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Esdras 1

LA première année de Cyrus, roi de Perse, le Seigneur, pour accomplir la parole qu’il avait prononcée par la bouche de Jérémie, toucha le cœur de Cyrus, roi de Perse, qui fit publier dans tout son royaume cette ordonnance, même par écrit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 25, 12 ; 29, 10. ― Cyrus. Voir 2 Paralipomènes, 36, 22.

Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre, et m’a commandé de lui bâtir une maison dans la ville de Jérusalem qui est en Judée.

Qui d’entre vous est de son peuple ? Que son Dieu soit avec lui ! Qu’il aille à Jérusalem qui est en Judée ; et qu’il rebâtisse la maison du Seigneur, le Dieu d’Israël. Ce Dieu qui est à Jérusalem est le vrai Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De son peuple ; littéralement de tout son peuple.

Et que tous les autres, en quelques lieux qu’ils habitent, les assistent du lieu où ils sont, soit en argent et en or, soit de tous leurs autres biens, et de leurs bestiaux, outre ce qu’ils offriront volontairement pour le temple de Dieu, qui est à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cyrus permet à tout Juif qui veut retourner à Jérusalem de recevoir de ceux de l’endroit qu’il habite tous les secours qu’il en pourra tirer pour le rétablissement du temple. Il n’était pas permis de faire des collectes d’argent, ni d’en emporter dans des provinces éloignées sans la permission du prince. ― Les hommes de son lieu ; qui demeurent dans le même lieu que lui. D’autres traduisent : l’assistent de leur lieu, dans le lieu où ils sont ; mais le texte original ne permet nullement cette interprétation.

Alors les chefs des familles paternelles de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, et tous ceux dont Dieu toucha le cœur, se préparèrent à s’en retourner pour bâtir le temple du Seigneur, qui était dans Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les princes des pères ; c’est-à-dire les chefs des familles paternelles.

Et tous ceux qui demeuraient aux environs les assistèrent de vaisselle d’argent et d’or, de leurs biens, de leurs bêtes et de leurs meubles, outre ce qu’ils avaient offert volontairement pour le temple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils mirent en leurs mains ; littéralement aidèrent leurs mains, les aidèrent.

Le roi Cyrus leur remit aussi entre les mains les vases du temple du Seigneur, que Nabuchodonosor avait emportés de Jérusalem, et qu’il avait mis dans le temple de son dieu.

Cyrus, roi de Perse, les leur fit rendre par Mithridate, fils de Gazabar, qui les donna par compte à Sassabasar, prince de Juda.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gazabar est probablement un nom commun qui signifie trésorier. ― Sassabasar. On croit communément que c’est le nom chaldéen de Zorobabel, qui ramena les captifs de Babylone en Judée.

Voici le nombre de ces vases : Trente coupes d’or, mille coupes d’argent, vingt-neuf couteaux, trente tasses d’or ;

quatre cent dix tasses d’argent pour de moindres usages, et mille autres vases.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du second ordre ; de qualité inférieure ; ou d’une autre sorte, ou enfin, d’après le grec, le syriaque et l’arabe, doubles ; c’est-à-dire d’une grandeur double de celles des coupes d’or.

Il y avait cinq mille quatre cents vases, tant d’or que d’argent. Sassabasar les emporta tous, en même temps que ceux qui avaient été emmenés captifs à Babylone retournèrent à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au lieu de 5400 vases, on n’en trouve que 2499 aux versets précédents ; c’est, sans doute, que l’écrivain sacré n’y a énuméré que les principaux.