcanique, et rappelle celle du Vésuve qui avait effrayé le monde dix-huit ans auparavant. Immédiatement après, apparaît une multitude innombrable de sauterelles, semblables à des escadrons de cavaleries armés en guerre, lesquelles répandent partout la désolation, sans nuire pourtant à la société de ceux qui portent sur le front le signe du Dieu vivant. Cette peinture rappelle celle de Joël, chapitres 1 et 2, et doit avoir une signification analogue. » (L. BACUEZ.).

Elle ouvrit le puits de l’abîme, et il s’éleva du puits une fumée comme celle d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcie par la fumée du puits.

De cette fumée s’échappèrent sur la terre des sauterelles ; et il leur fût donné un pouvoir semblable à celui que possèdent les scorpions de la terre ;

et on leur ordonna de ne point nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front.

Il leur fût donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et le tourment qu’elles causent est semblable à celui d’un homme piqué par le scorpion.

En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas ; ils souhaiteront la mort, et la mort fuira loin d’eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 2, 19 ; Osée, 10, 8 ; Luc, 23, 30.

Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat ; elles avaient sur la tête comme des couronnes d’or ; leurs visages étaient comme des visages d’hommes,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Sagesse, 16, 9.

leurs cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents comme des dents de lions.

Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat.

Elles ont des queues semblables à des scorpions, et des aiguillons, et c’est dans leurs queues qu’est le pouvoir de faire du mal aux hommes durant cinq mois.

Elles ont à leur tête, comme roi, l’ange de l’abîme qui se nomme en hébreu Abaddon, en grec Apollyon.

Le premier « malheur » est passé ; voici qu’il en vient encore deux autres dans la suite.

Et le sixième ange sonna de la trompette ; et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

« Aux quatre coins de l’autel étaient placées quatre cornes, emblèmes de la puissance de la prière et du sacrifice (voir Exode, 30, 3). L’autel d’où part la voix est celui-là même où les prières des saints montaient devant Dieu (voir Apocalypse, 8, verset 3 et suivants) : elles ont été exaucées et ont obtenu de Dieu la plaie qui va être décrite. » (CRAMPON)

elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve de l’Euphrate. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les quatre anges, « probablement de bons anges, quoiqu’ils soient présentés comme liés ; ce qui lie les anges, dit Bossuet, ce sont les ordres suprêmes de Dieu. ― L’Euphrate est mis ici par figure : c’est de là que, dans l’Ancien Testament (voir Isaïe, 7, 20 ; 8, 7 ; Jérémie, 46, 10) partaient les armées ennemies pour ravager les Juifs infidèles. » (CRAMPON) ― Le grand fleuve d’Euphrate a sa source en Arménie, arrose la Syrie, la Mésopotamie et la Babylonie et après s’être mêlé au Tigre, se jette dans le golfe Persique.

Alors furent déliés les quatre anges, qui se tenaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, afin de tuer la troisième partie des hommes.

Et le nombre des troupes de cavalerie avait deux myriades de myriades ; j’en entendis le nombre.

Et voici comment les chevaux me parurent dans la vision, ainsi que ceux qui les montaient : ils avaient des cuirasses couleur de feu, d’hyacinthe et de soufre ; les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, et leur bouche jetait du feu, de la fumée et du soufre.

La troisième partie des hommes fût tuée par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée et par le soufre qui sortaient de leur bouche.

Car le pouvoir de ces chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues : car leurs queues, semblables à des serpents, ont des têtes, et c’est avec elles qu’ils blessent.

Les autres hommes, qui ne furent pas tués par ces fléaux, ne se repentirent pas non plus des œuvres de leurs mains, pour ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ;

et ils ne se repentirent ni de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité, ni de leurs vols.