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1 Timothée 5

NE reprenez pas les vieillards avec rudesse ; mais avertissez-les comme vos pères ; les jeunes hommes, comme vos frères ;

les femmes âgées, comme vos mères ; les jeunes, comme vos sœurs, avec toute sorte de pureté.

Honorez et assistez les veuves qui sont vraiment veuves.

Si quelque veuve a des fils ou des petits-fils, qu’ils apprennent premièrement à exercer leur piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs pères et a leurs mères ce qu’ils ont reçu d'eux : car c’est une chose agréable à Dieu.

Mais que la veuve qui est vraiment veuve et abandonnée, espère en Dieu, et persévère jour et nuit dans les prières et les oraisons.

Car pour celle qui vit dans les délices, elle est morte, quoiqu’elle paraisse vivante.

Faites-leur donc entendre ceci, afin qu’elles se conduisent d’une manière irrépréhensible.

Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et particulièrement de ceux de sa maison, il a renoncé à la foi, et est pire qu’un infidèle.

Que celle qui sera choisie pour être mise au rang des veuves, n’ait pas moins de soixante ans ; qu’elle n’ait eu qu’un mari ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’elle n’ait eu qu’un mari. Comparer à 1 Timothée, 3, 2.

et qu’on puisse rendre témoignage de ses bonnes œuvres : si elle a bien élevé ses enfants, si elle a exercé l’hospitalité, si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru les affligés, si elle s’est appliquée à toutes sortes de bonnes œuvres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si elle a lavé, etc. Le lavement des pieds a toujours été considéré dans l’antiquité comme faisant partie de l’hospitalité.

Mais n’admettez point en ce nombre les jeunes veuves ; parce que la mollesse de leur vie les portant à secouer le joug de Jésus-Christ, elles veulent se remarier,

s’engageant ainsi dans la condamnation par le violement de la foi qu’elles lui avaient donnée auparavant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Leur première foi ; le vœu par lequel elles s’étaient engagées en Jésus-Christ.

Mais de plus, elles deviennent fainéantes, et s’accoutument à courir par les maisons ; et non-seulement elles sont fainéantes, mais encore causeuses et curieuses, s’entretenant de choses dont elles ne devraient point parler.

J’aime donc mieux que les jeunes se marient ; qu’elles aient des enfants ; qu’elles gouvernent leur ménage ; et qu’elles ne donnent aucun sujet aux ennemis de notre religion de nous faire des reproches.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Notre adversaire ; ou plus littéralement l’adversaire. C’est le démon, comme semble l’indiquer le verset suivant. Comparer à 1 Pierre, 5, 8. D’autres, prenant le mot adversaire pour un nom collectif, traduisent : Nos adversaires ; c’est-à-dire les ennemis de notre foi, de notre religion, les hérétiques et les païens.

Car il y en a déjà quelques-unes qui se sont détournées pour suivre Satan.

Si quelqu’un des fidèles a des veuves qui lui soient proches, qu’il leur donne ce qui leur est nécessaire, et que l’Église n’en soit pas chargée ; afin qu’elle puisse suffire à l’entretien de celles qui sont vraiment veuves.

Que les prêtres qui gouvernent bien, soient doublement honorés ; principalement ceux qui travaillent à la prédication de la parole, et à l’instruction des peuples.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A la parole ; c’est-à-dire à la prédication.

Car l’Écriture dit : Vous ne lierez point la bouche au bœuf qui foule le grain ; et, Celui qui travaille, est digne du prix de son travail.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 25, 4 ; 1 Corinthiens, 9, 9 ; Matthieu, 10, 10 ; Luc, 10, 7.

Ne recevez point d’accusation contre un prêtre, que sur la déposition de deux ou trois témoins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant, etc. ; sur la déposition, etc.

Reprenez devant tout le monde ceux qui seront coupables de crimes, afin que les autres aient de la crainte.

Je vous conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et les anges élus, d’observer ces choses, sans prévention et sans préjugé, ne faisant rien par des inclinations particulières.

N’imposez légèrement les mains à personne, et ne vous rendez point participant des péchés d’autrui. Conservez-vous pur vous-même.

Ne continuez plus à ne boire que de l’eau ; mais usez d’un peu de vin, à cause de votre estomac et de vos fréquentes maladies.

Il y a des personnes dont les péchés sont connus avant le jugement et l’examen qu’on pourrait en faire ; il y en a d’autres qui ne se découvrent qu’ensuite de cet examen.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Apôtre veut dire qu’il est certains hommes dont les péchés sont déjà connus, avant l’examen qu’on pourrait en faire et le jugement qu’on pourrait en porter, tandis qu’il y en a d’autres dont les fautes ne se découvrent que par suite de cet examen.

Il y en a de même dont les bonnes œuvres sont visibles avant qu’on les élise ; et si elles ne le sont pas encore, elles ne demeureront pas longtemps cachées.