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Galates 4
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Or je dis ceci : Aussi longtemps que l’héritier est enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ;
mais il est soumis à des tuteurs et à des curateurs jusqu’au temps marqué par le père.
De même, nous aussi, quand nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde.
Mais lorsque est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, né sous la Loi,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La plénitude du temps ; c’est-à-dire le temps de la majorité.
pour affranchir ceux qui sont sous la Loi, afin de nous conférer l’adoption.
Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Abba, Père. Voir Marc, 14, 36.
Ainsi tu n’es plus esclave, tu es fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu.
Autrefois, il est vrai, ne connaissant pas Dieu, vous serviez ceux qui par leur nature ne sont pas dieux ;
mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces pauvres et faibles rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ?
Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’Apôtre parle ici soit de l’observation des jours heureux ou malheureux, soit des fêtes juives, à l’observance desquelles les docteurs juifs cherchaient à amener les Galates.
J’ai peur pour vous d’avoir travaillé en vain parmi vous.
Devenez comme moi, puisque moi-même je suis comme vous, frères, je vous en supplie. Vous ne m’avez blessé en rien.
Quand je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile, vous savez quelle était l’infirmité de ma chair ; et cependant ce qui dans ma chair était une épreuve pour vous,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la faiblesse de la chair ; c’est-à-dire au milieu des tribulations que j’éprouvais. « Lorsque Paul traversa pour la première fois le pays des Galates (voir Actes des Apôtres, 16, 6), il fut, paraît-il, retenu au milieu d’eux par un état de maladie ; et il profita de ce séjour forcé pour leur annoncer l’Evangile. ― Cette épreuve : sa maladie, que Paul appelle la faiblesse de la chair, aurait pu nuire au succès de sa prédication, en attirant sur lui le mépris des Galates ; mais il n’en fut rien. » (CRAMPON)
vous ne l’avez ni méprisé ni repoussé ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus.
Que sont devenus ces heureux sentiments ? Car je vous rends ce témoignage que, s’il eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.
Je serais donc devenu votre ennemi, parce que je vous ai dit la vérité ?
L’affection dont ces gens font étalage pour vous, n’est pas bonne, ils veulent vous détacher de nous, afin que vous vous attachiez à eux.
Il est beau d’être l’objet d’une vive affection, quand c’est dans le bien, toujours, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.
Mes petits enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous ;
combien je voudrais être auprès de vous à cette heure et changer de langage, car je suis dans une grande perplexité à votre sujet !
Dites-moi, vous qui voulez être sous la Loi, n’entendez-vous pas la Loi ?
Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de la servante, l’autre de la femme libre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 16, 15 ; 21, 2. ― Deux fils, Ismaël et Isaac, le premier de la servante égyptienne, Agar, le second, de la femme libre, Sara.
Mais le fils de la servante naquit selon la chair, et celui de la femme libre en vertu de la promesse.
Ces choses ont un sens allégorique ; car ces femmes sont deux alliances. L’une, du mont Sinaï, enfantant pour la servitude : c’est Agar,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mont Sina où la loi fut donnée au peuple d’Israël, dans la péninsule du Sinaï.
— car Sinaï est une montagne en Arabie — elle correspond à la Jérusalem actuelle, laquelle est esclave, elle et ses enfants.
Mais la Jérusalem d’en haut est libre : c’est elle qui est notre mère ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La Jérusalem d’en haut, le ciel.
car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantais point ! Éclate en cris de joie et d’allégresse, toi qui ne connaissais pas les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui avait l’époux. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 54, 1.
Pour vous, frères, vous êtes, à la manière d’Isaac, enfants de la promesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 9, 8.
Mais de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.
Mais que dit l’Écriture ? « Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave ne saurait hériter avec le fils de la femme libre. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 21, 10.
C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de la servante, mais de la femme libre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux éléments du monde, donnés au monde ; c’est-à-dire aux cérémonies de la loi en usage parmi les Juifs charnels, et qui étaient des instructions grossières et figuratives que Dieu donnait au monde.