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Galates 3
Ô GALATES insensés ! qui vous a ensorcelés, pour vous rendre ainsi rebelles à la vérité, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été représenté, ayant été lui-même crucifié en vous ?
Je ne veux savoir de vous qu’une seule chose : Est-ce par les œuvres de la loi, que vous avez reçu le Saint-Esprit, ou par la foi que vous avez entendu prêcher ?
Êtes-vous si insensés qu’après avoir commencé par l’esprit, vous finissiez maintenant par la chair ?
Sera-ce donc en vain que vous avez tant souffert ? si toutefois ce n’est qu’en vain.
Celui donc qui vous communique son Esprit, et qui fait des miracles parmi vous, le fait-il par les œuvres de la loi, ou par la foi que vous avez entendu prêcher ?
selon qu’il est écrit d’Abraham, qu’il crut ce que Dieu lui avait dit, et que sa foi lui fut imputée à justice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 15, 6 ; Romains, 4, 3 ; Jacques, 2, 23.
Sachez donc, que ceux qui s’appuient sur la foi, sont les vrais enfants d’Abraham.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ceux qui s’appuient sur la foi ; littéralement : Qui sont de la foi, ou par la foi, en vertu de la foi. L’Apôtre veut dire que c’est la foi qui fait les véritables enfants d’Abraham.
Aussi Dieu, dans l’Écriture, prévoyant qu’il justifierait les nations par la foi, l’a annoncé par avance à Abraham, en lui disant : Toutes les nations de la terre seront bénies en vous. !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 12, 3 ; Ecclésiastique, 44, 20.
Ceux qui s’appuient sur la foi, sont donc bénis avec le fidèle Abraham.
Au lieu que tous ceux qui s’appuient sur les œuvres de la loi, sont dans la malédiction, puisqu’il est écrit : Malédiction sur tous ceux qui n’observent pas tout ce qui est prescrit dans le livre de la loi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 27, 26.
Et il est clair que nul par la loi n’est justifié devant Dieu ; puisque, selon l’Écriture : Le juste vit de la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Habacuc, 2, 4 ; Romains, 1, 17.
Or la loi ne s’appuie point sur la foi ; au contraire, elle dit : Celui qui observera ces préceptes, y trouvera la vie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 5. ― Avant les paroles celui qui observera, etc., il faut restituer l’ellipse de la formule l’Ecriture dit, qui est ici évidemment sous-entendue.
Mais Jésus-Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, s’étant rendu lui-même malédiction pour nous, selon qu’il est écrit, Maudit est celui qui est pendu au bois ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 21, 23.
afin que la bénédiction donnée à Abraham fût communiquée aux gentils en Jésus-Christ, et qu’ainsi nous reçussions par la foi le Saint-Esprit qui avait été promis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La promesse de l’Esprit ; c’est-à-dire l’Esprit qui avait été promis implicitement, voir Genèse, 22, 17-18 ; mais explicitement, voir Isaïe, 44, 3 ; Ezéchiel, 39, 29 ; Joël, 2, 28.
Mes frères, je me servirai de l’exemple d’une chose humaine et ordinaire : Lorsqu’un homme a fait un testament en bonne forme, nul ne peut le casser, ni y ajouter.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 9, 17.
Or les promesses de Dieu ont été faites à Abraham, et à celui qui devait naître de lui. Il ne dit pas, À ceux qui naîtront de vous ; comme s’il eût parlé de plusieurs ; mais comme parlant d’un seul, À celui qui naîtra de vous ; qui est Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il ; c’est-à-dire Dieu.
Ce que je veux donc dire est, que Dieu ayant fait un testament en bonne forme en faveur de Jésus-Christ, la loi qui n’a été donnée que quatre cent trente ans après, n’a pu le rendre nul, ni en abroger la promesse.
Car si c’est par la loi que l’héritage nous est donné, ce n’est donc plus par la promesse. Or c’est par la promesse que Dieu l’a donné à Abraham.
À quoi servait donc la loi ? Elle a été établie pour faire connaître les prévarications que l’on commettait en la violant, jusqu’à l’avènement de celui qui devait naître d’Abraham et que la promesse regardait. Et cette loi a été donnée par le ministère des anges, et par l’entremise d’un médiateur.
Mais il n’y a point de médiateur quand un seul s’engage : or Dieu traitant avec Abraham est le seul qui s’engage.
La loi est-elle donc opposée aux promesses de Dieu ? Nullement. Car si la loi qui a été donnée avait pu donner la vie, on pourrait dire alors avec vérité, que la justice s’obtiendrait par la loi.
Mais la loi écrite a comme renfermé tous les hommes sous le péché ; afin que ce que Dieu avait promis, fût donné par la foi en Jésus-Christ par ceux qui croiraient en lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mot tout est pour tous les hommes. Nous avons déjà fait observer que cette énallage de genre avait pour but d’exprimer la généralité la plus complète. L’Apôtre ne fait que répéter ici ce qu’il a dit précédemment, voir Romains, 3, 9, savoir que les Juifs et les Grecs (c’est-à-dire tous les gentils) étaient tous sous le péché.
Or, avant que la foi fût venue, nous étions sous la garde de la loi, qui nous tenait renfermés, pour nous disposer à cette foi qui devait être révélée un jour.
Ainsi la loi nous a servi de conducteur, pour nous mener comme des enfants a Jésus-Christ ; afin que nous fussions justifiés par la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les pédagogues, chez les Grec et les Romains, étaient ordinairement des esclaves qui accompagnaient partout les enfants confiés à leurs soins, veillaient sur eux et leur apprenaient les premiers éléments des connaissances, jusqu’à ce que l’enfant pût entendre plus tard les leçons de quelque maître renommé. Tel fut exactement le rôle de la Loi auprès du peuple Juif.
Mais la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un conducteur, comme des enfants ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nous sommes des fils sortis de tutelle, libres.
puisque vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ.
Car vous tous qui avez été baptisés en Jésus-Christ, vous avez été revêtus de Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 6, 3.
Il n’y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil : ni d’esclave, ni de libre ; ni d’homme, ni de femme ; mais vous n’êtes tous qu’un en Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Grec ; c’est-à-dire gentil en général.
Si vous êtes à Jésus-Christ, vous êtes donc la race d’Abraham, et les héritiers selon la promesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si cependant, etc. ; c’est-a-dire je veux espérer que ce ne sera pas en vain.