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1 Corinthiens 11

SOYEZ mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset est la conclusion du chapitre précédent.

Je vous loue, mes frères, de ce que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et que vous gardez les traditions et les règles que je vous ai données.

Mais je désire que vous sachiez que Jésus-Christ est le chef et la tête de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 5, 23.

Tout homme qui prie, ou qui prophétise, ayant la tête couverte, déshonore sa tête.

Mais toute femme qui prie, ou qui prophétise, n’ayant point la tête couverte d’un voile, déshonore sa tête : car c’est comme si elle était rasée.

Si une femme ne se voile point la tête, elle devrait donc avoir aussi les cheveux coupés. Mais s’il est honteux à une femme d’avoir les cheveux coupés, ou d’être rasée, qu’elle se voile la tête.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’elle soit tondue : qu’elle soit ou qu’elle consente à passer pour une femme dévergondée.

Pour ce qui est de l’homme, il ne doit point se couvrir la tête, parce qu’il est l’image et la gloire de Dieu ; au lieu que la femme est la gloire de l’homme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 1, 29.

Car l’homme n’a point été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Adam a été créé directement par Dieu ; Eve a été formée d’une côte d’Adam.

et l’homme n’a point été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 2, 23.

C’est pourquoi la femme doit porter sur sa tête, à cause des anges, la marque de la puissance que l’homme a sur elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une puissance ; une marque, un symbole de la puissance, que l’homme a sur elle ; c’est-à-dire un voile, par respect pour les saints anges qui sont présents, et seraient blessés par la tenue peu modeste des femmes.

Toutefois ni l’homme n’est point sans la femme, ni la femme sans l’homme, en notre Seigneur.

Car comme la femme au commencement a été tirée de l’homme, aussi l’homme maintenant naît de la femme, et tout vient de Dieu.

Jugez vous-mêmes s’il est bienséant à une femme de prier Dieu sans avoir un voile sur la tête.

La nature même ne vous enseigne-t-elle pas, qu’il serait honteux à un homme de laisser toujours croître ses cheveux ;

et qu’il est au contraire honorable à une femme de les laisser toujours croître, parce qu’ils lui ont été donnés comme un voile qui doit la couvrir ?

Si après cela quelqu’un aime à contester, il nous suffit de répondre, que ce n’est point là notre coutume, ni celle de l’Église de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Contester ce que je viens de dire : les arguments de Paul ne sont pas, en effet, pleinement démonstratifs. ― Cette habitude, de contester. D’autres : cette coutume ; chez nous, chrétiens d’origine juive, les femmes n’assistent jamais sans voile aux réunions du culte.

Mais je ne puis vous louer en ce que je vais vous dire, qui est, que vous vous conduisez de telle sorte dans vos assemblées, qu’elles vous nuisent, au lieu de vous servir.

Premièrement, j’apprends que, lorsque vous vous assemblez dans l’Église, il y a des partialités parmi vous ; et je le crois en partie :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il y a des scissions. Ceux du même parti se réunissaient ensemble et tandis que les uns faisaient bonne chère, les autres avaient à peine de quoi manger.

car il faut qu’il y ait même des hérésies, afin qu’on découvre par là ceux d’entre vous qui ont une vertu éprouvée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est l’orgueil et la perversité du cœur de l’homme qui rendent les hérésies nécessaires ; mais Dieu, qui sait toujours tirer du bien du mal, montre en cette circonstance qui sont les bons chrétiens, en rendant leur foi et leur fermeté plus remarquables.

Lors donc que vous vous assemblez comme vous faites, ce n’est plus manger la Cène du Seigneur :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La cène du Seigneur ; le repas de charité ou agape, qui se faisait en commun après qu’on avait participé au corps et au sang du Seigneur.

car chacun y mange son souper particulier, sans attendre les autres ; et ainsi les uns n’ont rien à manger, pendant que les autres le font avec excès.

N’avez-vous pas vos maisons pour y boire et pour y manger ? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu ? et voulez-vous faire honte à ceux qui sont pauvres ? Que vous dirai-je sur cela ? Vous en louerai-je ? Non, certes, je ne vous en loue point.

Car c’est du Seigneur que j’ai appris ce que je vous ai aussi enseigné, qui est : Que le Seigneur Jésus, la nuit même en laquelle il devait être livré à la mort, prit du pain,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car : je ne vous loue point, car votre manière de célébrer les agapes est tout-à-fait en opposition avec la nature de la sainte Eucharistie, telle qu’elle résulte de son institution.

et ayant rendu grâces, le rompit, et dit à ses disciples : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 26 ; Marc, 14, 22 ; Luc, 22, 17.

Il prit de même le calice, après avoir soupé, en disant : Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez.

Car toutes les fois que vous mangerez ce pain, et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

C’est pourquoi, quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, il sera coupable du corps et du sang du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 6, 59. ― Ce passage démontre la présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ, même pour ceux qui communient indignement ; autrement ils ne sauraient être coupables du corps et du sang de Jésus-Christ, ni condamnés justement pour n’avoir pas discerné le corps du Seigneur.

Que l’homme donc s’éprouve soi-même, et qu’il mange ainsi de ce pain, et boive de ce calice.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Corinthiens, 13, 5.

Car quiconque en mange et en boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant point le discernement qu’il doit du corps du Seigneur.

C’est pour cette raison qu’il y a parmi vous beaucoup de malades et de languissants, et que plusieurs dorment du sommeil de la mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

S’endorment ; c’est-à-dire meurent. Comparer à 1 Corinthiens, 7, 39.

Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés de Dieu.

Mais lorsque nous sommes jugés de la sorte, c’est le Seigneur qui nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

C’est pourquoi, mes frères, lorsque vous vous assemblez pour ces repas, attendez-vous les uns les autres.

Si quelqu’un est pressé de manger, qu’il mange chez lui ; afin que vous ne vous assembliez point à votre condamnation. Je réglerai les autres choses, lorsque je serai venu.