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Michée 7
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Hélas ! je suis comme après la récolte des fruits d’été, comme après le grappillage de la vendange : pas une grappe a manger ! pas une des premières figues que mon âme désire !
L’homme pieux a disparu de la terre, et il n’y a plus un juste parmi les hommes. Tous ils se mettent en embuscade pour répandre le sang ; chacun fait la chasse à son frère et lui tend le filet.
Le mal, il y a des mains pour le bien faire ; le prince exige, le juge fait son prix, et le grand manifeste son avidité ; c’est ainsi qu’ils ourdissent ensemble leur trame.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mal de leurs mains ; le mal qu’ils font. ― Le prince demande, exige des choses injustes. ― Le juge est pour la rétribution (judex in reddendo est), se fait rétribuer, exige des présents de ses clients. Comparer à Michée, 3, 1. Pour cette interprétation qui paraît la plus simple et la plus conforme au texte hébreu, il faut supposer que reddendo a ici le sens passif. Or ce n’est pas le seul cas où le gérondif en latin se trouve employé dans ce sens. ― La terre ; le pays. Le pronom féminin eam se rapporte à terre (terra) du verset précédent.
Le meilleur d’entre eux est pareil à l’épine ; le plus droit, pire qu’une haie de ronces. – Le jour annoncé par tes sentinelles, le jour de ton châtiment est venu ; maintenant ils vont être dans la confusion ! –
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ta visite ; c’est-à-dire, ta punition, ton châtiment. ― Leurs désolation ; la désolation du prince et du juge, mentionnés au verset précédent.
Ne croyez pas à un ami, ne vous fiez pas à un intime ; devant celle qui repose sur ton sein, garde les paroles de ta bouche !
Car le fils traite son père de fou ; la fille s’insurge contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; chacun a pour ennemis les gens de sa maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 10, 35-36.
Et moi je regarderai vers Yahweh, j’espérerai dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera.
Ne te réjouis pas à mon sujet, ô mon ennemie ; car, si je suis tombée, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, Yahweh est ma lumière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne te réjouis pas, etc. ; c’est Samarie qui parle à Babylone.
Je porterai la colère de Yahweh, puisque j’ai péché contre lui, jusqu’à ce qu’il prenne en main ma cause, et qu’il établisse mon droit ; il me fera sortir à la lumière, je contemplerai sa justice.
Que mon ennemie le voie, et que la honte la recouvre, elle qui me disait : « Où est Yahweh, ton Dieu ? » Mes yeux la contempleront ; maintenant elle sera foulée aux pieds, comme la boue des rues.
Le jour vient où tes murs seront rebâtis ; ce jour-là le décret sera retiré.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
S’éloignera, etc. ; tu seras affranchie de la loi du vainqueur.
Ce jour-là, on viendra jusqu’à toi, de l’Assyrie et des villes d’Égypte, de l’Égypte jusqu’au fleuve, d’une mer à l’autre et d’une montagne à l’autre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’une mer, etc. Ces deux mers sont probablement la Méditerranée à l’occident et la mer Morte à l’orient. ― De la montagne, etc., c’est-à-dire, depuis les montagnes de l’Arabie Pétrée jusqu’à celles du Liban au septentrion. ― Au lieu de cités fortifiées, l’hébreu porte : cités d’Egypte. ― Jusqu’au fleuve de l’Euphrate.
Le pays deviendra un désert, à cause de ses habitants : c’est là le fruit de leurs actions.
Pais ton peuple avec ta houlette, le troupeau de ton héritage, qui habite solitaire dans la forêt, au milieu du Carmel ; qu’elles paissent en Basan et en Galaad, comme aux jours anciens !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le troupeau, etc. ; ce sont les Israélites revenus de la captivité. Affranchis de la captivité de leurs ennemis, capables de se soutenir seuls et sans le secours d’autrui, ils paissent en liberté et sans crainte au milieu de leur pays, et dans la fertilité du Carmel. ― Basan. Voir Nombres, 21, 33. ― Galaad. Voir Nombres, 32, 1.
Comme au jour où tu sortis du pays d’Égypte, je lui ferai voir des prodiges.
Les nations le verront, et seront confuses de toute leur puissance ; elles mettront la main sur la bouche ; leurs oreilles seront assourdies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Elles mettront la main sur leur bouche pour marquer que l’étonnement et l’admiration les rendent muettes.
Elles lécheront la poussière comme le serpent ; comme les reptiles de la terre, elles sortiront avec effroi de leurs retraites ; elles viendront en tremblant vers Yahweh, notre Dieu, et elles vous craindront.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lécher la poussière, c’est ramper.
Quel Dieu est semblable à vous, qui ôtez l’iniquité, et qui pardonnez la transgression au reste de votre héritage ? Il ne fait pas à toujours prévaloir sa colère, car il prend plaisir, lui, à faire grâce.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 10, 6 ; Actes des Apôtres, 10, 43.
Il aura encore pitié de nous, il foulera encore aux pieds nos iniquités ! Vous jetterez au fond de la mer tous leurs péchés ;
vous ferez voir à Jacob votre fidélité, à Abraham la miséricorde, que vous avez jurée à nos pères, dès les jours anciens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Figues précoces, les premières figues, qui sont excellentes.