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Romains 16
JE vous recommande notre sœur Phébé, diaconesse de l’Église qui est au port de Cenchrée ;
afin que vous la receviez au nom du Seigneur, comme on doit recevoir les saints, et que vous l’assistiez dans toutes les choses où elle pourrait avoir besoin de vous : car elle en a assisté elle-même plusieurs, et moi en particulier.
Saluez de ma part Prisque et Aquilas, qui ont travaillé avec moi pour le service de Jésus-Christ ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 18, vv. 2, 26. ― Prisque ou Priscille, qui n’est que le diminutif de Prisque et Aquila. Voir Actes des Apôtres, 18, 2. On voit par ce passage qu’Aquila et Priscille étaient retournés à Rome.
qui ont exposé leur tête pour me sauver la vie, et a qui je ne suis pas le seul qui soit obligé, mais encore toutes les Églises des gentils.
Saluez aussi de ma part l’Église qui est dans leur maison. Saluez mon cher Épénète, qui a été les prémices de l’Asie par la foi en Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Epénète, le premier converti de la province proconsulaire d’Asie. D’après la tradition, il devint le premier évêque de Carthage.
Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Marie, chrétienne probablement d’origine juive.
Saluez Andronique et Junie, mes parents, qui ont été compagnons de mes liens, qui sont considérables entre les apôtres, et qui ont embrassé la foi de Jésus-Christ avant moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Andronique et Junie, de la même tribu que saint Paul, peut-être même ses cousins. Junie, d’après un certain nombre de critiques, est une abréviation de Junilius ou Juninianus et par conséquent un nom d’homme. On ignore en quelles circonstances Andronique et Junie avaient été prisonniers avec saint Paul.
Saluez Amplias, que j’aime particulièrement en notre Seigneur.
Saluez Urbain, qui a travaillé avec nous pour le service de Jésus-Christ ; et mon cher Stachys.
Commentaire (versets 8 à 9) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 8 à 9 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ampliat, Urbain, Stachys sont inconnus. La tradition fait de Stachys un des soixante-douze disciples.
Saluez Apelle, qui est un fidèle serviteur de Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Apelle, d’après la tradition, devint évêque de Smyrne ou d’Héraclée.
Saluez ceux qui sont de la famille d’Aristobule. Saluez Hérodion, mon cousin. Saluez ceux de la maison de Narcisse, qui sont nos frères dans le Seigneur.
Saluez Tryphène et Tryphose, lesquelles travaillent pour le service du Seigneur. Saluez notre chère Perside, qui a aussi beaucoup travaillé pour le service du Seigneur.
Commentaire (versets 11 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 11 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Aristobule, Hérodion, Narcisse, Triphæne, Triphose, Perside, inconnus.
Saluez Rufus, qui est un élu du Seigneur ; et sa mère, que je regarde comme la mienne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui est aussi la mienne ; que je regarde comme la mienne, à cause du respect que j’ai pour elle, et de l’amour qu’elle a pour moi. ― Rufus, probablement un des fils de Simon le Cyrénéen. Voir Marc, 15, 21.
Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobe, Hermès, et nos frères qui sont avec eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Asyncrite, Phlégion, Patrobe, Hermès, inconnus. ― Hermas, d’après quelques-uns, serait l’auteur de l’écrit célèbre intitulé le Pasteur, mais on croit généralement le Pasteur moins ancien.
Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympiade, et tous les saints qui sont avec eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Philologue et Julie. D’après la tradition, Julie était la femme de Philologue, d’après les autres, c’est un nom d’homme (Julias). ― Nérée, Olympiade, inconnus.
Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les Églises de Jésus-Christ vous saluent.
Mais je vous exhorte, mes frères, de prendre garde à ceux qui causent parmi vous des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et d’éviter leur compagnie.
Car ces sortes de gens ne servent point Jésus-Christ notre Seigneur, mais sont esclaves de leur sensualité ; et par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les âmes simples.
L’obéissance que vous avez rendue à la foi, est venue à la connaissance de tout le monde, et je m’en réjouis pour vous ; mais je désire que vous soyez sages dans le bien, et simples dans le mal.
Que le Dieu de paix brise bientôt Satan sous vos pieds ! Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
Timothée, qui est le compagnon de mes travaux, vous salue ; comme aussi Lucius, Jason et Sosipatre, qui sont mes parents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 16, 1. ― Timothée. Voir l’Introduction aux Epîtres à Timothée. ― Lucius est peut-être Lucius de Cyrène, l’un des docteurs de l’Eglise d’Antioche. Voir Actes des Apôtres, 13, 1. ― Jason. Voir Actes des Apôtres, 17, 5. ― Sosipatre. Voir Actes des Apôtres, 17, 10 et 20, 4.
Je vous salue au nom du Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tertius était probablement un chrétien de Corinthe qui servit de secrétaire à saint Paul, en écrivant sous sa dictée.
Caïus, qui est mon hôte, et toute l’Église, vous saluent. Éraste, trésorier de la ville, vous salue, et notre frère Quartus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Caïus était un chrétien de Corinthe, le seul, avec Crispus que saint Paul eût baptisé dans cette ville (voir 1 Corinthiens, 1, 14). ― Eraste. Ce nom se lit aussi à Actes des Apôtres, 19, 22 et 2 Timothée, 4, 20, mais nous ignorons s’il désigne la même personne. ― Quartus, autre chrétien de Corinthe, portant un nom romain, comme Tertius.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen !
À celui qui est tout-puissant pour vous affermir dans la foi de l’Évangile et de la doctrine de Jésus-Christ, que je prêche suivant la révélation du mystère qui, étant demeuré caché dans tous les siècles passés,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mon Evangile, etc. ; c’est-à-dire l’Evangile que j’annonce, et la doctrine de Jésus-Christ.
a été découvert maintenant par les oracles des prophètes, selon l’ordre du Dieu éternel, pour amener les hommes à l’obéissance de la foi, et est venu à la connaissance de toutes les nations ;
à Dieu, dis-je, qui est le seul sage, honneur et gloire par Jésus-Christ dans les siècles des siècles ! Amen !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A lui, littéralement : A qui ; mais le pronom relatif a évidemment ici, comme en plusieurs autres endroits de l’Ecriture, le sens du pronom personnel.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Phœbé, dont le nom signifie la brillante, la lune, était diaconesse. ― Cenchrée, un des ports de Corinthe, du côté de l’Asie, sur le golfe Saronique. Plusieurs ont pensé que Phœbé, qui allait certainement à Rome d’après ce passage, fut chargée par saint Paul de porter son Epître aux chrétiens de cette ville.