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1 Timothée 1
PAUL, apôtre de Jésus-Christ, par l’ordre de Dieu, notre Sauveur, et de Jésus-Christ, notre espérance :
à Timothée, son cher fils dans la foi. Que Dieu, notre Père, et Jésus-Christ notre Seigneur, vous donnent la grâce, la miséricorde et la paix !
Je vous prie, comme je l’ai fait en partant pour la Macédoine, de demeurer à Éphèse, d’avertir quelques-uns de ne point enseigner une doctrine différente de la nôtre,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une autre doctrine : une doctrine différente de la nôtre. ― Pour la Macédoine. Voir Actes des Apôtres, 16, 9. ― A Ephèse. Voir Actes des Apôtres, 18, 19.
et de ne point s’amuser à des fables et à des généalogies sans fin, qui servent plus à exciter des disputes, qu’à fonder par la foi l’édifice de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Timothée, 4, 7 ; 2 Timothée, 2, 23 ; Tite, 3, 9. ― Fables consistant en des généalogies d’être intermédiaire imaginés entre Dieu et le monde, déjà connus de Philon sous le nom de puissances divines, et appelés Eons par les gnostiques du IIe siècle.
Car la fin des commandements, c’est la charité qui naît d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère :
devoirs d’où quelques-uns se détournant, se sont égarés en de vains discours,
voulant être les docteurs de la loi, et ne sachant ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils assurent si hardiment.
Or nous savons que la loi est bonne, si on en use selon l’esprit de la loi :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 7, 12.
en reconnaissant que la loi n’est pas pour le juste, mais pour les méchants et les esprits rebelles, pour les impies et les pécheurs, pour les scélérats et les profanes, pour les meurtriers de leur père ou de leur mère, pour les homicides,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La loi, en tant qu’elle menace, intimide et punit, n’est pas établie pour le juste ; c’est-à-dire qu’elle ne le regarde pas, mais qu’elle regarde seulement le pécheur ; parce que le juste, lui obéissant sans violence, sans contrainte, et l’accomplissant même avec plaisir et avec amour, n’est nullement sujet aux peines dont elle menace ceux qui la violent.
les fornicateurs, les abominables, les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et s’il y a quelque autre chose qui soit contraire à la saine doctrine,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les voleurs d’hommes ; ceux qui enlevaient les hommes et les vendaient comme esclaves, crime que la loi mosaïque punissait de mort. Voir Exode, 21, 16.
qui est selon l’Évangile de la gloire de Dieu souverainement heureux, dont la dispensation m’a été confiée.
Je rends grâces à notre Seigneur Jésus-Christ, qui m’a fortifié, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans son ministère :
moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur et un ennemi outrageux ; mais j’ai obtenu miséricorde de Dieu, parce que j’ai fait tous ces maux dans l’ignorance, n’ayant pas la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans l’incrédulité ; c’est-à-dire privé des lumières de la foi.
Et la grâce de Notre-Seigneur s’est répandue sur moi avec abondance, en me remplissant de la foi et de la charité qui est en Jésus-Christ.
C’est une vérité certaine, et digne d’être reçue avec une parfaite soumission : Que Jésus-Christ est venu dans le monde sauver les pécheurs, entre lesquels je suis le premier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 9, 13 ; Marc, 2, 17.
Mais j’ai reçu miséricorde, afin que je fusse le premier en qui Jésus-Christ fît éclater son extrême patience, et que j’en devinsse comme un modèle et un exemple à ceux qui croiront en lui pour acquérir la vie éternelle.
Au Roi des siècles, immortel, invisible, à l’unique Dieu, soit honneur et gloire dans les siècles des siècles ! Amen !
Ce que je vous recommande donc, mon fils Timothée, c’est qu’accomplissant les prophéties qu’on a faites autrefois de vous, vous vous acquittiez de tous les devoirs de la milice sainte,
conservant la foi et la bonne conscience, à laquelle quelques-uns ayant renoncé, ont fait naufrage en la foi ;
de ce nombre sont Hymenée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne plus blasphémer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Hyménée et Alexandre avaient été excommuniés par saint Paul. Il est de nouveau question d’Hyménée, voir 2 Timothée, 2, 17. Quant à Alexandre, il doit être différent de celui qui est mentionné à 2 Timothée, 4, 14, car ce dernier est qualifié d’ouvrier en airain.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 16, 1.