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Esdras 2

VOICI le dénombrement des enfants d’Israël, qui ayant été emmenés captifs à Babylone par Nabuchodonosor, roi de Babylone, revinrent à Jérusalem et dans le pays de Juda, chacun en sa ville :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Esdras, 7, 6. ― De la province ; c’est-à-dire de la Judée, réduite en province de l’empire d’Assyrie (voir 1 Esdras, 5, 8) ; selon d’autres, de la province de Babylone ; c’est-à-dire les Juifs nés à Babylone. ― Fils de la province signifie hommes originaires de Judée. De même dans les versets suivants, fils veut dire ceux qui sont originaires de Bethléem, de Jéricho, etc.

Ceux qui vinrent avec Zorobabel, furent Josué, Néhémias, Saraïa, Rahélaïa, Mardochaï, Belsan, Mesphar, Béguaï, Réhum et Baana. Voici le nombre des hommes du peuple d’Israël :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce Néhémias est probablement différent e l’auteur du second livre d’Esdras.

Les enfants de Pharos étaient deux mille cent soixante et douze ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans tout ce chapitre, quand le nom de fils est joint à un nom d’homme, comme depuis ce verset jusqu’au 20e inclusivement, il signifie les descendants, et lorsqu’il est joint à un nom de ville, comme depuis le verset 21e jusqu’au 35e inclusivement, il désigne les habitants de cette ville. Néanmoins d’habiles interprètes veulent que Phahath-Moab soit un nom de lieu.

les enfants de Séphatia, trois cent soixante et douze ;

les enfants d’Aréa, sept cent soixante et quinze ;

les enfants de Phahath-Moab, qui étaient d’entre les fils de Josué et de Joab, deux mille huit cent douze ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Josué : Joab. C’est aussi ce que porte ici l’hébreu ; mais dans le passage parallèle de 2 Esdras, 7, 11, il lit Josué et Joab ; ce qui montre que ce sont deux personnes différentes. Dans cette hypothèse, Josué et Joab seraient contemporains et les principaux descendants de Phahath-Moab. Cependant, selon d’autres, Josué-Joab était un seul individu de la famille de Josué, mais de la branche de Joab, un de ses descendants.

les enfants d’Élam, mille deux cent cinquante-quatre ;

les enfants de Zéthua, neuf cent quarante-cinq ;

les enfants de Zachaï, sept cent soixante ;

les enfants de Bani, six cent quarante-deux ;

les enfants de Bébaï, six cent vingt-trois ;

les enfants d’Azgad, mille deux cent vingt-deux ;

les enfants d’Adonicam, six cent soixante-six ;

les enfants de Béguaï, deux mille cinquante-six ;

les enfants d’Adin, quatre cent cinquante-quatre ;

les enfants d’Ather, qui venaient d’Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit ;

les enfants de Bésaï, trois cent vingt-trois ;

les enfants de Jora, cent douze ;

les enfants d’Hasum, deux cent vingt-trois ;

les enfants de Gebbar, quatre-vingt-quinze ;

les enfants de Bethléhem, cent vingt-trois ;

les hommes de Nétupha, cinquante-six ;

les hommes d’Anathoth, cent vingt-huit ;

les enfants d’Azmaveth, quarante-deux ;

les enfants de Cariath-iarim, de Céphira et de Béroth, sept cent quarante-trois ;

les enfants de Rama et de Gabaa, six cent vingt et un ;

les hommes de Machmas, cent vingt-deux ;

les hommes de Béthel et de Haï, deux cent vingt-trois ;

les enfants de Nébo, cinquante-deux ;

les enfants de Megbis, cent cinquante-six ;

les enfants de l’autre Élam, douze cent cinquante-quatre ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’un autre Elam. Il est parlé d’un premier Elam au verset 7.

les enfants d’Harim, trois cent vingt ;

les enfants de Lod, d’Hadid et d’Ono, sept cent vingt-cinq ;

les enfants de Jéricho, trois cent quarante-cinq ;

les enfants de Senaa, trois mille six cent trente.

Les prêtres : Les enfants de Jadaïa, dans la maison de Josué, neuf cent soixante et treize ;

les enfants d’Emmer, mille cinquante-deux ;

les enfants de Pheshur, douze cent quarante-sept ;

les enfants d’Harim, mille dix-sept.

Les Lévites : Les enfants de Josué et de Cedmihel, fils d’Odovia, soixante et quatorze.

Les chantres : Les enfants d’Asaph, cent vingt-huit.

Les enfants des portiers : Les enfants de Sellum, les enfants d’Ater, les enfants de Telmon, les enfants d’Accub, les enfants d’Hatita, les enfants de Sobaï, qui tous ensemble font cent trente-neuf.

Les Nathinéens : Les enfants de Siha, les enfants d’Hasupha, les enfants de Tabbaoth,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les Nathinéens. Voir 1 Paralipomènes, 9, 2.

les enfants de Céros, les enfants de Siaa, les enfants de Phadon,

les enfants de Lébana, les enfants d’Hagaba, les enfants d’Accub,

les enfants d’Hagab, les enfants de Semlaï, les enfants de Hanan,

les enfants de Gaddel, les enfants de Gaher, les enfants de Raaïa,

les enfants de Rasin, les enfants de Nécoda, les enfants de Gazam,

les enfants d’Aza, les enfants de Phaséa, les enfants de Bésée,

les enfants d’Aséna, les enfants de Munim, les enfants de Néphusim,

les enfants de Bacbuc, les enfants de Hacupha, les enfants de Harhur,

les enfants de Besluth, les enfants de Mahida, les enfants de Harsa,

les enfants de Bercos, les enfants de Sisara, les enfants de Théma,

les enfants de Nasia, les enfants d’Hatipha.

Les enfants des serviteurs de Salomon : Les enfants de Sotaï, les enfants de Sophereth, les enfants de Pharuda,

les enfants de Jala, les enfants de Dercon, les enfants de Geddel,

les enfants de Saphatia, les enfants de Hatil, les enfants de Phochereth, qui étaient d’Asébaïm, les enfants d’Ami.

Tous les Nathinéens, et les enfants des serviteurs de Salomon, étaient au nombre de trois cent quatre-vingt-douze.

Voici ceux qui vinrent de Thelmala, de Thelharsa, de Chérub, d’Adon et d’Émer ; et qui ne purent faire connaître la maison de leurs pères, ni s’ils étaient de la maison d’Israël :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Thelharsa, etc., sont les noms de lieux, selon la plupart des interprètes, et des noms d’hommes, suivants quelques-uns.

Les enfants de Dalaïa, les enfants de Tobie, les enfants de Nécoda, étaient six cent cinquante-deux.

Et des enfants des prêtres : Les enfants d’Hobie, les enfants d’Accos, les enfants de Berzellaï, qui épousa une des filles de Berzellaï de Galaad, et qui fut appelé de leur nom :

ceux-ci cherchèrent l’écrit où était leur généalogie, et ne l’ayant point trouvé, ils furent rejetés du sacerdoce ;

et l’Athersatha, ou gouverneur, leur dit, de ne point manger des viandes sacrées, jusqu’à ce qu’il s’élevât un pontife docte et parfait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Esdras, 7, 65. ― Athersatha ; c’est-à-dire Néhémias (comparer à 2 Esdras, 8, 9 ; 10, 1) ; selon quelques-uns, Zorobabel. Athersatha a toujours été considéré comme un mot chaldéen signifiant échanson ; on lit en effet, voir 2 Esdras, 1, 11 : Car moi (Néhémias) j’étais l’échanson du roi ; mais, suivant les partisans de la nouvelle exégèse, c’est un terme persan signifiant sévère, dur ou qui craint Dieu ; ou bien un mot zend (?) dont le sens est commandant, gouverneur. ― De ce qui est très saint, c’est-à-dire de ce qui était consacré et réservé aux prêtres ; littéralement du Saint des saints ; locution qui est une des formules du superlatif en hébreu. Dans le passage parallèle de 2 Esdras, 7, 65, on lit au pluriel, des choses très saintes.

Toute cette multitude était comme un seul homme, et comprenait quarante-deux mille trois cent soixante personnes,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le total de 42 360 se retrouve aussi dans 2 Esdras, 7, 66 ; mais les sommes partielles des versets précédents étant réunies ne donnent que le nombre 29 818. Cette différence vient très probablement de ce que sur les 42 360 personnes prêtes à retourner en Judée d’après la permission de Cyrus, il s’en trouva beaucoup qui ne furent pas comprises dans le dénombrement, parce qu’elles ne purent produire des preuves authentiques de leur généalogie.

sans les serviteurs et les servantes, qui étaient sept mille trois cent trente-sept ; et parmi eux il y avait deux cents chantres, hommes et femmes.

Ils menaient avec eux sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets,

quatre cent trente-cinq chameaux, six mille sept cent vingt ânes.

Quelques-uns des chefs des familles étant entrés dans Jérusalem au lieu où avait été le temple du Seigneur, offrirent d’eux-mêmes de quoi rebâtir la maison de Dieu au lieu où elle était autrefois.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En son lieu ; dans le lieu où elle était autrefois.

Ils donnèrent selon leurs forces, pour faire la dépense de cet ouvrage, soixante et un mille drachmes d’or, cinq mille mines d’argent, et cent vêtements sacerdotaux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Solides. Voir 1 Paralipomènes, 29, 7.

Les prêtres et les Lévites, et ceux d’entre le peuple, les chantres, les portiers et les Nathinéens s’établirent donc dans leurs villes, et tout le peuple d’Israël demeura chacun dans sa ville.