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2 Chroniques 15

ALORS Azarias, fils d’Oded, fut rempli de l’Esprit de Dieu.

Il alla au-devant d’Asa, et lui dit : Écoutez-moi, Asa, et vous tous, peuples de Juda et de Benjamin : Le Seigneur vous a assistés, parce que vous vous êtes tenus attachés à lui. Si vous le cherchez, vous le trouverez ; mais si vous le quittez, il vous abandonnera.

Il se passera beaucoup de temps pendant lequel Israël sera sans vrai Dieu, sans prêtre qui l’instruise, et sans loi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les uns entendent ce qui est dit dans ce verset, du royaume d’Israël, c’est-à-dire des tribus qui avaient dès lors substitué au culte du vrai Dieu un culte superstitieux et idolâtrique ; d’autres, du temps où les Juifs furent captifs à Babylone ; d’autres enfin, de l’état présent des Juifs depuis la mort de Jésus-Christ, à cause du rapport frappant qu’il y a entre cette prophétie d’Azarias et celle d’Osée, 3, 4-5, qui regarde certainement l’état présent des Juifs.

Si dans leur affliction ils reviennent au Seigneur, le Dieu d’Israël, et qu’ils le cherchent, ils le trouveront.

Dans ce temps-là on ne pourra point aller et venir sûrement. La terreur sera de toutes parts parmi les habitants de la terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par l’expression entrer et sortir, les Hébreux entendaient toutes les actions et toutes les situations de la vie.

Une nation se soulèvera contre une nation, et une ville contre une ville ; parce que le Seigneur jettera le trouble parmi eux, et les réduira à la dernière extrémité.

Prenez donc courage : que vos mains ne s’affaiblissent point, et votre persévérance sera récompensée.

Asa ayant entendu ce discours et ces prédictions du prophète Azarias, fils d’Oded, sentit en lui de nouvelles forces. Il extermina les idoles de toute la terre de Juda et de Benjamin, et des villes du mont Éphraïm qu’il avait prises, et il rétablit et dédia l’autel du Seigneur, qui était devant le portique du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il dédia. Dans le texte original, il renouvela, répara l’autel du Seigneur, l’autel des holocaustes qui avait été érigé une soixante d’années auparavant et avait sans doute besoin de réparations.

Il assembla tous ses sujets de la tribu de Juda et de Benjamin, et avec eux plusieurs étrangers des tribus d’Éphrnïm, de Manassé et de Siméon : car beaucoup d’Israélites étaient venus se rendre à lui, voyant que le Seigneur, son Dieu, était avec lui.

Et lorsqu’ils se furent rendus à Jérusalem le troisième mois, et l’an quinzième du règne d’Asa,

ils immolèrent au Seigneur en ce jour-là sept cents bœufs et sept mille moutons, des dépouilles et du butin qu’ils avaient emmenés.

Et le roi entra, selon la coutume, pour confirmer l’alliance, et promettre de nouveau de chercher le Dieu de leurs pères de tout leur cœur et de toute leur âme.

Et si quelqu’un, ajouta-t-il, ne cherche pas le Seigneur, le Dieu d’Israël, qu’il soit puni de mort, grands ou petits, hommes ou femmes, sans exception.

Ils firent donc serment au Seigneur avec de grandes exclamations et des cris de joie, au son des trompettes et des hautbois.

Tous ceux qui étaient dans Juda accompagnèrent d’exécration ce serment : car ils jurèrent de tout leur cœur, et cherchèrent Dieu de toute la plénitude de leur volonté ; aussi ils le trouvèrent, et le Seigneur leur donna le repos et la paix avec tous leurs voisins.

Il ôta aussi l’autorité souveraine à Maacha, sa grand’mère, parce qu’elle avait élevé dans un bois une idole à Priape, laquelle il détruisit entièrement, la mit en pièces, et la brûla dans le torrent de Cédron.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un simulacre de Priape. Dans l’hébreu, un pieu d’Aschéra ou d’Astarté. ― Cédron, vallée à l’est et au sud-est de Jérusalem.

Cependant il y eut encore quelques hauts lieux dans Israël ; mais le cœur d’Asa fut néanmoins parfait tous les jours de sa vie.

Et il porta dans la maison du Seigneur ce que son père et lui avaient fait vœu d’y donner : l’argent, l’or, et les vases de différentes sortes.

Et il n’y eut point de guerre jusqu’à la trente-cinquième année depuis le schisme, quinzième du règne d’Asa.