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Ecclésiaste 3

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Il y a un temps fixé pour tout, un temps pour toute chose sous le ciel :

un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ;

un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ;

un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ;

un temps pour jeter des pierres, et un temps pour en ramasser ; un temps pour embrasser, et un temps pour s’abstenir d’embrassements.

un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ;

un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ;

un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Quel est l’avantage, pour celui qui travaille, de la peine qu’il se donne ?

J’ai examiné le labeur auquel Dieu impose aux enfants des hommes de se livrer :

Dieu a fait toute chose belle en son temps, il a mis aussi dans leur cœur l’éternité, mais sans que l’homme puisse comprendre l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin.

Et j’ai reconnu qu’il n’y a rien de meilleur pour eux que de se réjouir et se donner du bien-être pendant leur vie,

et en même temps que si un homme mange et boit, et jouit du bien-être au milieu de son travail, c’est là un don de Dieu.

J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter ni rien à en retrancher : Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne.

Ce qui se fait existait déjà, et ce qui se fera a déjà été : Dieu ramène ce qui est passé.

J’ai encore vu sous le soleil, qu’au siège même du droit il y a la méchanceté, et au lieu de la justice, il y a l’iniquité.

J’ai dit dans mon cœur : « Dieu jugera le juste et le méchant, car il y a là un temps pour toute chose, et pour toute œuvre. »

J’ai dit dans mon cœur au sujet des enfants des hommes : « Cela arrive ainsi, afin que Dieu les éprouve, et qu’ils voient qu’ils sont quant à eux-mêmes semblables aux bêtes. »

Car le sort des enfants des hommes est le sort de la bête : ils ont un même sort ; comme l’un meurt, l’autre meurt aussi, il n’y a qu’un même souffle pour tous ; l’avantage de l’homme sur la bête est nul, car tout est vanité.

Tout va dans un même lieu ; tout est sorti de la poussière, et tout retourne à la poussière.

Qui connaît le souffle des enfants des hommes, qui monte en haut, et le souffle de la bête, qui descend en bas vers la terre ?

Et j’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme que de se réjouir dans ses œuvres : c’est là sa part. Car qui lui donnera de découvrir ce qui arrivera après lui ?