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Jacques 2

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Mes frères, n’alliez aucune acception de personnes avec la foi en Jésus-Christ notre Seigneur de gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 19, 15 ; Deutéronome, 1, 17 ; 16, 19 ; Proverbes, 24, 23 ; Ecclésiastique, 42, 1.

Si, par exemple, il entre dans votre assemblée un homme qui ait un anneau d’or et un vêtement magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre avec un habit sordide ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un anneau d’or. Les bagues en or ou autres métaux précieux étaient communes chez les anciens.

et que tournant vos regards vers celui qui est magnifiquement vêtu, vous lui disiez : « Vous, asseyez-vous ici, à cette place d’honneur », et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi là debout, ou assieds-toi ici, au bas de mon marchepied : »

n’est-ce pas faire entre vous des distinctions, et vous établir juges aux pensées perverses ?

Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde, pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?

Et vous, vous faites affront au pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment et qui vous traînent devant les tribunaux ?

Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ?

Que si vous accomplissez la loi royale, selon ce passage de l’Écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », vous faites bien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 19, 18 ; Matthieu, 22, 39 ; Marc, 12, 31 ; Romains, 13, 9 ; Galates, 5, 14. ― La loi royale ; c’est-à-dire qui domine toutes les autres, la loi suprême. « Sens : si pourtant vous agissez ainsi, non par mépris du pauvre, mais pour quelque motif honnête, et sans violer la première de toutes les lois, la charité, je ne vous condamne pas absolument. Mais si vous faites réellement acception des personnes, c’est-à-dire si vous humiliez le pauvre parce qu’il est pauvre, vous êtes coupable ; car (voir verset 10) quiconque transgresse un seul point de la loi, etc. » (CRAMPON)

Mais si vous faites acception des personnes, vous commettez un péché, et la loi elle-même vous condamne comme transgresseurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 19, 15 ; Jacques, 2, 1.

Car quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à faillir en un seul point, est coupable de tous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 19. ― Lorsque cette Epître fut écrite, il y avait des Juifs qui croyaient que violer la loi sur un point ou sur un petit nombre de points et la pratiquer sur tous les autres, n’était pas un péché grave qui pût attirer la colère de Dieu, qu’il y avait même un certain mérite en cela. Saint Augustin dit que c’était aussi l’erreur de quelques chrétiens de son temps. C’est donc contre cette erreur que saint Jacques s’élève ; et quand il dit toute, c’est qu’il considère la loi comme un tout pris dans son ensemble. Ainsi, qu’on viole tel ou tel précepte en particulier, c’est toujours la loi elle-même qui est violée.

En effet, celui qui a dit : « Tu ne commettras point d’adultère », a dit aussi : « Tu ne tueras point. » Si donc tu tues, quoique tu ne commettes point d’adultère, tu es transgresseur de la loi.

Parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de liberté.

Car le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n’aura pas fait miséricorde ; la miséricorde triomphe du jugement.

Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Est-ce que cette foi pourra le sauver ?

Si un frère ou une sœur sont dans la nudité et n’ont pas ce qui leur est nécessaire chaque jour de nourriture,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Jean, 3, 17.

et que l’un de vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?

Il en est de même de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

Mais on pourrait même dire : « Tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres. » Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai ma foi par mes œuvres.

Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi…, et ils tremblent !

Mais veux-tu te convaincre, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est sans vertu ?

Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 22, 9.

Tu vois que la foi coopérait à ses œuvres, et que par les œuvres sa foi fut rendue parfaite.

Et la parole de l’Écriture s’accomplit : « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice », et il fut appelé ami de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 15, 6 ; Romains, 4, 3 ; Galates, 3, 6.

Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

« Pour saint Jacques, Abraham est le représentant et le type de tous les vrais croyants : la conclusion est donc légitime. Sa doctrine est d’ailleurs conforme à celle de saint Paul, qui n’accorde de valeur qu’à « la foi agissante par les œuvres » (voir Galates, 5, 6). » (CRAMPON)

De même Rahab, la courtisane, ne fut-elle pas justifiée par les œuvres, quand elle reçut les envoyés de Josué et les fit partir par un autre chemin ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 2, 4 ; Hébreux, 11, 31. ― Rahab… recevant à Jéricho les espions de Josué.

De même que le corps sans âme est mort, ainsi la foi sans les œuvres est morte.