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Hébreux 6

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

C’est pourquoi, laissant de côté l’enseignement élémentaire sur le Christ, élevons-nous à l’enseignement parfait, sans poser de nouveau les principes fondamentaux du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Dieu,

de la doctrine des ablutions, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel.

C’est ce que nous allons faire, si Dieu le permet.

Car il est impossible, pour ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 45 ; Hébreux, 10, 26 ; 2 Pierre, 2, 20. ― Illuminés ; c’est-à-dire baptisés. Le baptême s’appelait autrefois l’illumination.

qui ont goûté la douceur de la parole de Dieu et les merveilles du monde à venir,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La bonne parole, l’Evangile avec ses promesses et ses consolations (comparer à Zacharie, 1, 13). ― Les vertus, qu’ils ont vues ou opérées eux-mêmes par les dons extraordinaires du Saint-Esprit, du siècle à venir, du temps du Messie, qui embrasse le présent et l’avenir (voir Hébreux, 2, 5).

et qui pourtant sont tombés, de les renouveler une seconde fois en les amenant à la pénitence, eux qui pour leur part crucifient de nouveau le Fils de Dieu et le livrent à l’ignominie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’être renouvelés par la pénitence ; de recevoir la rémission de leurs péchés par voie de rénovation ou de régénération, telle qu’ils l’ont reçue par le baptême.

Lorsqu’une terre, abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, produit une herbe utile à ceux pour qui on la cultive, elle a part à la bénédiction de Dieu ;

mais si elle ne produit que des épines et des chardons, elle est jugée de mauvaise qualité, près d’être maudite, et l’on finit par y mettre le feu.

Cependant, bien-aimés, quoique nous parlions ainsi, nous avons de vous une opinion meilleure et plus favorable à votre salut.

Car Dieu n’est pas injuste pour oublier vos œuvres et la charité que vous avez montrée pour son nom, vous qui avez rendu service aux saints et leur en rendez encore.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.

Nous désirons que chacun de vous déploie le même zèle jusqu’à la fin, afin que vos espérances soient accomplies,

en sorte que vous ne vous relâchiez point, mais que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, entrent dans l’héritage promis.

Dans la promesse qu’il fit à Abraham, Dieu ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même,

et dit : « Oui, je te bénirai et je te multiplierai. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 22, 17. ― Je te ; littéralement, si je ne te. Voir Hébreux, 3, 11. ― Je te comblerai, etc. ; littéralement : Te bénissant, je te bénirai ; te multipliant, je te multiplierai. Nous avons déjà fait observer que dans la Bible, comme dans les auteurs profanes, ce genre de répétition a pour but de donner de la force et de l’énergie à l’expression.

Et ce fut ainsi que ce patriarche, ayant patiemment attendu entra en possession de la promesse.

En effet, les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment, servant de garantie, termine tous leurs différends.

C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse, l’immuable stabilité de son dessein, fit intervenir le serment,

afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu nous trompe, nous soyons, nous qui avons cherché en lui un refuge, puissamment encouragés à tenir ferme l’espérance qui nous est proposée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ces deux choses ; la promesse et le serment.

Nous la gardons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, cette espérance qui pénètre jusqu’au delà du voile,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et qui pénètre, etc. Notre espérance dans les promesses de Dieu pénètre au-delà du voile tendu dans le temple devant le Saint des Saints, c’est-à-dire jusqu’au ciel, représenté par le Saint des Saints.

dans le sanctuaire où Jésus est entré pour nous comme précurseur, en qualité de « grand prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédech. »