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1 Pierre 3

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Vous de même, femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, s’il en est qui n’obéissent pas à la prédication, ils soient gagnés sans la prédication, par la conduite de leurs femmes,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 5, 22 ; Colossiens, 3, 18. ― Ne croient pas à la parole ; c’est-à-dire ne se rendent pas à la prédication de l’Evangile.

rien qu’en voyant votre vie chaste et pleine de respect.

Que votre parure ne soit pas celle du dehors : les cheveux tressés avec art, les ornements d’or ou l’ajustement des habits ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 2, 9.

mais, parez l’homme caché du cœur, par la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible : telle est la vraie richesse devant Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans l’impossibilité où nous nous trouvions de rendre en notre langue la terre du texte sacré, nous avons dû chercher à reproduire fidèlement la pensée de l’apôtre. Ainsi l’expression au-dedans répond au mot cœur du grec et de la Vulgate. ― L’homme caché ; c’est-à-dire l’homme intérieur. Voir Romains, 7, 22.

C’est ainsi qu’autrefois se paraient les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris.

Ainsi Sara obéissait à Abraham, le traitant de Seigneur ; et vous êtes devenues ses filles, si vous faites le bien sans craindre aucune menace.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 18, 12.

Vous de votre côté, maris, conduisez-vous avec sagesse à l’égard de vos femmes, comme avec des êtres plus faibles, les traitant avec honneur, puisqu’elles sont avec vous héritières de la grâce qui donne la vie ; afin que rien n’arrête vos prières.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 7, 3. ― Sagement ; littéralement, selon la science. Les écrivains sacrés emploient souvent le mot science pour sagesse, prudence.

Enfin qu’il y ait entre vous union de sentiments, bonté compatissante, charité fraternelle, affection miséricordieuse, humilité.

Ne rendez point le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure ; bénissez, au contraire ; car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de devenir héritiers de la bénédiction.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 17, 13 ; Romains, 12, 17 ; 1 Thessaloniciens, 5, 15.

« Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal, et ses lèvres des paroles trompeuses ;

qu’il se détourne du mal, et fasse le bien ; qu’il cherche la paix et la poursuive.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 1, 16.

Car le Seigneur a les yeux sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs prières ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La face du Seigneur veut dire ici, comme en plusieurs autres endroits, sa colère, son courroux.

Et qui pourra vous faire du mal, si vous êtes appliqués à faire le bien ?

Que si pourtant vous souffrez pour la justice, heureux êtes-vous ! « Ne craignez point leurs menaces et ne vous laissez point troubler ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 10. ― N’ayez aucune crainte d’eux ; littéralement : Ne craignez pas leur crainte ; hébraïsme d’une grande énergie. Le mot eux se rapporte aux méchants mentionnés au verset 12.

mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur, le Christ, étant toujours prêts à répondre mais avec douceur et respect, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mais glorifiez dans vos cœurs, etc. Cette traduction de Bossuet rend parfaitement l’expression qui, dans la Vulgate comme dans le grec, répond à l’hébreu déclarer, proclamer saint.

ayant une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, vous couvriez de confusion ceux qui diffament votre bonne conduite dans le Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Pierre, 2, 12.

En effet, il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut ainsi, en faisant le bien, qu’en faisant le mal.

Aussi le Christ a souffert une fois la mort pour nos péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous ramener à Dieu, ayant été mis à mort selon la chair, mais rendu à la vie selon l’esprit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 5, 6 ; Hébreux, 9, 28.

C’est aussi dans cet esprit qu’il est allé prêcher aux esprits en prison,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En prison ; c’est-à-dire dans les limbes.

rebelles autrefois, lorsqu’aux jours de Noé la longanimité de Dieu temporisait, pendant que se construisait l’arche, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 7, 7 ; Matthieu, 24, 37 ; Luc, 17, 26. ― Par l’eau. Les eaux du déluge sauvèrent en effet la famille de Noé en soulevant l’arche, et en l’empêchant ainsi d’être submergée.

C’est elle qui aujourd’hui vous sauve, vous aussi, par son antitype le baptême, non pas cette ablution qui ôte les souillures du corps, mais celle qui est la demande faite à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le baptême est semblable au déluge sous le rapport de l’eau employée pour figurer la grâce qui purifie l’âme, et qui, en la purifiant, lui procure le salut. ― L’engagement ; littéralement, l’interrogation, mot qui se prend aussi quelque fois pour la promesse que l’on fait, l’engagement que l’on prend à la suite d’une question. Ainsi saint Pierre fait allusion, soit aux questions que l’on adresse à ceux qui se présentent pour recevoir le baptême, s’ils sont bien résolus à renoncer au démon et à embrasser la foi chrétienne, soit aux promesses solennelles que ceux-ci font en réponse à ces questions.

Après être monté au ciel, il est maintenant à la droite de Dieu ; à lui sont soumis les anges, les principautés et les puissances.