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Éphésiens 5

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Soyez donc des imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ;

et marchez dans la charité, à l’exemple du Christ, qui nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une oblation et un sacrifice d’agréable odeur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 13, 34 ; 15, 12 ; 1 Jean, 4, 21.

Qu’on n’entende même pas dire qu’il y ait parmi vous de fornication, d’impureté de quelque sorte, de convoitise, ainsi qu’il convient à des saints.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 5.

Point de paroles déshonnêtes, ni de bouffonneries, ni de plaisanteries grossières, toutes choses qui sont malséantes ; mais plutôt des actions de grâces.

Car, sachez-le bien, aucun impudique, aucun impur, aucun homme cupide (lequel est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.

Que personne ne vous abuse par de vains discours ; car c’est à cause de ces vices que la colère de Dieu vient sur les fils de l’incrédulité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 24, 4 ; Marc, 13, 5 ; Luc, 21, 8 ; 2 Thessaloniciens, 2, 3. ― Les fils de la défiance ou de l’incrédulité. Voir sur cet hébraïsme, Ephésiens, 2, 2.

N’ayez donc aucune part avec eux.

Autrefois vous étiez ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière.

Car le fruit de la lumière consiste en tout ce qui est bon, juste et vrai.

Examinez ce qui est agréable au Seigneur ;

et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt condamnez-les.

Car, ce qu’ils font en secret, on a honte même de le dire ;

mais toutes ces abominations, une fois condamnées, sont rendues manifestes par la lumière ; car tout ce qui est mis au jour, est lumière.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Est lumière ; c’est-à-dire devient lumière ; hébraïsme, pour devient tout brillant de lumière, tout lumineux.

C’est pourquoi il est dit : « Éveille-toi, toi qui dors ; lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Ecriture dit. Trois passages différents d’Isaïe ont beaucoup de rapport avec la citation que fait ici l’Apôtre ; ce sont Isaïe, 9, 2 ; 26, 19 ; 60, 1-2. Mais il faut se rappeler que saint Paul cite rarement les textes de l’Ecriture dans leurs propres termes.

Ayez donc soin, [mes frères], de vous conduire avec prudence, non en insensés,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 4, 5.

mais comme des hommes sages ; rachetez le temps, car les jours sont mauvais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Rachetant le temps ; c’est-à-dire le faisant tourner à notre profit ; métaphore tirée de ce qui se pratique dans le commerce. On est attentif à toutes les occasions qui se présentent de faire un bon marché, et d’acheter quelque chose de précieux. On ne néglige rien pour acheter ou vendre à profit. ― Les jours sont mauvais ; c’est-à-dire pleins de tentations et de périls, qui nous exposent à toute heure au danger de nous perdre.

C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 12, 2 ; 1 Thessaloniciens, 4, 3.

Ne vous enivrez pas de vin : c’est la source de la débauche ; mais remplissez-vous de l’Esprit-Saint.

Entretenez-vous les uns les autres de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond du cœur en l’honneur du Seigneur.

Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour toutes choses, joies et peines. ― Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, puisque c’est en vue de ses mérites que Dieu nous accorde ses grâces.

Soyez soumis les uns aux autres dans le crainte du Christ.

Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 3, 16 ; Colossiens, 3, 18 ; 1 Pierre, 3, 1.

car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Église, son corps, dont il est le Sauveur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 11, 3.

Or, de même que l’Église est soumise au Christ, les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Eglise, selon saint Paul, obéit toujours à Jésus-Christ ; par conséquent elle ne se séparera jamais de lui, et ne deviendra jamais adultère.

Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 19.

afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée dans l’eau baptismale, avec la parole,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par la parole de vie, les Pères, en général, entendent les paroles que l’on prononce en baptisant, et qui constituent la forme du baptême.

pour la faire paraître, devant lui, cette Église, glorieuse, sans tache, sans ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Non seulement l’Eglise triomphante, mais l’Eglise militante elle-même réunit les qualités décrites ici par l’Apôtre, si on la considère par rapport à son chef, Jésus-Christ, à sa doctrine, à ses sacrements, à ses lois, à ses membres même, tels que les âmes justes et fidèles qui, malgré quelques imperfections légères, sont cependant ornées de la grâce sanctifiante.

C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes, comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ainsi : l’amour des époux a pour but final leur sanctification mutuelle.

Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et l’entoure de soins, comme fait le Christ pour l’Église,

parce que nous sommes membres de son corps, [formés « de sa chair et de ses os. »]

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et de deux ils deviendront une seule chair. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 2, 24 ; Matthieu, 19, 5 ; Marc, 10, 7 ; 1 Corinthiens, 6, 16.

Ce mystère est grand ; je veux dire, par rapport au Christ et à l’Église.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce sacrement est grand. « Dans les paroles d’Adam (voir verset 31), outre le sens littéral, Paul découvre une signification plus profonde, mystérieuse, dans son application aux rapports du Christ et de son Eglise : le Christ, l’homme par excellence a, dans son Incarnation, quitté son Père céleste et sa mère la synagogue, pour s’unir à l’humanité rachetée, l’Eglise sortie de son côté, c’est-à-dire de sa nature humaine glorifiée, et tous deux ne forment plus qu’un seul corps. Ce sens, Paul se contente de l’affirmer, et, sans plus de développement, il résume dans le verset suivant les devoirs de l’homme et de la femme. Ce verset dit, le Concile de Trente, insinue le caractère sacramentel du mariage chrétien. » (CRAMPON, 1885)

Au reste, que chacun de vous, de la même manière, aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.