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1 Chroniques 11
TOUT le peuple d’Israël vint donc trouver David à Hébron, et lui dit : Nous sommes vos os et votre chair.
Et ci-devant même, lorsque Saül régnait encore, c’était vous qui meniez Israël au combat et le rameniez. Car c’est à vous que le Seigneur, votre Dieu a dit : Vous serez le pasteur de mon peuple d’Israël, et c'est vous qui en serez le prince.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Hier et avant-hier ; hébraïsme, pour il y a peu de temps.
Tous les anciens d’Israël vinrent donc trouver le roi à Hébron, et le roi fit alliance avec eux devant le Seigneur ; et ils le sacrèrent roi sur Israël, suivant la parole que le Seigneur avait dite par la bouche de Samuel.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par l’entremise ; littéralement par la main. Voir 1 Paralipomènes, 6, 15.
David, accompagné de tout Israël, marcha ensuite vers Jérusalem, nommée autrement Jébus, dont étaient maîtres les Jébuséens, habitants du pays.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jérusalem. Sur cette ville, voit la note 15 à la fin du volume.
Ceux qui demeuraient dans Jébus dirent alors à David : Vous n’entrerez point ici. Néanmoins David prit la forteresse de Sion, qui depuis fut appelée la Cité de David.
Car il fit publier, que quiconque battrait le premier les Jébuséens serait fait chef et général de l'armée. Ainsi Joab, fils de Sarvia, monta le premier à l'assaut, et fut fait général.
David prit son logement dans la citadelle ; et c’est ce qui la fit appeler la Ville de David.
Il fit ensuite bâtir tout autour une ville, depuis Mello, et d’un bout jusqu’à l’autre ; et Joab fit réparer le reste de la ville.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mello. Voir 2 Rois, 5, 9.
David faisait tous les jours de nouveaux progrès, s’avançant et s’affermissant de plus en plus, et le Seigneur des armées était avec lui.
Voici les premiers d’entre les braves de David, qui l’ont aidé à se faire reconnaître roi sur tout Israël, suivant la déclaration que Dieu en avait faite lui-même au peuple d'Israël.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Rois, 23, 8.
Et voici le dénombrement des plus vaillants hommes de David : Jesbaam, fils d’Hachamoni, prince ou chef de trente autres. C’est lui qui ayant pris sa lance, en blessa trois cents hommes tout en une fois.
Après lui Éléazar, Ahohite, fils de Dodo, était entre les trois plus vaillants.
C’est lui qui se trouva avec David à Phesdomim, quand les Philistins s’y rassemblèrent pour donner bataille. Après lui était Semma, fils d'Agé. Les Philistins s'étaient assemblés au lieu nommé Léchi. La campagne était en ce lieu toute semée d’orge, et le peuple s’était enfui devant les Philistins.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Phesdomim, dans la vallée du Térébinthe. Voir 1 Rois, 17, 1.
Mais ceux-ci firent ferme au milieu du champ, et le défendirent généreusement ; et après qu’ils eurent battu les Philistins, Dieu donna une grande prospérité à son peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Victoire ; littéralement, salut, délivrance, mot qui, en hébreu, se prend pour une victoire remportée par un secours extraordinaire de Dieu.
Ces trois qui étaient les premiers d’entre les trente principaux officiers du roi, vinrent trouver David sur cette roche, où il était près de la caverne d’Odollam, quand les Philistins vinrent camper dans la vallée de Raphaïm.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Odollam. Voir 1 Rois, 22, 1. ― Raphaïm. Voir 2 Rois, 5, 18.
David étant donc ainsi dans son fort, et une garnison des Philistins dans Bethléhem ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Rois, 23, 14. ― La forteresse ; la caserne mentionnée au verset précédent. ― Bethléhem. Voir Ruth, note 1.1.
il se trouva pressé de la soif, et il dit : Oh ! si quelqu’un pouvait me donner de l’eau de la citerne de Bethléhem, qui est près de la porte !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De la citerne de Bethléhem. « Il est probable que cette citerne est celle qui devait se trouver à la porte orientale de la ville et qui est aujourd’hui entre la ville et l’église de la Nativité, au lieu où la colline penche vers le sud. L’eau en est très bonne. » (MISLIN.)
A l'heure même ces trois hommes traversèrent le camp des Philistins, puisèrent de l’eau dans la citerne qui était à la porte de Bethléhem, et l’apportèrent à David, afin qu’il en bût ; mais il ne voulut jamais en boire, et il aima mieux l'offrir au Seigneur,
en disant : A Dieu ne plaise que je fasse cette faute en sa présence, et que je boive le sang de ces hommes qui m’ont apporté cette eau au péril de leur vie ! Ainsi cette raison l'empêcha d'en boire. Voilà ce que firent ces trois vaillants hommes.
Abisaï, frère de Joab, était le premier des trois seconds. Ce fut lui qui combattit avec une lance contre trois cents hommes qu’il tua. Et il était fort renommé entre les trois.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des trois, qui formaient une autre classe de braves dans l’armée de David.
On le regardait comme le plus illustre de ces trois seconds, et comme leur chef et leur prince. Néanmoins il n’égalait pas encore la valeur des trois premiers.
Banaïas de Cabséel, fils de Joïada, qui fut un homme très-vaillant, se signala par plusieurs grandes actions. Il tua les deux Ariel de Moab ; et étant descendu dans une citerne en un temps de neige, il y tua un lion.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ariel, en hébreu, veut dire lion de Dieu ; la Vulgate l’a rendu par lions, voir 2 Rois, 23, 20, qui, selon les uns, désigne de vrais lions, et selon les autres, des guerriers.
Ce fut lui aussi qui tua un Égyptien haut de cinq coudées, qui portait une lance forte comme ces grands bois des tisserands. Il l’attaqua n'ayant qu'une baguette à la main, et lui ayant arraché la lance qu’il avait en sa main, il le tua de cette lance même.
Voilà ce que fit Banaïas, fils de Joïada ; il était aussi très-illustre entre les trois seconds,
et le premier entre les trente ; néanmoins il n’égalait pas encore les trois premiers. David l’admit dans son conseil secret.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mit, etc. ; l’admit dans son conseil secret.
Mais les plus braves de ceux qui étaient dans le reste de l’armée étaient Asahel, frère de Joab ; et Eichanan, fils de l'oncle paternel d'Asahel ;
Sammoth, d’Arori, et Hellès, de Phaloni ;
Ira, de Thécua, fils d’Accès, Abiézer, d’Anathoth ;
Sobbochaï, d’Husathi, Haï d’Ahoh ;
Maharaï de Nétophath ; Héled, fils de Baana, aussi de Nétophath ;
Éthaï, fils de Ribaï de Gabaath, de la tribu de Benjamin ; Banaïa, de Pharathon ;
Huraï, du torrent de Gaas, Abiel, d’Arbath ; Azmoth, de Rauram ; Éliaba, de Salaboni ;
Jonathan, des enfants d'Assem, Gézonite ; Semma, fils de Sagé, d’Arari ;
Ahiam, fils de Sachar, aussi d’Arari ;
Éliphal, fils d’Ur ;
Hépher, de Méchérath ; Ahia, de Phéloni ;
Hesro, du Carmel ; Naaraï, fils d’Azbaï ;
Joël, frère de Nathan ; Mibahar, fils d’Agaraï ;
Sélec, d’Ammoni ; Naharaï, de Béroth, écuyer de Joab, fils de Sarvia ;
Ira, de Jethri ; Gareb, aussi de Jethri ;
Urie, Héthéen ; Zabad, fils d'Oholi ;
Adina, fils de Siza, de la tribu de Ruben, et chef de cette tribu, lequel en avait encore trente avec lui ;
Hanan, fils de Maacha ; et Josaphat, de Mathani ;
Ozia, d'Astaroth ; Samma et Jéhiel, fils d'Hotham, d'Arori ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’Arorite, d’Aroër de Juda. Voir 1 Rois, 30, 28.
Jédihel, fils de Samri, et Joha, son frère, qui étaient de Thosa ;
Eliel, de Mahumi, avec Jéribaï et Josaïa, enfants d'Elnaëm ; et Jethma, de Moab ; Eliel, et Obed et jasiel, de Masobia.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Rois, 5, 1. ― Hébron. Voir Genèse, 13, 18.