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Jérémie 15

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Yahweh me répondit : Quand Moïse et Samuel se tiendraient devant moi, mon âme ne se tournerait pas vers ce peuple ; chasse-les de devant ma face et qu’ils partent !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moïse et Samuel sauvèrent Israël par leur intercession pendant leur vie. Voir Exode, 17, 11 ; Nombres, 14, 13 ; 1 Rois, 7, 9 ; 12, vv. 17, 23 ; Psaumes, 98, 6.

Et s’ils te disent : « Où irons-nous ? » tu leur diras : Ainsi parle Yahweh : Celui qui est pour la mort, à la mort ; celui qui est pour l’épée, à l’épée ; celui qui est pour la famine, à la famine ; et celui qui est pour la captivité, à la captivité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Zacharie, 11, 9.

Et je susciterai contre eux quatre familles de fléaux, — oracle de Yahweh : l’épée pour tuer, les chiens pour déchirer, les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre pour dévorer et pour détruire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je préposerai sur eux ; vrai sens du latin visitabo eos, expliqué par l’hébreu.

J’en ferai un objet d’horreur pour tous les royaumes de la terre, à cause de Manassé, fils d’Ézéchias, roi de Juda, pour ce qu’il a fait dans Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause de Manassé, etc. Voir 4 Rois, chapitre 21 ; 2 Paralipomènes, chapitre 33.

Qui donc aura pitié de toi, Jérusalem, qui se lamentera sur toi ? Qui se détournera de sa route pour s’informer de ton état ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour ta paix ; pour que tu obtiennes la paix.

Tu m’as repoussé, — oracle de Yahweh, pour te retirer en arrière ; et je vais étendre ma main sur toi pour te faire périr ; je suis las d’avoir pitié.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De te prier ; de t’exhorter à revenir à moi.

Je les vannerai avec le van, aux portes du pays ; je priverai d’enfants, je ferai périr mon peuple ; ils ne reviennent pas de leurs voies.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux portes ; c’est-à-dire aux extrémités.

Ses veuves seront plus nombreuses que le sable de la mer. Je leur amènerai, sur la mère du jeune guerrier, le dévastateur en plein midi ; je ferai fondre soudain sur elle l’angoisse et l’épouvante.

La mère des sept fils se sent défaillir, elle va rendre l’âme ; son soleil se couche pendant qu’il est jour encore ; elle est confuse, couverte de honte. Ceux qui resteront, je les livrerai à l’épée devant leurs ennemis, oracle de Yahweh.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 2, 5 ; Amos, 8, 9. ― Sept ; est mis ici pour un nombre indéfini.

Malheur à moi, ô ma mère, parce que tu m’as enfanté, pour être un homme de dispute et de querelle pour tout le pays. Je n’ai rien prêté, et ils ne m’ont rien prêté, et tous me maudissent. —

Yahweh dit : Oui, je t’affermirai pour ton bien ; certainement j’amènerai ton ennemi à te supplier, au temps du malheur et de la détresse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si tes débris, etc. Le sens de ce verset est : Je jure que tes débris arriveront, etc., que j’irai. Dans les formules de serment, l’expression je jure est ordinairement représentée par le Seigneur vit, ou par je vis, si c’est le Seigneur lui-même qui fait le serment ; de plus on emploie si, quand on jure qu’on ne fera pas une chose, et on ajoute la négation à cette particule, lorsqu’on jure qu’on fera la chose. Cette manière de s’exprimer vient de ce que les Hébreux omettaient, par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si, etc.

Le fer brisera-t-il le fer du nord et l’airain ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Est-ce que le fer commun, ordinaire. Ce fer et l’airain commun et ordinaire représentent les Juifs, et le fer et l’airain de l’aquilon, les Chaldéens bien plus forts que les Juifs. Ainsi l’alliance est impossible ou au moins elle ne sera pas durable ; le plus fort consumera le plus faible.

Je livrerai tes biens et tes trésors au pillage, sans paiement, pour tous tes péchés et sur tout ton territoire ;

et je les ferai passer avec tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas ; car un feu s’est allumé dans ma colère ; il brûlera sur vous.

Tu le sais, Yahweh ! Souviens-toi de moi, prends soin de moi, et venge-moi de mes persécuteurs ; ne m’enlève pas, dans ta patience envers eux, sache que c’est pour toi que je porte l’opprobre !

Dès que tes paroles se sont présentées, je les ai dévorées ; elles sont devenues ma joie, et l’allégresse de mon cœur ; car ton nom a été invoqué sur moi, Yahweh, Dieu des armées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Votre nom, etc. ; ou bien, je porte votre nom, puisque je suis appelé le prophète du Seigneur. Comparer à Jérémie, 14, 9.

Je ne me suis point assis dans l’assemblée des rieurs, pour m’y livrer à la gaieté ; sous ta main, je me suis assis solitaire, car tu m’avais rempli de courroux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 1, 1 ; 25, 4. ― Je me suis glorifié ; ou bien, selon beaucoup d’interprètes : je ne me suis pas glorifié ; ce qui paraît plus conforme à la suite du discours. D’ailleurs en hébreu, la négation qui se trouve dans un membre de phrase, appartient aussi très souvent à celui qui suit. ― A cause de votre main, qui s’est étendue sur moi et avec laquelle vous avez touché ma bouche pour m’établir votre prophète (voir Jérémie, 1, 9-10).

Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, et ma plaie douloureuse, rebelle à la guérison ? Serais-tu pour moi comme un ruisseau trompeur, comme des eaux sur lesquelles on ne peut compter ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 30, 15. ― Comme le mensonge, etc. ; comme des eaux sur lesquelles on a compté, et qui ont disparu.

C’est pourquoi Yahweh parle ainsi : Si tu reviens vers moi, je te ferai revenir, pour que tu te tiennes devant ma face ; et si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche ; ils reviendront vers toi, et ce n’est pas toi qui reviendras vers eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tu te tiendras, etc. ; locution qu’employaient les Hébreux en parlant des ministres du roi toujours près de lui pour recevoir ses ordres, et aussi des anges qui sont les ministres de Dieu. ― Ma bouche ; c’est-à-dire mon interprète.

Je ferai de toi, pour ce peuple, une forte muraille d’airain ; ils te feront la guerre, mais ils ne pourront rien sur toi, car je serai avec toi pour te secourir et te délivrer, — oracle de Yahweh.

Je te délivrerai de la main des méchants, et je te rachèterai de la main des violents.