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Galates 3
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Ô Galates insensés ! qui vous a fascinés, vous aux yeux de qui a été tracée l’image de Jésus-Christ crucifié.
Voici seulement ce que je voudrais savoir de vous : Est-ce par les œuvres de la Loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la soumission de la foi ?
Avez-vous si peu de sens, qu’après avoir commencé par l’esprit, vous finissiez par la chair ?
Avez-vous fait une telle expérience en vain ? si toutefois c’est en vain.
Celui qui vous confère l’Esprit et qui opère parmi vous des miracles, le fait-il donc par les œuvres de la Loi, ou par la soumission de la foi ?
comme il est écrit : « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 15, 6 ; Romains, 4, 3 ; Jacques, 2, 23.
Reconnaissez donc que ceux-là sont fils d’Abraham, qui sont de la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ceux qui s’appuient sur la foi ; littéralement : Qui sont de la foi, ou par la foi, en vertu de la foi. L’Apôtre veut dire que c’est la foi qui fait les véritables enfants d’Abraham.
Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations par la foi, annonça d’avance à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 12, 3 ; Ecclésiastique, 44, 20.
De sorte que ceux qui sont de la foi sont bénis avec le fidèle Abraham.
En effet tous ceux qui s’appuient sur les œuvres de la Loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : « Maudit quiconque n’est pas constant à observer tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 27, 26.
Or que par la Loi nul ne soit justifié devant Dieu, cela est manifeste, puisque le « juste vivra par la foi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Habacuc, 2, 4 ; Romains, 1, 17.
Or la Loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : « Celui qui accomplira ces commandements vivra en eux. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 5. ― Avant les paroles celui qui observera, etc., il faut restituer l’ellipse de la formule l’Ecriture dit, qui est ici évidemment sous-entendue.
Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en se faisant malédiction pour nous, — car il est écrit : « Maudit quiconque est pendu au bois, » —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 21, 23.
afin que la bénédiction promise à Abraham s’étendît aux nations dans le Christ Jésus, afin que nous pussions recevoir par la foi l’Esprit promis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La promesse de l’Esprit ; c’est-à-dire l’Esprit qui avait été promis implicitement, voir Genèse, 22, 17-18 ; mais explicitement, voir Isaïe, 44, 3 ; Ezéchiel, 39, 29 ; Joël, 2, 28.
Frères, — je parle selon les usages des hommes, — un contrat en bonne forme, bien que l’engagement soit pris par un homme, n’est annulé par personne, et personne n’y ajoute.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 9, 17.
Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. On ne dit pas : « Et à ses descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; mais il dit : « À ta descendance », comme ne parlant que d’un seul, savoir le Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il ; c’est-à-dire Dieu.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l’héritage s’obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d’une promesse ; or, c’est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt « la descendance » à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par les anges, par l’entremise d’un médiateur.
Or le médiateur n’est pas médiateur d’un seul ; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mot tout est pour tous les hommes. Nous avons déjà fait observer que cette énallage de genre avait pour but d’exprimer la généralité la plus complète. L’Apôtre ne fait que répéter ici ce qu’il a dit précédemment, voir Romains, 3, 9, savoir que les Juifs et les Grecs (c’est-à-dire tous les gentils) étaient tous sous le péché.
Avant que vînt la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
Ainsi la Loi a été notre pédagogue pour nous conduire au Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les pédagogues, chez les Grec et les Romains, étaient ordinairement des esclaves qui accompagnaient partout les enfants confiés à leurs soins, veillaient sur eux et leur apprenaient les premiers éléments des connaissances, jusqu’à ce que l’enfant pût entendre plus tard les leçons de quelque maître renommé. Tel fut exactement le rôle de la Loi auprès du peuple Juif.
Mais la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nous sommes des fils sortis de tutelle, libres.
Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus.
Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 6, 3.
Il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni homme libre ; il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Grec ; c’est-à-dire gentil en général.
Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc « descendance » d’Abraham, héritiers selon la promesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si cependant, etc. ; c’est-a-dire je veux espérer que ce ne sera pas en vain.