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Hébreux 12
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Donc, nous aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout ce qui nous appesantit et le péché qui nous enveloppe, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,
les yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi, lui qui, au lieu de la joie qu’il avait devant lui, méprisant l’ignominie, a souffert la croix, et « s’est assis à la droite du trône de Dieu ».
Considérez celui qui a supporté contre sa personne une si grande contradiction de la part des pécheurs, afin de ne pas vous laisser abattre par le découragement.
Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le péché, personnifié et présenté sous la figure d’un adversaire, d’un lutteur, dont il faut repousser les coups.
Et vous avez oublié l’exhortation de Dieu qui vous dit comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds point courage lorsqu’il te reprend ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 3, 11 ; Apocalypse, 3, 19. ― La consolation qui vous parle ; c’est-à-dire ces paroles consolantes, qui vous sont adressées dans l’Ecriture.
car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tout fils qu’il reconnaît pour sien. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tout fils qu’il reçoit au nombre de ses fils.
C’est pour votre instruction que vous êtes éprouvés : Dieu vous traite comme des fils ; car quel est le fils que son père ne châtie pas ?
Si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non de vrais fils.
D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés et que nous les avons respectés, combien plus nous devons nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les pères de notre chair ; de notre corps.
Quant à ceux-là, c’était pour peu de temps qu’ils nous châtiaient au gré de leur volonté ; mais Dieu le fait autant qu’il est utile pour nous rendre capables de participer à sa sainteté.
Toute correction, il est vrai, paraît sur l’heure un sujet de tristesse, et non de joie ; mais elle produit plus tard, pour ceux qui ont été ainsi exercés, un fruit de paix et de justice.
« Relevez donc vos mains languissantes et vos genoux défaillants ;
dirigez vos pas dans la voie droite », afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.
Recherchez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 12, 18.
Veillez à ce que personne ne manque à la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, venant à pousser des rejetons, ne cause du trouble, et que la masse n’en soit infectée.
Qu’il n’y ait parmi vous ni impudique, ni profanateur comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit d’aînesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 25, 35. ― Pour un seul mets, un plat de lentilles.
Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut repoussé, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car il ne put amener son père à changer de sentiments.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 27, 38. ― Il ne trouva pas lieu au repentir de son père ; ou plus littéralement : Il ne trouva pas lieu à pénitence auprès de Dieu ; sa pénitence, quoique accompagnée de larmes, ne fut pas reçue de Dieu, parce qu’elle manquait d’autres conditions nécessaires. C’est le sens donné à ce passage par saint Jean Chrysostome, par plusieurs auteurs anciens, et par des interprètes modernes.
Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne que la main puisse toucher, ni d’un feu ardent, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 19, 12 ; 20, 21.
ni de l’éclat de la trompette, ni d’une voix si retentissante, que ceux qui l’entendirent supplièrent qu’on ne leur parlât pas davantage ;
car ils ne pouvaient supporter cette défense : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 19, 13. ― Ce verset et le suivant forment une parenthèse.
Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : « Je suis terrifié et tout tremblant ! » —
Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, l’Eglise.
de l’assemblée des premiers nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Parfaits ; à qui rien ne manque plus, puisqu’ils sont arrivés au ciel où est la perfection de la sainteté et de la gloire.
de Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle plus éloquemment que celui d’Abel.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’une aspersion de sang, etc. ; ou selon d’autres, d’après la leçon du Grec, qui paraît la plus autorisée : D’un sang d’aspersion, lequel parle mieux que celui d’Abel.
Prenez garde de résister à celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé au châtiment, qui ont refusé d’écouter celui qui publiait ses oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous le repoussons, quand il nous parle du haut des cieux :
lui, dont la voix ébranla alors la terre, mais qui maintenant a fait cette promesse : « Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Aggée, 2, 7.
Ces mots : « Une fois encore », indiquent le changement des choses qui vont être ébranlées comme ayant eu leur accomplissement, afin que celles qui ne doivent pas être ébranlées subsistent à jamais.
Ainsi, puisque nous rentrons en possession d’un royaume qui ne sera point ébranlé, retenons fermement la grâce ; par elle rendons à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte.
Car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 4, 24.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 6, 4 ; Ephésiens, 4, 22 ; Colossiens, 3, 8 ; 1 Pierre, 2, 1 ; 4, 2.