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2 Samuel 5

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Toutes les tribus d’Israël vinrent auprès de David, à Hébron, et dirent : « Nous voici : nous sommes tes os et ta chair.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 11, 1.

Autrefois déjà, quand Saül était notre roi, c’était toi qui menais et ramenais Israël. Et Yahweh t’a dit : « C’est toi qui paîtras mon peuple d’Israël, et c’est toi qui seras prince sur Israël. »

Ainsi tous les anciens d’Israël vinrent auprès du roi, à Hébron, et le roi David fit alliance avec eux devant Yahweh, à Hébron, et ils oignirent David pour roi sur Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fit alliance avec eux. David s’engagea à conduire le peuple suivant les lois de Dieu (voir Deutéronome, 17, 14 et versets suivants) ; et les anciens, au nom de tout le peuple, lui jurèrent obéissance. ― Devant le Seigneur ; probablement devant l’arche du Seigneur, qu’on fit venir, ou devant un autel qu’on érigea, en y faisant les cérémonies et les sacrifices accoutumés : on voit, en effet, plus tard un autel érigé à Hébron, où Absalom vint de Jérusalem pour sacrifier (voir 2 Rois, 15, 7-12.)

David était âgé de trente ans lorsqu’il devint roi, et il régna quarante ans.

À Hébron, il régna sur Juda sept ans et six mois, et il régna à Jérusalem trente-trois ans sur tout Israël et Juda.

Le roi marcha avec ses hommes sur Jérusalem contre les Jébuséens, habitants du pays. Et on dit à David : « Tu n’entreras pas ici, mais les aveugles et les boiteux te repousseront ». Ce qui voulait dire : David n’entrera jamais ici.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les Jébuséens étaient encore maîtres de la citadelle sur la montagne de Sion. ― A moins que vous n’enleviez, etc. on peut supposer avec quelque probabilité que les Jébuséens placèrent sur les murs les aveugles et les boiteux de la ville pour faire insulte aux Hébreux, et pour leur montrer qu’on les craignait si peu, qu’on ne voulait leur opposer que de semblables soldats.

Mais David s’empara de la forteresse de Sion : c’est la cité de David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui est appelée aujourd’hui. ― La Cité de David, Jérusalem. Jérusalem devint ainsi la capitale du royaume. Voir à la fin du volume la note 15 sur Jérusalem.

David dit ce jour-là : « Quiconque frappera les Jébuséens et atteindra par le canal… » Quant aux boiteux et aux aveugles, ce sont les ennemis de l’âme de David. De là vient le dicton : « L’aveugle et le boiteux n’entreront point dans la maison. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le temple. Hébreu : dans la maison.

David s’établit dans la forteresse et l’appela cité de David, et David bâtit à l’entour, à partir du Mello, et à l’intérieur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mello était la vallée qui séparait la basse ville de la citadelle.

David devenait de plus en plus grand, et Yahweh, le Dieu des armées, était avec lui.

Hiram, roi de Tyr, envoya des messagers à David, avec des bois de cèdre, ainsi que des charpentiers et des tailleurs de pierres, qui bâtirent une maison à David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 14, 1.

Et David reconnut que Yahweh l’affermissait comme roi sur Israël, et qu’il élevait sa royauté à cause de son peuple d’Israël.

David prit encore des concubines et des femmes de Jérusalem, après qu’il fut venu d’Hébron, et il naquit encore à David des fils et des filles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 3, 1-2. ― Des femmes du second et du premier rang. Voir 2 Rois, 3, 7.

Voici les noms de ceux qui lui naquirent à Jérusalem : Samua, Sobab, Nathan, Salomon,

Jébahar, Elisua, Népheg,

Japhia, Elisama, Elioda et Eliphaleth.

Les Philistins apprirent qu’on avait oint David pour roi sur Israël ; alors tous les Philistins montèrent pour rechercher David. David l’apprit et il descendit à la forteresse.

Les Philistins, étant venus, se répandirent dans la vallée des Rephaïm.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 14, 9.

David consulta Yahweh, en disant : « Monterai-je contre les Philistins ? Les livrerez-vous entre mes mains ? » Et Yahweh dit à David : « Monte, car je livrerai certainement les Philistins entre tes mains. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je mettrai. Comme nous l’avons déjà remarqué, le verbe hébreu rendu par donner dans la Vulgate, signifie proprement poser, mettre dans la main.

David vint donc à Baal-Pharasim, et là David les battit. Et il dit : « Yahweh a brisé mes ennemis devant moi, comme les eaux brisent les digues. » C’est pourquoi on a donné à ce lieu le nom de Baal-Pharasim.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 28, 21. ― Baal-Pharasim ; ou possesseur de dispersion ; hébraïsme, pour, lieu de dispersions. Là, en effet, les Philistins furent si bien dispersés, mis en déroute, qu’ils laissèrent même leurs dieux. ― Baal-Pharasim était dans la tribu de Juda et dans la vallée de Raphaïm, au sud-ouest de Jérusalem.

Ils laissèrent là leurs idoles, et David et ses gens les emportèrent.

Les Philistins montèrent de nouveau et se répandirent dans la vallée des Rephaïm.

Et David consulta Yahweh, qui lui dit : « Ne monte pas ; tourne-les par derrière, et tu arriveras sur eux du côté des balsamiers.

Quand tu entendras un bruit de pas dans les cimes des balsamiers, alors attaque vivement, car alors Yahweh sortira devant toi pour porter ses coups dans l’armée des Philistins. »

David fit ainsi, comme Yahweh le lui ordonnait, et il battit les Philistins depuis Gabaa jusqu’à Géser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gaba, Djeba. Voir 1 Rois, 11, 5. ― Gézer, Gazer. Voir 3 Rois, 9, 16.