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Nombres 21
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Le Chananéen, roi d’Arad, qui habitait le Négeb, apprit qu’Israël venait par le chemin d’Atharim. Il livra bataille à Israël et lui fit des prisonniers.
Alors Israël fit un vœu à Yahweh, en disant : « Si vous livrez ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes à l’anathème. »
Yahweh entendit la voix d’Israël et livra les Chananéens ; on les dévoua à l’anathème, eux et leurs villes, et on nomma ce lieu Horma.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Horma. Voir Juges, 1, 17.
Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour tourner le pays d’Édom. Le peuple perdit patience dans ce chemin,
et il parla contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait monter d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? Il n’y a point de pain, il n’y a point d’eau, et notre âme a pris en dégoût cette misérable nourriture. »
Alors Yahweh envoya contre le peuple les serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Judith, 8, 25 ; Sagesse, 16, 5 ; 1 Corinthiens, 10, 9.
Le peuple vint à Moïse et dit : « Nous avons péché, car nous avons parlé contre Yahweh et contre toi. Prie Yahweh, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. » Moïse pria pour le peuple.
Et Yahweh dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant et place-le sur un poteau ; quiconque aura été mordu et le regardera, conservera la vie. »
Moïse fit un serpent d’airain et le plaça sur un poteau, et, si quelqu’un était mordu par un serpent, il regardait le serpent d’airain, et il vivait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 3, 14. ― Voir sur ce serpent d’airain, Sagesse, 16, 7 et Jean, 3, 14-15.
Les enfants d’Israël partirent, et ils campèrent à Oboth.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Oboth, à l’entrée de l’ouadi Ithur actuel.
Ils partirent d’Oboth, et ils campèrent à Jeabarim, dans le désert qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jéabarim, à l’est du pays de Moab et probablement au nord de l’ouadi el-Ahsa.
Ils partirent de là, et campèrent dans la vallée de Zared.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au torrent de Zared, peut-être l’ouadi Kerak actuel.
Ils partirent de là, et campèrent au-delà de l’Arnon, qui coule dans le désert, en sortant du territoire des Amorrhéens ; car l’Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et les Amorrhéens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Juges, 11, 18. ― Arnon, aujourd’hui ouadi el-Modjib, prend sa source dans les montagnes orientales de Moab et se jette dans la mer Morte, après un cours de 75 kilomètres, dans un lit très escarpé.
C’est pourquoi il est dit dans le livre des Guerres de Yahweh : « Yahweh a pris Vaheb, dans sa course impétueuse, et les torrents de l’Arnon,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le livre des guerres du Seigneur est aujourd’hui perdu.
et la pente des torrents qui s’étend vers le site d’Ar et s’appuie à la frontière de Moab. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ar. Ar-Moab, sur la rive gauche de l’Arnon, presque vis-à-vis d’Aroer.
De là ils allèrent à Beer. C’est le puits à propos duquel Yahweh dit à Moïse : « Rassemble le peuple, et je leur donnerai de l’eau. »
Alors Israël chanta ce cantique : Monte, puits ! Acclamez-le !
Le puits, que des princes ont creusé, que les grands du peuple ont ouvert, avec le sceptre, avec leurs bâtons ! Du désert ils allèrent à Matthana ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Matthana, d’après Eusèbe, était à douze mille romains à l’est de Médaba.
de Matthana à Nahaliel ; de Nahaliel, à Bamoth ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nahaliel, peut-être l’ouadi-Enkheiléh, affluent de l’Arnon. ― Bamoth, Bemoth-Baal (voir Josué, 13, 17), montagne à l’est de la mer Morte, non loin de Dibon, sur la frontière de Moab, dans la tribu de Ruben.
de Bamoth, à la vallée qui est dans les champs de Moab, au sommet du Phasga, qui domine le désert.
Israël envoya des messagers à Séhon, roi des Amorrhéens, pour lui dire :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 2, 26 ; Juges, 11, 19.
« Laisse-moi passer par ton pays ; nous ne nous écarterons ni dans les champs, ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l’eau des puits ; nous suivrons la route royale, jusqu’à ce que nous ayons franchi ton territoire. »
Séhon ne permit pas à Israël de passer sur son territoire ; il rassembla tout son peuple et, étant sorti à la rencontre d’Israël dans le désert, il vint à Jasa et livra bataille à Israël.
Israël le frappa du tranchant de l’épée, et se rendit maître de son pays depuis l’arnon jusqu’au Jaboc, jusqu’aux enfants d’Ammon ; car la frontière des enfants d’Ammon était forte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 134, 11 ; Amos, 2, 9. ― Jusqu’à Jeboc, affluent du Jourdain, aujourd’hui ouadi-Zerka.
Israël prit toutes ces villes et Israël s’établit dans toutes les villes des Amorrhéens, à Hésebon et dans toutes les villes de son ressort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Hésébon, sur une colline où l’on voit encore ses ruines, à l’est du Jourdain, presque vis-à-vis de l’embouchure de ce fleuve.
Car Hésebon était la ville de Séhon, roi des Amorrhéens, qui avait fait la guerre au précédent roi de Moab et lui avait enlevé tout son pays jusqu’à l’arnon.
C’est pourquoi les poètes disent : Venez à Hésebon ! Que la ville de Séhon soit rebâtie et fortifiée !
Car il est sorti un feu de Hésebon, une flamme de la ville de Séhon ; elle a dévoré Ar-Moab. Les maîtres des hauteurs de l’arnon.
Malheur à toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Chamos ! Il a livré ses fils fugitifs et ses filles captives à Séhon, roi des Amorrhéens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Juges, 11, 24 ; 3 Rois, 11, 7. ― Chamos était une divinité des Moabites. ― Voir 3 rois, note 11.7.
Et nous avons lancé sur eux nos traits ; Hésebon est détruite jusqu’à Dibon ; nous avons dévasté jusqu’à Nophé, avec le feu jusqu’à Médaba.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dibon, ville des Amorrhéens, fut donnée à la tribu de Gad ; Dibon-Gad devint sans doute alors son nom. Elle est située dans une plaine riche en pâturages, au nord de l’Arnon. Plus tard elle tomba au pouvoir des Moabites. ― Nophé, ville inconnue. ― Médaba, aujourd’hui Madaba, à peu de distance au sud d’Hésébon, au nord de Baalméon.
Israël s’établit dans le pays des Amorrhéens.
Moïse envoya reconnaître Jaser ; et ils prirent les villes de son ressort, et expulsèrent les Amorrhéens qui y étaient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour explorer Jazer. Jazer était une ville des Amorrhéens, qui fit depuis partie de la tribu de Gad, voir Nombres, 32, 35, et devint une ville lévitique, voir Josué, 21, 39. Elle tomba plus tard au pouvoir des Moabites. Elle était située à dix milles romains à l’ouest de Rabbath-Ammon, à quinze milles au nord d’Hésébon. On croit en avoir retrouvé les ruines à es-Sir, où sont des étangs qu’on peut considérer comme la mer de Jaser dont parle Jérémie, 48, 32.
Puis, changeant de direction, ils montèrent par le chemin de Basan. Og, roi de Basan, sortit à leur rencontre, avec tout son peuple, pour les combattre à Edraï.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 33, 3 ; 29, 7. ― Basan, pays à l’est du Jourdain, borné au nord par le mont Hermon, à l’est par le pays de Gessuri et de Machati, au sud par le pays de Galaad, à l’ouest par la vallée du Jourdain ; vaste plateau, aujourd’hui inculte, mais autrefois fertile et couvert en partie de forêts de chênes. ― Edraï, ville capitale du royaume de Basan, sans eau, et d’un accès très difficile ; aujourd’hui Edra. On y voit des ruines considérables. Edra fut donné à Manassé.
Yahweh dit à Moïse : « Ne le crains point, car je le livre entre tes mains, lui, tout son peuple et son pays ; tu le traiteras comme tu as traité Séhon, roi des Amorrhéens, qui habitait à Hésebon. »
Et ils le battirent, lui et ses fils, et tout son peuple, jusqu’à ne pas lui laisser de survivant, et ils s’emparèrent de son pays.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 33, 40. ― Arad, ville peu éloignée de Cadèsbarné, à vingt milles d’Hébron, selon Eusèbe ; mais d’autres prennent Arad pour un nom d’homme.