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Osée 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Venez et retournons à Yahweh ;
car c’est lui qui a déchiré, il nous guérira ; il frappe mais il bandera nos plaies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est lui, etc. ; allusion à la comparaison de la lionne et du jeune lion (voir Osée, 5, 14).
Après deux jours, il nous fera revivre ; le troisième jour, il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, appliquons-nous à connaître Yahweh ; son lever est certain comme celui de l’aurore ; et il viendra à nous comme l’ondée, comme la pluie tardive qui arrose la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il nous rendra, etc. Dom Calmet fait sur ce passage une juste et très importante remarque : « La prophétie, dit-il, prise dans son sens propre et littéral, ne s’est jamais exécutée dans la rigueur sur le peuple hébreu. Inutilement chercherait-on dans l’histoire ce nombre de deux jours où il devait recevoir la vie, et ce troisième jour auquel il devait ressusciter. Osée insinuait par là la résurrection des fidèles rachetés par le sang de Jésus-Christ. Il désignait de la manière la plus expresse la résurrection du Sauveur lui-même, qui nous a rendu la vie, lorsque nous étions morts par nos péchés, et qui nous a ressuscités, et nous a fait asseoir dans le ciel (voir Ephésiens, 2, 5-6). C’est à ce passage que l’Apôtre faisait allusion, lorsqu’il disait que le Sauveur était ressuscité des morts le troisième jour, suivant les Ecritures (voir 1 Corinthiens, 15, 4). C’est ainsi que les Pères et presque tous les interprètes l’ont toujours entendu. » ― Sa sortie (egressus ejus) de sa demeure, sa venue au milieu de nous. Ces paroles des captifs de Babylone s’appliquent très bien à Jésus-Christ venant du ciel en ce monde pour y répandre la lumière, ou sortant du tombeau tout brillant de gloire. ― Comme la pluie, etc. ; c’est-à-dire la pluie du printemps et la pluie de l’automne ; car dans la Judée il ne pleut ordinairement que dans ces deux saisons.
Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Juda ? Votre piété est comme une nuée du matin, comme la rosée matinale qui passe.
C’est pourquoi je les ai taillés en pièces par les prophètes ; je tes ai tués par les paroles de ma bouche ; ton jugement, c’est la lumière qui se lèvera.
Car je prends plaisir à la piété, et non au sacrifice : à la connaissance de Dieu, plus qu’aux holocaustes.
Mais, comme Adam, ils ont transgressé l’alliance ; là, ils m’ont été infidèles.
Galaad est une ville de malfaiteurs, marquée de traces de sang.
Comme des bandits en embuscade, ainsi une troupe de prêtres assassine, sur la route de Sichem ; car ils commettent la scélératesse.
Dans la maison d’Israël j’ai vu des choses horribles ; c’est là qu’Éphraïm se prostitue, qu’Israël s’est souillé.
Toi aussi, Juda, une moisson t’est destinée, quand je ramènerai la captivité de mon peuple.
Commentaire (versets 4 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 4 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
2° Dans la seconde section, du chapitre 6, verset 4 au chapitre 11, verset 11, Osée s’indigne contre l’opiniâtreté des dix tribus qui, malgré toutes les exhortations et les avertissements, persistent dans l’idolâtrie et rendent ainsi leur punition inévitable et terrible ; la grande miséricorde de Dieu pourra seule les préserver d’une ruine complète. Mais toi aussi, Juda ; tu t’es souillée comme Israël (voir verset 10). ― Prépare-toi ; c’est-à-dire, tu te prépareras, l’impératif ici, comme en bien d’autres endroits, étant mis pour le futur. Ainsi le sens est : Tu étais en sécurité, ô Juda, tu croyais que tu pourrais semer et recueillir, dans ta terre, c’est-à-dire, vivre tranquillement, tu le feras, non dans peu, il est vrai, mais lorsque je t’aurai ramené de Babylone.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils se lèveront dès le matin ; hébraïsme pour Ils se hâteront.