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Exode 17

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit du désert de Sin, selon les marches que Yahweh lui ordonnait, et ils campèrent à Raphidim, où le peuple ne trouva point d’eau à boire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Raphidim, aujourd’hui l’ouadi Feiran.

Alors le peuple chercha querelle à Moïse, en disant : « Donnez-nous de l’eau à boire. » Moïse leur répondit : « Pourquoi me cherchez-vous querelle ? Pourquoi tentez-vous Yahweh ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 20, 4.

Et le peuple était là, pressé par la soif, et il murmurait contre Moïse ; il disait : « Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour nous faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux ? »

Moïse cria vers Yahweh, en disant : « Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »

Yahweh dit à Moïse : « Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d’Israël ; prends aussi dans ta main ton bâton, avec lequel tu as frappé le fleuve, et va.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 14, 21 ; Psaumes, 77, 15 ; 1 Corinthiens, 10, 4.

Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher qui est en Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. » Moïse fit ainsi en présence des anciens d’Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur la pierre d’Horeb et tu frapperas la pierre. Horeb signifie « sécheresse, lieu aride et sans eau. » Les savants anglais distinguent le lieu de ce nom, dont il est question dans ce récit, du mont Horeb, où Moïse avait eu la vision du buisson ardent. Quant au rocher dont parle l’Exode, les moines du couvent de Sainte-Catherine croient le posséder dans leur voisinage, mais Raphidim, où coula l’eau miraculeuse, est situé dans l’ouadi Feiran, comme l’atteste une tradition antique que nous rencontrons déjà dans Eusèbe et saint Jérôme au IVe siècle, dans Antonin le Martyr au VIIe.

Et il donna à ce lieu le nom de Massah et Méribah, parce que les enfants d’Israël avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté Yahweh en disant : « Yahweh est-il au milieu de nous, ou non ? »

Amalec vint attaquer Israël à Raphidim.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 25, 17 ; Judith, 4, 13 ; Sagesse, 11, 3. ― Raphidim signifie lieu de repos, halte. Les Israélites s’y reposaient de leurs fatigues, au point où l’ouadi Feiran reçoit l’ouadi Aleyat et est dominé par le Djébel et-Tahounéh, à 5 ou 6 kilomètres au-dessus de Hési-el-Khattatin, lorsqu’ils y rencontrèrent pour la première fois une partie de la population indigène, les Amalécites, qui venaient leur barrer le passage. C’était une tribu belliqueuse du désert, capable de lutter contre des forces considérables. Elle se partageait la péninsule avec les Madianites. Ces derniers étaient amis de Moïse, gendre de l’un d’eux, Jéthro. Les Amalécites descendaient d’Abraham par un de ses arrière-petits-fils, Amalec, qui leur avait donné son nom. Ils occupaient le désert de Pharan, c’est-à-dire, selon toute vraisemblance, une partie du désert de Tih, s’étendant depuis l’ouadi el-Arabah, à l’est, jusque près de l’Egypte, à l’ouest, et jusqu’aux environs du mont Sinaï, au sud. Le nom du désert de Pharan ne subsiste plus aujourd’hui que dans celui de l’ouadi et de l’oasis de Feiran, près du mont Serbal.

Et Moïse dit à Josué : « Choisis-nous des hommes, et va combattre Amalec ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu dans ma main. »

Josué fit selon que lui avait dit Moïse, il combattit Amalec. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.

Lorsque Moïse tenait sa main levée, Israël était le plus fort, et lorsqu’il laissait tomber sa main, Amalec était le plus fort.

Comme les mains de Moïse étaient fatiguées, ils prirent une pierre, qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus ; et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; ainsi ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.

Et Josué défit Amalec et son peuple à la pointe de l’épée.

Yahweh dit à Moïse : « Écris cela en souvenir dans le livre, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalec de dessous le ciel. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le livre. Ce mot étant déterminé par l’article, désigne non point un livre en général, mais un livre connu de Moïse ; c’est sans aucun doute le Pentateuque, que Moïse avait commencé à rédiger, et dans lequel il insérait, vraisemblablement au fur et à mesure qu’ils arrivaient, les événements qui devaient être transmis à la postérité.

Moïse construisit un autel, et le nomma Yahweh-Nessi

et il dit : « Puisqu’on a levé la main contre le trône de Yahweh, Yahweh est en guerre contre Amalec d’âge en âge. »