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Apocalypse 16
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Et j’entendis une grande voix qui sortait du sanctuaire, et qui disait aux sept anges : « Allez et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. »
Et le premier partit et répandit sa coupe sur la terre ; et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et ceux qui adoraient son image.
Puis le second répandit sa coupe dans la mer ; et elle devint comme le sang d’un mort, et tout être vivant qui était dans la mer mourut.
Puis le troisième répandit sa coupe dans les fleuves et les sources d’eau ; et les eaux devinrent du sang.
Et j’entendis l’ange des eaux qui disait : « Vous êtes juste, vous qui êtes et qui étiez, vous le Saint, d’avoir exercé ce jugement.
Car ils ont versé le sang des justes et des prophètes, et vous leur avez donné du sang à boire : ils en sont dignes ! »
Et j’entendis l’autel qui disait : « Oui, Seigneur, Dieu tout-puissant, vos jugements sont vrais et justes. »
Puis le quatrième répandit sa coupe sur le soleil, et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu ;
et les hommes furent brûlés d’une chaleur extrême, et ils blasphémèrent le nom de Dieu qui est le maître de ces plaies, et ils ne se repentirent point pour lui rendre gloire.
Puis le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête, et son royaume fut plongé dans les ténèbres ; les hommes se mordaient la langue de douleur,
et ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent point de leurs œuvres.
Puis le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve de l’Euphrate, et les eaux en furent desséchées, afin de livrer passage aux rois venant de l’Orient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’Euphrate. Voir Apocalypse, 9, 14.
Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles.
Car ce sont des esprits de démons qui font des prodiges, et ils vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant.
Voici que je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements, pour ne pas aller nu et ne pas laisser voir sa honte !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 24, 43 ; Luc, 12, 39 ; Apocalypse, 3, 3. ― Saint Jean fait allusion aux voleurs qui enlevaient les vêtements des baigneurs.
Et ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Armaguédon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est le dragon qui, par le ministère des esprits impurs, rassemblera les rois. ― Armagédon ; c’est-à-dire montagne de rassemblement, ou montagne de Mageddo, ville située au pied du mont Carmel, célèbre par deux sanglants combats (voir Juges, 1, 27 ; 5, 19 ; 2 Rois, 9, 27 ; 23, 29). Mais ce mot a tant de variantes, qu’il est impossible d’en connaître la vraie leçon, et par conséquent la véritable signification.
Puis le septième répandit sa coupe dans l’air ; et il sortit du sanctuaire une grande voix venant du trône, qui disait : « C’en est fait ! »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est fait. Tout ce que Dieu avait résolu par rapport à la chute des persécuteurs de son Eglise est accompli. Comparer à Apocalypse, 21, 6.
Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement, tel que jamais, depuis que l’homme est sur la terre, il n’y eut tremblement de terre aussi grand.
La grande cité fut divisée en trois parties, et les villes des nations s’écroulèrent, et Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui faire boire la coupe du vin de son ardente colère.
Toutes les îles s’enfuirent, et l’on ne retrouva plus de montagnes.
Et des grêlons énormes, pouvant peser un talent, tombèrent du ciel sur les hommes ; et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Grosse comme un talent ; pour dire d’une grosseur extraordinaire, prodigieuse ; le talent étant le poids le plus fort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par l’ardeur du feu ; littéralement : Par l’ardeur et par le feu ; figure grammaticale en usage chez les Grecs aussi bien que chez les Hébreux.