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Judith 9

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Lorsqu’ils furent partis, Judith entra dans son oratoire, et, revêtue d’un cilice, la tête couverte de cendre, elle se prosterna devant le Seigneur et l’invoqua, en disant :

« Seigneur, Dieu de mon père Siméon, qui lui avez donné l’épée pour se venger des étrangers qui, entraînés par la passion, avaient violé une vierge et lui avaient fait outrage pour sa confusion ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 34, 26. ― Judith loue ici le zèle que Siméon avait mis à venger la gloire de Dieu et l’outrage fait par les Sichémites à sa sœur ; mais nullement la manière inhumaine dont il avait exercé cette vengeance. Voir Genèse, 34, 30 ; 49, 5-7.

vous qui avez livré leurs femmes aux ravisseurs, leurs filles à l’esclavage et toutes leurs dépouilles en partage à vos serviteurs brûlants de zèle pour votre cause, assistez-moi, je vous en prie, Seigneur, mon Dieu, secourez une veuve.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui ont brûlé, etc., littéralement et par hébraïsme, qui ont zélé le zèle, ou ont été zélé de zèle.

C’est vous qui avez opéré les merveilles des temps anciens, et qui avez formé le dessein de celles qui ont suivi, et elles se sont accomplies parce que vous l’avez voulu.

Toutes vos voies sont tracées d’avance, et vous avez disposé vos jugements par votre prévision.

Regardez en ce moment le camp des Assyriens, comme vous avez daigné autrefois regarder celui des Égyptiens, lorsqu’ils poursuivaient les armes à la main vos serviteurs, se confiant dans leurs chars, dans leurs cavaliers et dans la multitude de leurs combattants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 14, 9.

Mais vous avez regardé leur camp, et les ténèbres leur ont ôté leur force.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les fatiguèrent. Au passage de la mer Rouge, les Egyptiens furent dans l’inquiétude ; ils ne pouvaient pas avancer à cause des ténèbres qui les enveloppaient. Voir Exode, 14, vv. 19, 24.

L’abîme a retenu leurs pieds, et les eaux les ont engloutis.

Qu’il en soit de même, Seigneur, de ceux-ci, qui se confient dans leur multitude, dans leurs chars, dans leurs javelots, dans leurs boucliers et dans leurs flèches, et qui sont fiers de leurs lances.

Ils ne savent pas que c’est vous qui êtes notre Dieu, vous qui dès le commencement terrassiez les armées et dont le nom est Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous rompez ; vous faites cesser, vous arrêtez.

Levez votre bras, comme aux siècles passés ; brisez leur puissance par votre puissance ; que leur force tombe devant votre colère, eux qui se promettent de violer votre sanctuaire, de profaner le tabernacle de votre nom et d’abattre de leur épée les cornes de votre autel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vos choses saintes. Voir Judith, 4, 10. ― La corne de votre autel. Il y avait aux quatre coins de l’autel des holocaustes quatre éminences en formes de cornes.

Faites, Seigneur, que l’orgueil de cet homme soit abattu par sa propre épée.

Qu’il se prenne aux lacs de son regard sur moi, et frappez-le par les douces paroles de mes lèvres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par mes paroles gracieuses ; littéralement par les lèvres de ma grâce. Comparer (Psaumes, 44, 3) à l’expression la grâce est répandue sur vos lèvres. Ici, comme souvent ailleurs, saint Jérôme a donné à un mot latin, dérivé du grec, le sens qu’il a dans cette dernière langue. ― Judith se proposait d’user de sa beauté pour perdre Holoferne, mais son but unique était de sauver son peuple en faisant périr le chef de l’armée ennemie. C’est son intention qui fait le mérite de son action. Elle exposait sa propre vie pour le salut d’Israël. Elle avait d’ailleurs le droit de faire périr Holoferne, soit par ruse, soit par violence, puisque le général assyrien faisait la guerre aux habitants de Béthulie.

Mettez dans mon cœur assez de fermeté pour le mépriser, assez de force pour le perdre.

Ce sera pour votre nom une gloire mémorable qu’il soit abattu par la main d’une femme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Juges, 4, 21 ; 5, 26.

Car votre puissance, Seigneur, n’est point dans le grand nombre, et votre volonté ne dépend pas de la force des chevaux ; et dès le commencement les superbes ne vous ont pas plu, mais vous avez toujours eu pour agréable la prière des hommes humbles et doux.

Dieu du ciel, Créateur des eaux et Seigneur de toute la création, exaucez-moi, malheureuse, qui vous supplie et qui mets ma confiance en votre miséricorde.

Souvenez-vous, Seigneur, de votre alliance, donnez la parole à ma bouche, la force au dessein qui est dans mon cœur, afin que votre maison conserve la sainteté dont vous l’avez revêtue,

et que toutes les nations reconnaissent que vous êtes Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre que vous. »