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Exode 14
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Yahweh parla à Moïse, en disant :
« Parle aux enfants d’Israël ; qu’ils changent de direction et qu’ils viennent camper devant Phihahiroth, entre Magdalum et la mer, vis-à-vis de Beelséphon ; vous camperez en face de ce lieu, près de la mer.
Pharaon dira des enfants d’Israël : Ils sont égarés dans le pays ; le désert les tient enfermés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le désert les tient enfermés, par les montagnes qui s’y trouvent. En effet, il y a au couchant de la mer Rouge des montagnes presque impraticables.
Et j’endurcirai le cœur de Pharaon, et il les poursuivra ; je ferai éclater ma gloire dans Pharaon et dans toute son armée, et les Égyptiens sauront que je suis Yahweh. » Et les enfants d’Israël firent ainsi.
On annonça au roi d’Égypte que le peuple avait pris la fuite. Alors le cœur de Pharaon et celui de ses serviteurs furent changés à l’égard du peuple ; ils dirent : « Qu’avons-nous fait de laisser aller Israël et de nous priver de ses services ? »
Et Pharaon fit atteler son char, et il prit son peuple avec lui.
Il prit six cents chars d’élite, et tous les chars de l’Égypte, et sur tous il y avait des chefs.
Yahweh endurcit le cœur de Pharaon, roi d’Égypte, et Pharaon poursuivit les enfants d’Israël ; et les enfants d’Israël étaient sortis par une main élevée.
Les Égyptiens les poursuivirent donc et les atteignirent comme ils étaient campés près de la mer ; tous les chevaux des chars de Pharaon, ses cavaliers et son armée les atteignirent près de Phihahiroth, vis-à-vis de Beelsephon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Josué, 24, 6 ; 1 Machabées, 4, 9.
Pharaon approchait. Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Égyptiens étaient en marche derrière eux ; et les enfants d’Israël, saisis d’une grande frayeur, poussèrent des cris vers Yahweh.
Ils dirent à Moïse : « N’y avait-il donc pas des sépulcres en Égypte, que tu nous aies menés mourir au désert ? Que nous as-tu fait, en nous faisant sortir d’Égypte ?
N’est-ce pas là ce que nous te disions en Égypte : Laisse-nous servir les Égyptiens, car il vaut mieux pour nous servir les Égyptiens que de mourir au désert ? »
Moïse répondit au peuple : « N’ayez point de crainte, restez en place, et regardez le salut que Yahweh va vous accorder en ce jour ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les reverrez jamais.
Yahweh combattra pour vous, et vous, tenez-vous tranquilles. »
Yahweh dit à Moïse : « Pourquoi cries-tu vers moi ? Dis aux enfants d’Israël de se mettre en marche.
Toi, lève ton bâton, étends ta main sur la mer, et divise-la ; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à sec.
Et moi, je vais endurcir le cœur des Égyptiens pour qu’ils y entrent après eux, et je ferai éclater ma gloire dans Pharaon et dans toute son armée, ses chars et ses cavaliers.
Et les Égyptiens sauront que je suis Yahweh, quand j’aurai fait éclaté ma gloire sur Pharaon, ses chars et ses cavaliers. »
L’ange de Dieu, qui marchait devant le camp d’Israël, partit et alla derrière eux ; et la colonne de nuée qui les précédait, partit et se tint derrière eux.
Elle vint se mettre entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël, et cette nuée était ténébreuse d’un côté, et de l’autre elle éclairait la nuit ; et les deux camps n’approchèrent point l’un de l’autre pendant toute la nuit.
Moïse ayant étendu sa main sur la mer, Yahweh refoula la mer par un vent impétueux d’orient qui souffla toute la nuit ; il mit la mer à sec, et les eaux se divisèrent.
Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec, et les eaux formaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent, et tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers, entrèrent à leur suite au milieu de la mer.
À la veille du matin, Yahweh, dans la colonne de feu et de fumée, regarda le camp des Égyptiens, et jeta l’épouvante dans le camp des Égyptiens.
Il fit tomber les roues hors de leurs chars, qui n’avançaient plus qu’à grand’peine. Les Égyptiens dirent alors : « Fuyons devant Israël, car Yahweh combat pour lui contre l’Égypte. »
Yahweh dit à Moïse : « Étends ta main sur la mer, et les eaux reviendront sur les Égyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. »
Moïse étendit sa main sur la mer, et, au point du jour, la mer reprit sa place habituelle ; les Égyptiens en fuyant la rencontrèrent, et Yahweh culbuta les Égyptiens au milieu de la mer.
Les eaux, en revenant, couvrirent les chars, les cavaliers et toute l’armée de Pharaon qui étaient entrés dans la mer à la suite des enfants d’Israël, et il n’en échappa pas un seul.
Mais les enfants d’Israël avaient marché à sec au milieu de la mer, les eaux ayant formé pour eux une muraille à droite et à gauche.
En ce jour-là, Yahweh délivra Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens qui étaient morts.
Israël vit la main puissante que Yahweh avait montrée à l’égard des Égyptiens ; et le peuple craignit Yahweh, et il crut à Yahweh et à Moïse, son serviteur.
Commentaire (versets 21 à 31) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 21 à 31 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Le passage de la mer Rouge tel que Moïse le rapporte, est un miracle évident que les rationalistes ont vainement cherché à expliquer d’une manière naturelle. Nous dirons de même des prodiges qui ont été opérés ensuite pendant le séjour des Hébreux dans le désert, tels que les eaux amères adoucies, les cailles, la manne, l’eau sortie du rocher d’Horeb, l’apparition de Dieu sur le mont Sinaï. Voir à la fin du volume la note 9 sur la sortie d’Egypte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Phihahiroth, peut-être l’Adjroud actuel. ― Magdalum, forteresse dont le site est inconnu. ― Et la mer Rouge ou golfe de Suez. ― Contre Béelséphon, probablement la montagne de Djébel-Attaka, qui se dresse à l’ouest et au nord-ouest de la mer Rouge.