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Jude 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Jude serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques, aux élus qui ont été aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus-Christ :

la miséricorde, la paix et l’amour vous soient donnés pleinement.

Bien-aimés, comme je mettais tout mon zèle à vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis vu dans la nécessité de vous adresser cette lettre, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.

Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont il a été écrit depuis longtemps qu’ils encouraient cette condamnation, hommes impies, qui changent la grâce de notre Dieu en licence, et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ.

Je veux vous rappeler ce que vous avez autrefois appris, que Jésus, après avoir sauvé son peuple de la terre d’Égypte, fit périr ensuite ceux qui furent incrédules ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 14, 37.

et qu’il retint pour le jugement du grand jour, liés de chaînes éternelles, au sein des ténèbres, les anges qui n’ont pas conservé leur principauté, mais qui ont abandonné leur propre demeure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Pierre, 2, 4. ― Les démons ne peuvent sortir de l’enfer que par la permission de Dieu, et pour tenter les hommes que Dieu veut bien qu’ils tentent. Leur supplice dure depuis le moment de leur révolte ; ils sont déjà jugés, mais leur sentence sera alors prononcé et confirmée pour toute l’éternité.

De même Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines qui se livrèrent à la même sorte d’impudicité et abusèrent d’une chair étrangère, gisent là en exemple, subissant la peine d’un feu éternel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 19, 24.

Cependant, ces hommes eux aussi, dans leur délire, souillent pareillement leur chair, méprisent la souveraineté et injurient les gloires.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ceux-ci ; c’est-à-dire les faux docteurs contre lesquels l’apôtre cherche à prémunir les fidèles auxquels il écrit.

L’archange Michel lui-même, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui une sentence d’exécration, mais il se contenta de dire : « Que le Seigneur te punisse ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Zacharie, 3, 2. ― Que le Seigneur te commande fortement, qu’il te réprimande avec menaces. C’est le vrai sens du texte. Comparer à Matthieu, 8, 26 ; Marc, 4, 39 ; Luc, 8, 24. Ceci n’est pas rapporté dans l’Ecriture ; saint Jude le savait par la tradition.

Mais ceux-ci, ils blasphèment tout ce qu’ils ignorent, et quant à ce qu’ils connaissent naturellement, comme les bêtes sans raison, ils s’y corrompent.

Malheur à eux ! car ils sont entrés dans la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 4, 8 ; Nombres, 22, 23 ; 16, 32.

Ils sont des écueils dans vos agapes, où ils font impudemment bonne chère, ne songeant qu’à se repaître eux-mêmes ; nuées sans eau, emportées au hasard par les vents ; arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Pierre, 2, 17.

vagues furieuses de la mer ; jetant l’écume de leurs hontes ; astres errants, auxquels d’épaisses ténèbres sont réservées pour l’éternité.

C’est d’eux aussi qu’Énoch, le septième patriarche depuis Adam, a prophétisé en ces termes : « Voici que le Seigneur est venu avec la multitude innombrable de ses saints,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Apocalypse, 1, 7. ― Le septième après Adam ; c’est-à-dire le septième patriarche. ― A prophétisé. La prophétie qui est rapportée ici ne se trouve pas dans l’Ecriture ; l’apôtre l’a connue par la tradition ou par une révélation particulière de Dieu.

pour exécuter son jugement sur tous, et convaincre tous les impies de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises et de toutes les paroles criminelles qu’eux, pécheurs impies, ont proférées contre lui. »

Ce sont des gens qui murmurent et se plaignent sans cesse de leur sort, qui vivent au gré de leurs convoitises, ont la bouche remplie de paroles pompeuses, et qui par intérêt se font admirateurs d’autrui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 16, 10.

Pour vous, bien-aimés, souvenez-vous de ce qui vous a été annoncé d’avance par les Apôtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 4, 1 ; 2 Timothée, 3, 1 ; 2 Pierre, 3, 3.

Ils vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des hommes moqueurs, vivant au gré de leurs convoitises impies,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans l’impiété ; littéralement, dans les impiétés. D’autres, se conformant au grec, qui porte des impiétés, au génitif, comme régime de désirs, traduisent : Selon leurs désirs impies.

gens qui provoquent des divisions, hommes sensuels qui n’ont pas l’esprit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Esprit ; c’est-à-dire l’Esprit de Dieu.

Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-même sur le fondement de votre très sainte foi, et priant dans le Saint-Esprit,

conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour la vie éternelle.

Il en est qu’il faut confondre comme déjà séparés de vous ;

d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ; pour les autres, ayez-en pitié, mais avec crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Prenant même en haine, etc. ; c’est-à-dire ayant même horreur. L’apôtre semble faire allusion à ce qui est dit dans la loi mosaïque des vêtements souillées par la lèpre ou d’autres impuretés légales, dont on ne pouvait se purifier qu’en lavant non seulement le corps, mais encore le vêtement. Voir Lévitique, 13, verset 47 et suivants. Il veut donc dire par cette comparaison : Fuyez avec le plus grand soin même les apparences de tout ce qui pourrait souiller vos âmes.

À celui qui a le pouvoir de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irrépréhensibles et pleins d’allégresse devant le trône de sa gloire,

au seul Dieu notre Sauveur, par Jésus-Christ, Notre-Seigneur, soient gloire, majesté, force et empire dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen !