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Zacharie 13

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

En ce jour-là, il y aura une source ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem pour laver le péché et la souillure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une fontaine ; probablement la même que celle dont il est parlé dans Ezéchiel, 47, verset 1 et suivants ; Joël, 3, 18. Dans le sens littéral, c’était l’eau que l’on conduisait au temple par des aqueducs après la captivité, et qui servait aux ablutions et aux purifications légales ; mais, dans le sens figuré, elle marque l’eau du baptême et la piscine de la pénitence.

Et il arrivera en ce jour-là, – oracle de Yahweh des armées : J’abolirai du pays les noms des idoles, et on n’en fera plus mention ; et j’ôterai aussi du pays les prophètes et l’esprit d’impureté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 30, 13.

Et si quelqu’un prophétise encore, son père et sa mère, qui l’ont engendré, lui diront : « Tu ne vivras pas, car tu as dit des mensonges, au nom de Yahweh ! « Et son père et sa mère, qui l’ont engendré, le transperceront pendant qu’il prophétisera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le perceront. Comparer au verset 6. Voir Deutéronome, 13, vv. 6, 10 ; 18, 20, où est exposé le châtiment que la loi infligeait aux faux prophètes.

Et il arrivera en ce jour-là : Les prophètes auront honte, chacun de sa vision quand il prophétisera, et ils ne revêtiront plus le manteau de poil, en vue de mentir.

Tel dira : « Je ne suis pas prophète, moi ; moi, je suis un homme qui cultive la terre, car un homme m’a acheté dès ma jeunesse. »

Et on lui dira : « Qu’est-ce que ces blessures à tes mains ? » et il répondra : « J’ai reçu ces coups dans la maison de mes amis. »

Commentaire (versets 4 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 4 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Lorsqu’un faux prophète verra sa fourberie découverte, il prétendra qu’il n’est pas prophète, mais simple agriculteur, et que les plaies de ses mains lui ont été faites par ses parents en punition de ses fautes. Comparer au verset 3. L’Eglise, dans son office, applique les paroles du 6e verset aux plaies adorables du Sauveur.

Epée, réveille-toi contre mon pasteur, contre l’homme qui est mon compagnon, – oracle de Yahweh des armées ! Frappe le pasteur, et que le troupeau soit dispersé. Et je ramènerai ma main sur les petit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Frappe le pasteur. Jésus-Christ s’est appliqué à lui-même cette prophétie (voir Matthieu, 26, 31 ; Marc, 14, 27). ― Au lieu de frappe (percute), qu’on lit dans l’hébreu comme dans la Vulgate, l’Evangile porte, je frapperai (percutiam).

Et dans tout le pays, – oracle de Yahweh, – les deux tiers seront exterminés, périront, et l’autre tiers y sera laissé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Deux parties : les interprètes comprennent ici : les Juifs et les gentils. ― La troisième partie : les Chrétiens ; mais peut-être est-il mieux de comprendre, pour la troisième partie, celles des Juifs qui se convertira et qui, terriblement éprouvée, sera reconnue comme le vrai peuple de Dieu.

Je ferai entrer ce tiers dans le feu et je l’épurerai comme on épure l’argent, je l’éprouverai comme on éprouve l’or. Lui, il invoquera mon nom, et moi je l’exaucerai. Je dirai : « C’est mon peuple ! » Et il dira : « Yahweh est mon Dieu ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je la chaufferai ; littéralement, je les (eos) ; ce pronom masculin pluriel, qui se lit aussi dans l’hébreu, est mis comme représentant le nom collectif partie, lequel représente lui-même le pluriel masculin hommes. ― Elle ; littéralement, lui-même (ipse) ; ce pronom masculin qui se trouve également dans l’hébreu, se rapporte grammaticalement, en vertu d’un pur hébraïsme, non point à partie (partem) qui précède, mais à peuple (populus) qui suit immédiatement.