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2 Thessaloniciens 2

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

En ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères,

de ne pas vous laisser ébranler facilement dans vos sentiments, ni alarmer, soit par quelque esprit, soit par quelque parole ou lettre supposées venir de nous, comme si le jour du Seigneur était imminent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par quelque esprit prétendu divin ou prophétique, par révélation qu’on prétendrait faussement avoir reçue de l’Esprit-Saint. ― « Le jour du Seigneur signifie souvent dans l’Ecriture la fin du monde, le jugement universel, où le Seigneur se montrera avec sa grandeur, sa puissance et sa justice souveraines ; mais les auteurs sacrés désignent aussi quelquefois par ce terme les grands événements dans lesquels la majesté divine se manifeste d’une manière frappante, et qui sont comme des images de la catastrophe finale. Saint Paul avertit les fidèles de Thessalonique de ne pas se laisser troubler par ceux qui annoncent que ce jour est proche, en alléguant à cet égard certaines révélations qu’ils prétendent tenir directement du ciel ou qu’ils attribuent à l’Apôtre, sinon au Sauveur lui-même. Loin de confirmer ces prédictions, saint Paul enseigne qu’on ne doit pas s’attendre à voir sitôt l’accomplissement des divins oracles. Il assure qu’il doit se produire auparavant de grands événements, « la séparation », c’est-à-dire suivant l’explication la plus commune, l’apostasie des peuples chrétiens qui se sépareront de l’Eglise, et l’apparition du « fils de perdition », de l’homme de péché, de cet ennemi du vrai Dieu, qui se fera rendre à lui-même les honneurs divins. Ce qui portait l’Apôtre à donner cet avis à ses disciples, ce n’était pas seulement le désir de leur épargner une inquiétude sans fondement, c’était surtout la prévision du péril auquel leur foi serait exposée par les déceptions qui résulteraient de semblables illusions. C’est la même raison qui a porté l’Eglise à défendre sous peine d’excommunication d’annoncer pour une époque déterminée la venue de l’Antechrist ou le jour du jugement. » (L. BACUEZ.)

Que personne ne vous égare d’aucune manière ; car auparavant viendra l’apostasie, et se manifestera l’homme de péché, le fils de la perdition,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 5, 6. ― Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Eglise catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antechrist, à la fin des temps.

l’adversaire qui s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou honoré d’un culte, jusqu’à s’asseoir dans le sanctuaire de Dieu, et à se présenter comme s’il était Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le temple de Jérusalem que quelques-uns croient qu’il rebâtira, ou dans les Eglises chrétiennes qu’il consacrera à son culte, comme Mahomet a fait des églises d’Orient.

Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ?

Et maintenant vous savez ce qui le retient, pour qu’il se manifeste en son temps.

Car le mystère d’iniquité s’opère déjà, mais seulement jusqu’à ce que celui qui le retient encore paraisse au grand jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le mystère d’iniquité, etc. Seulement, que celui qui tient la foi, qui possède la foi, la tienne, s’y tienne fortement attaché, la conserve jusqu’à la mort de l’Antechrist ; ou bien : Seulement, que celui qui retient l’Antechrist (voir verset 6), le retienne jusqu’à ce qu’il meure (ou jusqu’à ce que l’apostasie ait disparu du milieu de l’Eglise) ; car le texte grec est comme la Vulgate, susceptible de ces deux interprétations. D’autres proposent ce sens : « La puissance du mal est déjà en activité, mais avec moins d’éclat ; il faut que celui qui le retient, qui l’empêche de se développer en toute liberté, ait disparu, pour que l’Antechrist vienne (…) L’enseignement oral de Paul avait rendu ce passage aussi clair pour les Thessaloniciens qu’il est resté obscur pour nous. Des centaines d’interprétations ont été proposées. » (CRAMPON, 1885)

Et alors se découvrira l’impie, que le Seigneur (Jésus) exterminera par le souffle de sa bouche, et anéantira par l’éclat de son avènement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 11, 4.

Dans son apparition cet impie sera, par la puissance de Satan, accompagné de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

avec toutes les séductions de l’iniquité, pour ceux qui se perdent, parce qu’ils n’ont pas ouvert leur cœur à l’amour de la vérité qui les eût sauvés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une opération d’erreur. Dieu permettra qu’ils soient réduits et trompés par des prodiges mensongers, en punition de ce qu’ils n’ont pas entretenu l’amour de vérité.

C’est pourquoi Dieu leur envoie des illusions puissantes qui les feront croire au mensonge,

en sorte qu’ils tombent sous son jugement tous ceux qui ont refusé leur foi à la vérité, et ont au contraire pris plaisir à l’injustice.

Pour nous, nous devons rendre à Dieu de continuelles actions de grâces pour vous, frères bien-aimés du Seigneur, de ce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour vous sauver par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

C’est à quoi il vous a appelés par notre prédication de l’Évangile, pour vous faire acquérir la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Apôtre donne ici la même autorité à ce qu’il a enseigné, soit de vive voix, soit par écrit. C’est pour cela que l’Eglise reçoit avec le même respect les vérités renfermées dans les Ecritures, et celles qui sont venue des Apôtres jusqu’à nous par le canal de la tradition.

Ainsi donc, frères, demeurez fermes et gardez les enseignements que vous avez reçus, soit de vive voix, soit par notre lettre.

Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, que Dieu notre Père, qui nous a aimés et nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance,

console vos cœurs et vous affermisse en toute bonne œuvre et bonne parole !