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2 Timothée 4
JE vous conjure donc devant Dieu, et devant Jésus-Christ, qui jugera les vivants et les morts dans son avènement glorieux, et dans l’établissement de son règne,
d’annoncer la parole. Pressez les hommes à temps et à contre-temps ; reprenez, suppliez, menacez, sans vous lasser jamais de les tolérer et de les instruire.
Car il viendra un temps où les hommes ne pourront plus souffrir la saine doctrine : au contraire ayant une extrême démangeaison d’entendre ce qui les flatte, ils auront recours à une foule de docteurs propres à satisfaire leurs désirs ;
et fermant l’oreille à la vérité, ils l’ouvriront à des fables.
Mais pour vous, veillez continuellement ; souffrez constamment toutes sortes de travaux ; faites la charge d’un évangéliste ; remplissez tous les devoirs de votre ministère ; soyez sobre.
Car pour moi, je suis comme une victime qui a déjà reçu l’aspersion pour être sacrifiée ; et le temps de ma délivrance s’approche.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
On a déjà fait, etc. Chez les païens, les libations sur la victime se faisaient avant l’immolation. Or saint Paul devant mourir de la main des païens, a pu faire allusion à cet usage. Mais comme chez les Hébreux les libations ne se pratiquaient que sur la victime déjà immolée, les Pères grecs et la plupart des commentateurs expliquent ainsi ce passage : J’ai été immolé, on a déjà fait les libations sur moi ; il ne me reste que d’être consumé par le feu.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
J’ai combattu, etc. Voir 1 Timothée, 6, 12.
Il ne me reste qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée, que le Seigneur comme un juste juge me rendra en ce grand jour, et non-seulement à moi, mais encore à tous ceux qui aiment son avènement. Hâtez-vous de venir me trouver au plus tôt.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En ce jour ; c’est-à-dire au grand jour du jugement, comme le contexte le montre assez clairement. Comparer d’ailleurs à 1 Timothée, 1, vv. 12, 18.
Car Démas m’a abandonné, s’étant laissé emporter à l’amour du siècle, et il s’en est allé à Thessalonique :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Démas, voir Colossiens, 4, 14. ― A Thessalonique. Voir Actes des Apôtres, 17, 1.
Crescens, en Galatie ; Tite, en Dalmatie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Crescent, personnage inconnu. ― En Galatie. Voir Actes des Apôtres, 18, 23. ― Tite. Voir 2 Corinthiens, 2, 13. ― En Dalmatie, partie de l’Illyrie, sur la côte orientale de l’Adriatique.
Luc est seul avec moi. Prenez Marc avec vous, et amenez-le : car il peut beaucoup me servir pour le ministère de l’Évangile.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Colossiens, 4, 14. ― Luc l’évangéliste. ― Marc, voir Actes des Apôtres, 12, 12.
J’ai aussi envoyé Tychique à Éphèse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tychique. Voir Actes des Apôtres, 20, 4. ― A Ephèse, voir Actes des Apôtres, 18, 19.
Apportez-moi en venant le manteau que j’ai laissé à Troade, chez Carpus, et les livres, et surtout les papiers.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les livres dont parle ici saint Paul sont probablement les saintes Ecritures traduites en grec, et les parchemins, les rouleaux qui contenaient le texte hébreu écrit sur du parchemin, comme on en voir encore aujourd’hui chez les Juifs. ― A Troade ou Troas. Voir Actes des Apôtres, 16, 8. ― Carpus n’est mentionné que dans ce passage. ― Le manteau, penula, était une sorte de manteau long, sans manches, avec une simple ouverture pour la tête.
Alexandre, l’ouvrier en cuivre, m’a fait beaucoup de maux : le Seigneur lui rendra selon ses œuvres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Alexandre. Voir 1 Timothée, 1, 20.
Gardez-vous de lui ; parce qu’il a fortement combattu la doctrine que nous enseignons.
La première fois que j’ai défendu ma cause, nul ne m’a assisté, et tous m’ont abandonné. Je prie Dieu de ne le leur point imputer.
Mais le Seigneur m’a assisté et m’a fortifié, afin que j’achevasse la prédication de l’Évangile, et que toutes les nations l’entendissent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion.
Le Seigneur me délivrera de toute action mauvaise, et me sauvant me conduira dans son royaume céleste. À lui soit gloire dans les siècles des siècles ! Amen !
Saluez Prisque et Aquilas, et la famille d’Onésiphore.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Prisque ou Priscille et Aquila. Voir Actes des Apôtres, 18, 2. ― La famille d’Onésiphore. Voir 2 Timothée, 1, 16.
Éraste est demeuré à Corinthe. J’ai laissé Trophime malade à Milet.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Eraste. Voir Actes des Apôtres, 19, 22. ― Trophime. Voir Actes des Apôtres, 20, 4. ― A Corinthe. Voir Actes des Apôtres, 18, 1. ― A Milet. Voir Actes des Apôtres, 20, 15.
Hâtez-vous de venir avant l’hiver. Eubule, Pudens, Lin, Claudie, et tous les frères, vous saluent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Eubule, Pudens, Claudie. On ne connaît sur eux rien de certain. On suppose que Claudie était la femme de Pudens et Pudens, d’après plusieurs savants, était un sénateur romain, le père de sainte Praxède et de sainte Pudentienne, vierges et martyres. ― Lin devint pape et fut le successeur de saint Pierre sur le siège de Rome.
Que le Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! La grâce soit avec vous tous ! Amen !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En toute patience et doctrine ; c’est-à-dire sans jamais perdre patience et cesser d’instruire.