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Osée 13

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Dès qu’Éphraïm parlait, on tremblait ; il s’éleva en Israël. Mais il se rendit coupable par Baal, et il mourut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ephraïm ; tribu du royaume d’Israël, avait pris tant d’ascendant sur les autres, que quand elle parlait, celles-ci étaient saisies de crainte et de respect. Mais plusieurs, d’après saint Jérôme, entendent ici par Ephraïm, Jéroboam, qui était de cette tribu, et qui avait proposé à son peuple d’adorer ses veaux d’or ; Israël, par crainte, se rendit à ses désirs (voir 3 Rois, 12, verset 28 et suivants).

Et maintenant, ils continuent à pécher ; de leur argent ils ont fait une statue de fonte, des idoles selon leur idée : œuvre d’artisans que tout cela ! On dit d’eux : « Sacrificateurs d’hommes, ils baisent des veaux ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils ont encore péché ; littéralement et par hébraïsme, ils ont ajouté à pécher (addiderunt ad peccandum). ― A ceux-ci ; à ces Israélites idolâtres, dont il est question dans ce verset même. ― Eux-mêmes ; c’est-à-dire, les faux prophètes, selon le chaldéen, ou les prêtres et les princes, suivant saint Jérôme ; ou bien enfin, selon d’autres, les prophètes du Seigneur et les Juifs demeurés fidèles, qui reprochent aux Israélites des dix tribus d’offrir à Moloch des victimes humaines, pendant qu’ils adorent les veaux d’or.

C’est pourquoi ils seront comme une nuée du matin, et comme la rosée matinale qui se dissipe, comme la balle que le vent emporte de l’aire, et comme la fumée qui s’en va par la fenêtre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’une cheminée (de fumario) ; c’est-à-dire, du trou pratiqué dans le mur pour le passage de la fumée ; car les Israélites n’avaient pas de cheminées comme les nôtres. ― Comme un nuage du matin, etc. Voir plus haut, Osée, 6, 4. ― Comme la poussière emportée de l’aire par un tourbillon. L’aire étant aplanie et unie, le vent en emporte plus facilement la poussière.

Et moi, je suis Yahweh, ton Dieu, depuis le pays d’Égypte ; tu ne connaîtras pas d’autre Dieu que moi, et en dehors de moi il n’y a pas de Sauveur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 43, 11.

Je t’ai connu dans le désert, dans le pays de la sécheresse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je t’ai connu dans le désert du Sinaï, à l’époque de la sortie d’Egypte.

Quand ils ont eu leur pâture, ils se sont rassasiés ; ils se sont rassasiés, et leur cœur s’est élevé, et à cause de cela ils m’ont oublié.

Je serai pour eux comme un lion, comme une panthère, je les guetterai au bord du chemin.

Je fondrai sur eux comme l’ourse privée de ses petits ; je déchirerai l’enveloppe de leur cœur, et je les dévorerai là comme une lionne ; la bête des champs les mettra en pièces.

Ce qui te perd, Israël, c’est que tu es contre moi, contre celui qui est ton secours.

Où donc est ton roi, pour qu’il te sauve dans toutes les villes ? Et où sont tes juges dont tu as dit : « Donne-moi un roi et des princes ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 8, 5. ― Juges a ici le sens de chefs militaires qui sauvent des ennemis.

Je te donne un roi dans ma colère, je te le prendrai dans ma fureur.

L’iniquité d’Éphraïm est liée, son péché est mis en réserve.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le sens de ce verset est que les iniquités et les péchés d’Israël n’ont été ni oubliés, ni punis, ni pardonnés ; mais seulement comme liés et serrés dans un sac ou une bourse, pour en être retirés au temps voulu par le Seigneur, et recevoir de lui leur juste châtiment. Comparer à Job, 14, 17.

Les douleurs de l’enfantement viennent pour lui ; c’est un enfant dénué de sagesse ; car, le moment venu, il ne se présente pas pour naître.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le carnage, etc. ; lorsque ses fils seront brisés et massacrés par les ennemis.

Je les délivrerai de la puissance du schéol, je les rachèterai de la mort. Où est ta peste, ô mort ? Où est ta destruction, ô schéol ? Le repentir est caché à mes yeux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 15, 54 ; Hébreux, 2, 14. ― Ta morsure (morsus tuus) ; selon les Septante aiguillon, mot que saint Paul a employé, en citant ce passage (voir 1 Corinthiens, 15, 55).

Car Éphraïm fructifiera au milieu de ses frères ; mais le vent d’orient viendra ; le souffle de Yahweh montera du désert ; sa source se desséchera, sa fontaine tarira ; il pillera les trésors de tous les objets précieux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 19, 12. ― Un vent brûlant, etc. ; c’est-à-dire, l’armée des Assyriens.