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Josué 24
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Josué assembla toutes les tribus d’Israël à Sichem, et il convoqua les anciens d’Israël, ses chefs, ses juges et ses officiers. Ils se présentèrent devant Dieu,
et Josué dit à tout le peuple : « Ainsi parle Yahweh, Dieu d’Israël : Vos pères, Tharé, père d’Abraham et père de Nachor, habitaient à l’origine de l’autre côté du fleuve, et ils servaient d’autres dieux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 11, 26.
Je pris votre père Abraham de l’autre côté du fleuve et je le conduisis dans tout le pays de Chanaan ; je multipliai sa postérité, et je lui donnai Isaac.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 11,31.
À Isaac je donnai Jacob et Ésaü, et je donnai pour possession à Ésaü la montagne de Séïr ; et Jacob et ses fils descendirent en Égypte. —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 21, 2 ; 25, 26 ; 36, 8 ; 46, 6.
Puis j’envoyai Moïse et Aaron, et je frappai l’Égypte comme je l’ai fait au milieu d’elle, et ensuite je vous en fis sortir.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 3, 10.
Je fis sortir d’Égypte vos pères, et vous arrivâtes à la mer. Les Égyptiens poursuivirent vos pères, avec des chars et des cavaliers, jusqu’à la mer Rouge.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 12, 37 ; 14, 9.
Ils crièrent à Yahweh ; et Yahweh mit des ténèbres entre vous et les Égyptiens ; il ramena sur eux la mer, et elle les couvrit. Vos yeux ont vu ce que j’ai fait en Égypte, et vous restâtes longtemps dans le désert. —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et les couvrit ; c’est-à-dire le Seigneur, ou plutôt la mer ; car il arrive souvent en hébreu que le complément d’un verbe qui précède, sert de sujet au verbe qui suit, sans que rien dans la phrase indique ce double emploi.
Je vous menai au pays des Amorrhéens, qui habitaient de l’autre côté du Jourdain, et ils combattirent contre vous. Je les livrai entre vos mains ; vous prîtes possession de leur pays, et je les détruisis de devant vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 21, 24.
Balac, fils de Séphor, roi de Moab, se leva et combattit Israël ; il fit appeler Balaam, fils de Béor, pour qu’il vous maudît.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 22, 5.
Mais je ne voulus pas écouter Balaam ; il vous bénit, et je vous délivrai de la main de Balac. —
Vous passâtes le Jourdain et vous arrivâtes à Jéricho. Les hommes de Jéricho combattirent contre vous, puis les Amorrhéens, les Phérézéens, les Chananéens, les Héthéens, les Gergéséens, les Hévéens et les Jébuséens, et je les livrai entre vos mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Josué, 3, 14 ; 6, 1 ; 11, 3. ― Vous vîntes à Jéricho. Voir Josué, note 6.1.
J’envoyai devant vous les frelons qui les chassèrent de devant vous, ainsi que les deux rois des Amorrhéens ; ce ne fut ni par ton épée ni par ton arc.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 23, 28 ; Deutéronome, 7, 20 ; Josué, 11, 20.
Je vous donnai ainsi une terre que vous n’aviez pas cultivée, des villes que vous n’aviez pas bâties et que vous habitez, des vignes et des oliviers que vous n’aviez pas plantés et dont vous mangez les fruits.
Craignez donc Yahweh et servez-le avec intégrité et vérité ; ôtez les dieux qu’ont servis vos pères de l’autre côté du fleuve et en Égypte, et servez Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Rois, 7, 3 ; Tobie, 14, 10.
Que si vous ne trouvez pas bon de servir Yahweh, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, soit les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, soit les dieux des Amorrhéens dont vous habitez le pays. Pour moi et ma maison, nous servirons Yahweh. »
Le peuple répondit et dit : « Loin de nous de vouloir abandonner Yahweh pour servir d’autres dieux !
Car c’est Yahweh, notre Dieu, qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, de la maison de servitude ; et qui a opéré sous nos yeux ces grands prodiges, et qui nous a gardés tout le long du chemin que nous avons parcouru, et parmi tous les peuples au milieu desquels nous avons passé.
Yahweh a chassé de devant nous tous les peuples, et les Amorrhéens qui habitaient ce pays. Nous aussi, nous servirons Yahweh, car il est notre Dieu. »
Josué dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir Yahweh, car c’est un Dieu saint, c’est un Dieu jaloux ; il ne pardonnera pas vos transgressions et vos péchés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vous ne pourrez pas, etc. Il est évident que Josué ne veut pas dire aux Israélites qu’il leur est impossible de servir le Seigneur, puisque dans les versets précédents il les exhorte fortement à le faire ; son but est simplement de les engager à réfléchir plus sérieusement sur leur promesse, et à ranimer leur courage; c’est comme il leur eût dit : Vous promettez de servir le Seigneur, mais le pourrez-vous avec votre penchant si prononcé pour l’idolâtrie, et avec votre si grande facilité à vous y laisser entraîner ? Serez-vous assez fermes et assez courageux pour persévérer dans les sentiments qui vous animent aujourd’hui ?
Si vous abandonnez Yahweh et que vous serviez des dieux étrangers, il se retournera, il vous fera du mal et vous consumera, après vous avoir fait du bien. »
Le peuple dit à Josué : « Non ! car nous servirons Yahweh. »
Josué dit au peuple : « Vous êtes témoins contre vous-même que vous avez choisi Yahweh pour le servir. » Ils répondirent : « Nous en sommes témoins. »
Il dit : « Et maintenant ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez vos cœurs vers Yahweh, le Dieu d’Israël. »
Et le peuple dit à Josué : « Nous servirons Yahweh, notre Dieu, et nous obéirons à sa voix. »
C’est ainsi que Josué conclut en ce jour-là une alliance avec le peuple, et qu’il lui donna à Sichem des lois et des ordonnances.
Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa là, sous le chêne qui était dans le lieu consacré à Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par sanctuaire, on peut entendre, avec plusieurs commentateurs, une tente ou un sanctuaire passager qu’on avait dressé sous ce chêne, pour y placer l’archer durent le peu de temps qu’elle fut à Sichem.
Et Josué dit à tout le peuple : « Voici, cette pierre servira de témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que Yahweh nous a dites ; elle servira de témoin contre vous, afin que vous ne reniiez pas votre Dieu. »
Et Josué renvoya le peuple, chacun dans son héritage.
Après cela, Josué, fils de Nun, serviteur de Yahweh, mourut, âgé de cent dix ans.
On l’ensevelit dans le territoire qu’il avait eu en partage, à Thamnath-Saré, dans la montagne d’Ephraïm, au nord du mont Gaas.
Israël servit Yahweh pendant toute la vie de Josué, et pendant toute la vie des anciens qui survécurent à Josué et qui connaissaient tout ce que Yahweh avait fait en faveur d’Israël.
Les ossements de Joseph, que les enfants d’Israël avaient emportés d’Égypte, furent enterrés à Sichem, dans la pièce de terre que Jacob avait achetée cent kesitas des fils de Hémor, père de Sichem, et ils devinrent la propriété des fils de Joseph.
Eléazar, fils d’Aaron, mourut, et on l’enterra à Gabaa, ville de Phinées, son fils, auquel elle avait été donnée, dans la montagne d’Ephraïm.
Commentaire (versets 29 à 33) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 29 à 33 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
On peut admettre que la fin de ce chapitre a été insérée dans ce livre par une main étrangère, mais autorisée. On aura voulu sans doute réunir en un même corps d’ouvrage tout ce qui avait rapport à l’histoire de Josué, comme il paraît qu’on a fait pour Moïse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A Sichem, au centre de la Palestine. Voir Genèse, note 12.6.