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← Tite 3 Philémon 1 sur 1 chapitre Hébreux 1 →

Philémon 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Paul, prisonnier du Christ Jésus et Timothée, notre frère

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Philémon était le maître d’un esclave nommé Onésime, lequel, s’étant enfui de sa maison, se réfugia près de saint Paul. L’Apôtre le convertit, le réconcilia avec Philémon, et en un fit un apôtre.

à Philémon notre très cher ami et collaborateur, à Appia, notre sœur, à Archippe, notre compagnon d’armes, et à l’Église qui est dans ta maison :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Appia était très probablement, comme l’a supposé saint Jean Chrysostome, la femme de Philémon. ― Archippe devait être leur fils. ― A l’Eglise qui est dans ta maison. La maison de Philémon servait d’église ou de lieu de réunion pour les fidèles.

à vous grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !

Me souvenant sans cesse de toi dans mes prières je rends grâces à mon Dieu ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Faisant sans cesse mémoire de toi. Voir, pour le vrai sens de cette expression, Romains, 1, 9.

car j’apprends quelles sont ta charité et ta foi à l’égard du Seigneur Jésus et envers tous les saints :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour tous les saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.

Puisse la générosité inspirée par ta foi devenir efficace et se faire connaître par tout le bien accompli parmi nous en vue du Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ta participation à la foi. Comparer à Philippiens, 1, 5. D’autres traduisent : La libéralité qui naît de ta foi, qui est un effet de ta foi ; sens dont la Vulgate, en effet, est susceptible aussi bien que le texte grec. Ce verset difficile est diversement expliqué.

En effet, ta charité m’a comblé de joie et de consolation, parce que les cœurs des saints ont été ranimés par toi, frère.

Voilà pourquoi, bien que j’ai dans le Christ toute liberté de te prescrire ce qu’il convient de faire,

j’aime mieux, au nom de cette charité, t’en supplier. Tel que je suis, moi, Paul, vieux, et de plus actuellement prisonnier pour Jésus-Christ,

je te supplie donc pour mon fils, que j’ai engendré dans les fers, pour Onésime,

qui autrefois ne t’a guère été utile, mais qui maintenant l’est vraiment, et à toi et à moi.

Je te le renvoie, lui, mon propre cœur.

Je l’aurais volontiers retenu près de moi, afin qu’il me servit à ta place dans les chaînes que je porte pour l’Évangile.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les liens de l’Evangile ; c’est-à-dire les liens dont je suis chargé pour l’Evangile.

Mais je n’ai voulu rien faire sans ton assentiment, pour que ton bienfait ne paraisse pas forcé, mais qu’il vienne de ton plein gré.

Peut-être aussi Onésime n’a-t-il été séparé de toi pour un temps, qu’afin que tu le recouvres à jamais,

non plus comme un esclave, mais bien mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé, tout particulièrement aimé de moi, et combien plus de toi, aussi bien selon la chair que selon le Seigneur ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Selon la chair, sous le rapport social, étant ton esclave ; selon le Seigneur, en sa qualité de chrétien.

Si donc tu me tiens pour étroitement uni à toi, accueille-le comme moi-même.

Et s’il t’a fait tort, s’il te doit quelque chose, passe-le à mon compte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Rien que par sa fuite, Onésime avait causé un grave préjudice à son maître ; peut-être avait-il aussi commis quelque vol.

C’est moi Paul, qui écris ceci de ma propre main ; moi je te le rendrai, pour ne pas te dire que tu es mon débiteur, et même de ta propre personne.

Oui, frère, que j’obtienne de toi cette satisfaction dans le Seigneur ; réjouis mes entrailles dans le Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Oui, mon frère. D’après l’édition autorisée de la Vulgate, ces mots se rattachent aux précédents, et confirment ce que l’Apôtre vient de dire.

Je t’écris ceci plein de confiance en ta docilité, sachant que tu feras même au delà de ce que je demande.

En même temps, prépare aussi pour moi l’hospitalité ; car j’espère vous être rendu, grâce à vos prières.

Épaphras, mon compagnon de captivité en Jésus-Christ, te salue,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Epaphras. Voir Colossiens, 1, 7.

ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes collaborateurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Marc, voir Actes des Apôtres, 12, 12. ― Aristarque. Voir Actes des Apôtres, 19, 29. ― Démas. Voir Colossiens, 4, 14. ― Luc l’évangéliste.

Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, soit avec votre esprit ! Amen !