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1 Jean 2

MES petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez point : si néanmoins quelqu’un pèche, nous avons pour avocat envers le Père, Jésus-Christ qui est juste.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le Juste. Le titre de Juste par excellence est donné à Jésus-Christ dans plusieurs passages de l’Ecriture.

Car c’est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés ; et non-seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde.

Or ce qui nous assure que nous le connaissons véritablement, est si nous gardons ses commandements.

Celui qui dit, qu’il le connaît, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui ;

mais si quelqu’un garde ce que sa parole nous ordonne, l’amour de Dieu est vraiment parfait en lui. C’est par là que nous connaissons que nous sommes en lui.

Celui qui dit, qu’il demeure en Jésus-Christ, doit marcher lui-même comme Jésus-Christ a marché.

Mes très-chers frères, je ne vous écris point un commandement nouveau, mais le commandement ancien que vous avez reçu dès le commencement ; et ce commandement ancien est la parole que vous avez entendue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

-8 Le commandement d’aimer le prochain est aussi ancien que le monde, c’est une loi de la nature même ; mais il est devenu un commandement nouveau par la perfection que Jésus-Christ y a attachée.

Et néanmoins je vous dis que le commandement dont je vous parle, est nouveau : ce qui est vrai en Jésus-Christ et en vous ; parce que les ténèbres sont passées, et que la vraie lumière commence déjà à luire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 13, 34 ; 15, 12.

Celui qui prétend être dans la lumière, et qui néanmoins hait son frère, est encore dans les ténèbres.

Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et rien ne lui est un sujet de chute et de scandale.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Jean, 3, 14.

Mais celui qui hait son frère, est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres l’ont aveuglé.

Je vous écris, mes petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis au nom de Jésus-Christ.

Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin esprit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le malin esprit, le démon.

Je vous écris, petits enfants, parce que vous avez connu le Père. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin esprit.

N’aimez ni le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui.

Car tout ce qui est dans le monde, est ou concupiscence de la chair, ou concupiscence des yeux, ou orgueil de la vie ; ce qui ne vient point du Père, mais du monde.

Or le monde passe, et la concupiscence du monde passe avec lui ; mais celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement.

Mes petits enfants, c’est ici la dernière heure ; et comme vous avez entendu dire que l’Antechrist doit venir, il y a dès maintenant plusieurs antechrists : ce qui nous fait connaître que nous sommes dans la dernière heure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il y a maintenant beaucoup d’Antéchrists, c’est-à-dire de pécheurs et d’hérétiques. « Les hérétiques sont appelés antéchrists parce qu’ils sont les précurseurs de l’Antéchrist (voir 2 Thessaloniciens, 2, 4). » (Tintori)

Ils sont sortis d’avec nous, mais ils n’étaient pas d’avec nous : car s’ils eussent été d’avec nous, ils seraient demeurés avec nous ; mais ils en sont sortis, afin qu’ils fussent reconnus, parce que tous ne sont pas d’avec nous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils n’étaient pas de nous ; ils n’étaient pas des nôtres, parce qu’ils n’étaient pas sincèrement chrétiens. Chrétiens seulement par le baptême, infidèles par la perversité de leur doctrine et de leur conduite.

Quant à vous, vous avez reçu l’onction du Saint, et vous connaissez toutes choses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du Saint. Les prophètes ont appelé Jésus-Christ le Saint par excellence ; plusieurs écrivains sacrés lui ont donné le nom de Juste, notamment saint Jean dans cette même Epître (voir verset 1). Saint Pierre réunit ces deux titres dans un de ses discours (voir Actes des Apôtres, 3, 14). ― Les vrais enfants de l’Eglise, participant à l’onction de l’Esprit-Saint, y trouvent toutes les connaissances, toute l’instruction nécessaire, sans avoir besoin de les chercher ailleurs.

Je ne vous ai pas écrit comme à des personnes qui ne connussent pas la vérité, mais comme à ceux qui la connaissent, et qui savent que nul mensonge ne vient de la vérité.

Qui est menteur, si ce n’est celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Celui-là est un antechrist, qui nie le Père et le Fils.

Quiconque nie le Fils, ne reconnaît point le Père ; et quiconque confesse le Fils, reconnaît aussi le Père.

Faites donc en sorte que ce que vous avez appris dès le commencement, demeure toujours en vous. Si ce que vous avez appris dès le commencement, demeure toujours en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père.

Et c’est ce que lui-même nous a promis, en nous promettant la vie éternelle.

Voilà ce que j’ai cru devoir vous écrire touchant ceux qui vous séduisent.

Mais pour vous autres, l’onction que vous avez reçue du Fils de Dieu demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme cette même onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est la vérité exempte de tout mensonge, vous n’avez qu’à demeurer dans ce qu’elle vous enseigne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme il est vous, etc. ; selon d’autres, comme elle ; c’est-à-dire l’onction. A la vérité, le grec et la Vulgate sont amphibologiques ; mais la version syriaque porte il, c’est-à-dire le Fils de Dieu, nommé aux versets précédents.

Maintenant donc, mes petits enfants, demeurez dans cette onction, afin que lorsque le Fils de Dieu paraîtra dans son avènement, nous ayons de la confiance devant lui, et que nous ne soyons pas confondus par sa présence.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Oui. Nous avons déjà fait remarquer (voir Jean, 18, 36) que dans beaucoup de passages la particule du texte que l’on traduit généralement par maintenant était purement enclitique.

Si vous savez que Dieu est juste, sachez que tout homme qui vit selon la justice, est né de lui.