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Esther 12
Mardochée demeurait alors à la cour du roi Assuérus, avec Bagatha et Thara, eunuques du roi, qui étaient les gardes de la porte du palais.
Et ayant approfondi leurs pensées, et reconnu par une exacte recherche tous leurs desseins, il découvrit qu’ils avaient entrepris sur la vie du roi Artaxerxès, et il en donna avis au roi.
Le roi commanda qu’on leur donnât la question à tous deux ; et ayant confessé leur crime, il les fit mener au supplice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’ils eurent été mis… à la question ; ou simplement qu’on eut fait, qu’on eut instruit leur procès.
Le roi fit écrire en des mémoires ce qui s’était passé, et Mardochée le mit aussi par écrit pour en conserver le souvenir.
Le roi lui commanda de demeurer dans son palais, et il lui fit des présents pour l’avis qu’il lui avait donné.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En lui donnant des présents. Il est dit plus haut (voir Esther, 6, 3) que Mardochée ne reçut pas de récompense. Le roi, sans aucun doute, donna l’ordre de récompenser dignement le service que Mardochée lui avait rendu ; mais il est très vraisemblable qu’Aman, qui en voulait à Mardochée, parce qu’il avait dévoilé la conspiration des deux eunuques, fit en sorte que la bonne volonté du roi fût en effet. D’autres disent que les présents faits à Mardochée furent si peu de chose, que les historiens ne crurent pas devoir en faire mention dans les annales du roi.
Mais Aman, fils d’Amadath Bugée, avait été élevé par le roi en grande gloire, et il voulut perdre Mardochée et son peuple, à cause de ces deux eunuques du roi qui avaient été tués.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Esther, 2, 21 ; 6, 2.