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Philémon 1
PAUL, prisonnier de Jésus-Christ ; et Timothée, son frère : à notre cher Philémon, notre coopérateur ;
à notre très-chère sœur Appie ; à Archippe, le compagnon de nos combats, et a l’Église qui est en votre maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Appia était très probablement, comme l’a supposé saint Jean Chrysostome, la femme de Philémon. ― Archippe devait être leur fils. ― A l’Eglise qui est dans ta maison. La maison de Philémon servait d’église ou de lieu de réunion pour les fidèles.
Que Dieu, notre Père, et Jésus-Christ notre Seigneur, vous donnent la grâce et la paix !
Me souvenant sans cesse de vous dans mes prières, je rends grâces à mon Dieu,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Faisant sans cesse mémoire de toi. Voir, pour le vrai sens de cette expression, Romains, 1, 9.
apprenant quelle est votre foi envers le Seigneur Jésus, et votre charité envers tous les saints ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour tous les saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.
et de quelle sorte la libéralité qui naît de votre foi, éclate aux yeux de tout le monde, se faisant connaître par tant de bonnes œuvres qui se pratiquent dans votre maison pour l’amour de Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ta participation à la foi. Comparer à Philippiens, 1, 5. D’autres traduisent : La libéralité qui naît de ta foi, qui est un effet de ta foi ; sens dont la Vulgate, en effet, est susceptible aussi bien que le texte grec. Ce verset difficile est diversement expliqué.
Car votre charité, mon cher frère, nous a comblés de joie et de consolation, voyant que les cœurs des saints ont reçu tant de soulagement de votre bonté.
C’est pourquoi, encore que je puisse prendre en Jésus-Christ une entière liberté de vous ordonner une chose qui est de votre devoir ;
néanmoins l’amour que j’ai pour vous, fait que j’aime mieux vous supplier, quoique je sois tel que je suis à votre égard, c’est-à-dire, quoique je sois Paul, et déjà vieux, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ.
Or la prière que je vous fais est pour mon fils Onésime, que j’ai engendré dans mes liens ;
qui vous a été autrefois inutile, mais qui vous sera maintenant très - utile, aussi bien qu’à moi.
Je vous le renvoie, et je vous prie de le recevoir comme mes entrailles.
J’avais pensé de le retenir auprès de moi, afin qu’il me rendît quelque service en votre place, dans les chaînes que je porte pour l’Évangile ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les liens de l’Evangile ; c’est-à-dire les liens dont je suis chargé pour l’Evangile.
mais je n’ai rien voulu faire sans votre avis, désirant que le bien que je vous propose n’ait rien de forcé, mais soit entièrement volontaire.
Car peut-être qu’il n’a été séparé de vous pour un temps, qu’afin que vous le recouvriez pour jamais,
non plus comme un simple esclave, mais comme celui qui d’esclave est devenu l’un de nos frères bien-aimés, qui m’est très-cher à moi en particulier, et qui doit vous l’être encore beaucoup plus, étant à vous et selon le monde, et selon le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Selon la chair, sous le rapport social, étant ton esclave ; selon le Seigneur, en sa qualité de chrétien.
Si donc vous me considérez comme étroitement uni à vous, recevez-le comme moi-même.
S’il vous a fait tort, ou s’il vous est redevable de quelque chose, mettez cela sur mon compte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rien que par sa fuite, Onésime avait causé un grave préjudice à son maître ; peut-être avait-il aussi commis quelque vol.
C’est moi, Paul, qui vous écris de ma main ; c’est moi qui vous le rendrai, pour ne pas vous dire que vous vous devez vous-même à moi.
Oui, mon frère, que je reçoive de vous cet avantage dans le Seigneur. Donnez-moi, au nom du Seigneur, cette sensible consolation.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Oui, mon frère. D’après l’édition autorisée de la Vulgate, ces mots se rattachent aux précédents, et confirment ce que l’Apôtre vient de dire.
Je vous écris ceci dans la confiance que votre soumission me donne, sachant que vous en ferez encore plus que je ne dis.
Je vous prie aussi de me préparer un logement. Car j’espère que Dieu me redonnera à vous encore une fois, par le mérite de vos prières.
Épaphras, qui est comme moi prisonnier pour Jésus-Christ, vous salue,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Epaphras. Voir Colossiens, 1, 7.
avec Marc, Aristarque, Démas et Luc, qui sont mes coopérateurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Marc, voir Actes des Apôtres, 12, 12. ― Aristarque. Voir Actes des Apôtres, 19, 29. ― Démas. Voir Colossiens, 4, 14. ― Luc l’évangéliste.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Philémon était le maître d’un esclave nommé Onésime, lequel, s’étant enfui de sa maison, se réfugia près de saint Paul. L’Apôtre le convertit, le réconcilia avec Philémon, et en un fit un apôtre.