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1 Thessaloniciens 5

OR pour ce qui regarde le temps et les moments, il n’est pas besoin, mes frères, de vous en écrire ;

parce que vous savez bien vous-mêmes, que le jour du Seigneur doit venir comme un voleur de nuit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Pierre, 3, 10 ; Apocalypse, 3, 3 ; 16, 15.

Car lorsqu’ils diront, Nous voici en paix et en sûreté, ils se trouveront surpris tout d’un coup par une ruine imprévue, comme l’est une femme grosse par les douleurs de l’enfantement, sans qu’il leur reste aucun moyen de se sauver.

Mais quant à vous, mes frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres pour être surpris de ce jour comme d’un voleur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les ténèbres désignent l’état malheureux de l’humanité coupable, en dehors de la grâce et de la vérité évangélique.

Vous êtes tous des enfants de lumière et des enfants du jour ; nous ne sommes point enfants de la nuit, ni des ténèbres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Nous, chrétiens, nous n’appartenons pas à la nuit, etc.

Ne dormons donc point comme les autres ; mais veillons, et gardons-nous de l’enivrement de l’âme.

Car ceux qui dorment, dorment durant la nuit ; et ceux qui s’enivrent, s’enivrent durant la nuit.

Mais nous qui sommes enfants du jour, gardons-nous de cette ivresse ; et armons-nous en prenant pour cuirasse la foi et la charité, et pour casque l’espérance du salut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 59, 17 ; Ephésiens, 6, vv. 14, 17.

Car Dieu ne nous a pas destinés à être les objets de sa colère, mais à acquérir le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ;

qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, ou que nous dormions, nous vivions toujours avec lui.

C’est pourquoi consolez-vous mutuellement, et édifiez-vous les uns les autres, ainsi que vous le faites.

Or nous vous supplions, mes frères, de considérer beaucoup ceux qui travaillent parmi vous, qui vous gouvernent selon le Seigneur, et qui vous avertissent de votre devoir ;

et d’avoir pour eux une particulière vénération par un sentiment de charité, à cause qu’ils travaillent pour votre salut. Conservez toujours la paix avec eux.

Je vous prie encore, mes frères, reprenez ceux qui sont déréglés ; consolez ceux qui ont l’esprit abattu ; supportez les faibles ; soyez patients envers tous.

Prenez garde que nul ne rende à un autre le mal pour le mal ; mais cherchez toujours à faire du bien, et à vos frères, et à tout le monde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 17, 13 ; 20, 22 ; Romains, 12, 17 ; 1 Pierre, 3, 9.

Soyez toujours dans la joie.

Priez sans cesse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ecclésiastique, 18, 22 ; Luc, 18, 1 ; Colossiens, 4, 2.

Rendez grâces à Dieu en toutes choses : car c’est la ce que Dieu veut que vous fassiez tous en Jésus-Christ.

N’éteignez pas l’esprit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

N’éteignez pas l’Esprit de Dieu, en mettant obstacle à son opération en vous, et en empêchant ceux qu’il a enrichis de ses dons de s’en servir pour l’utilité de l’Eglise.

Ne méprisez pas les prophéties.

Éprouvez tout, et approuvez ce qui est bon.

Abstenez-vous de tout ce qui a quelque apparence de mal.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Abstenez-vous, rejetez tout ce qui est mauvais. ― De toute apparence de mal : de l’apparence même du mal, de peur de scandaliser les faibles.

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même en toute manière : afin que tout ce qui est en vous, l’esprit, l’âme et le corps, se conservent sans tache pour l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par tous les moyens, ou en toute manière, ou en toutes choses, en tout ce qui vous arrivera ou enfin entièrement. Le grec porte absolument tous, en rapportant cet adjectif au pronom vous. ― L’esprit ou l’entendement, et l’âme ou la volonté, désignent les deux principales facultés de l’âme. « L’esprit et l’âme, dans saint Paul, ne désignent pas deux substances distinctes. L’esprit, c’est la partie supérieure de l’âme, siège de la raison et de la liberté, et aussi de la vie divine de la grâce ; l’âme, c’est la partie inférieure, principe de la vie physique, siège des phénomènes sensibles. » (CRAMPON, 1885)

Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui fera cela en vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 1, 9. ― Il fera que vous soyez conservés irrépréhensibles.

Mes frères, priez pour nous.

Saluez tous nos frères en leur donnant le saint baiser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La lettre est donc adressée aux chefs de la communauté, aux prêtres.

Je vous conjure par le Seigneur, de faire lire cette lettre devant tous les saints frères.

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous ! Amen !