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Actes des Apôtres 12
En ce même temps le roi Hérode employa sa puissance pour maltraiter quelques-uns de l’Église ;
et il fit mourir par l’épée Jacques, frère de Jean.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jacques le Majeur, fils de Zébédée, le premier des Apôtres qui subit le martyre. ― Il fit mourir par le glaive Jacques le Majeur. Sur le lieu traditionnel où fut décapité le saint apôtre s'élève une église qui lui est dédiée et qui appartient aux Arméniens non unis, dans la partie sud-ouest de Jérusalem, sur le mont Sion. Saint Jacques fut le premier Apôtre qui versa son sang pour Jésus-Christ, en l'an 44, onze ans après l'Ascension, aux environs de la Pâque juive, d'après le témoignage de Clément d'Alexandrie, conservé par Eusèbe.
Et voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit encore prendre Pierre ; c’étaient alors les jours des pains sans levain.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jours des azymes. Voir Matthieu, 26, 17.
L’ayant donc fait arrêter, il le mit en prison, et le donna à garder à quatre bandes de quatre soldats chacune, dans le dessein de le faire mourir devant tout le peuple après la fête de Pâque.
Pendant que Pierre était ainsi gardé dans la prison, l’Église faisait sans cesse des prières à Dieu pour lui.
Mais la nuit même de devant le jour qu’Hérode avait destiné à son supplice, comme Pierre dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes, et que les gardes qui étaient devant la porte gardaient la prison,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
« On avait appliqué à Pierre la custodia militaris des Romains. Des quatre soldats de l'escouade, deux se trouvaient dans la cellule du prisonnier : l'un était libre, et Pierre était attaché à l'autre par deux chaînes, une à chaque main. Les deux autres soldats étaient postés, l'un à la porte de la cellule, l'autre à la porte extérieure de la prison (la porte de fer), mais au dedans : c'étaient la première et la deuxième garde (verset 10). Ces précautions montrent bien l'intention d'Agrippa de condamner à mort le chef de l'Eglise. » (CRAMPON)
un ange du Seigneur parut tout d’un coup ; le lieu fut rempli de lumière ; et l’ange poussant Pierre par le côté, l’éveilla, et lui dit : Levez-vous promptement. Au même moment les chaînes tombèrent de ses mains.
Et l’ange lui dit : Mettez votre ceinture, et chaussez vos souliers. Il le fit ; et l’ange ajouta : Prenez votre vêtement, et suivez-moi.
Pierre sortit donc, et il le suivait, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange, fût véritable ; mais s’imaginant que ce qu’il voyait, n’était qu’un songe.
Lorsqu’ils eurent passé le premier et le second corps de garde, ils vinrent à la porte de fer, par où l’on va à la ville, qui s’ouvrit d’elle-même devant eux ; et étant sortis, ils allèrent ensemble le long d’une rue ; et aussitôt l’ange le quitta.
Alors Pierre étant revenu à soi, dit en lui-même : C’est à cette heure que je reconnais véritablement que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode, et de toute l’attente du peuple juif.
Et ayant pensé à ce qu’il devait faire, il vint à la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où plusieurs personnes étaient assemblées, et en prière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jean Marc, parent de Barnabé, regardé communément comme le même que saint Marc l'Evangéliste, accompagna saint Paul et saint Barnabé dans quelques-unes de leurs missions (voir Actes des Apôtres, 13, vv. 5, 13 ; 15, vv. 37, 39) Il devint plus tard secrétaire de saint Pierre.
Quand il eut frappé à la porte, une fille, nommée Rhodé, vint pour écouter qui c’était.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rhode. Ce nom signifie rose.
Et ayant reconnu la voix de Pierre, elle en eut une si grande joie, qu’au lieu de lui ouvrir, elle courut dire à ceux qui étaient dans la maison, que Pierre était à la porte.
Ils lui dirent : Vous avez perdu l’esprit. Mais elle les assura que c’était lui. Et ils disaient : C’est son ange.
Cependant Pierre continuait à frapper. Ils lui ouvrirent donc ; et l’ayant vu, ils furent saisis d’un extrême étonnement.
Mais lui, leur ayant fait signe de la main qu’ils se tussent, il leur raconta comment le Seigneur l’avait tiré de la prison, et leur dit : Faites savoir ceci à Jacques et aux frères. Et aussitôt il sortit, et s’en alla dans un autre lieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A Jacques le Mineur, fils d'Alphée, cousin de Notre Seigneur et premier évêque de Jérusalem.
Quand il fut jour, il y eut un grand trouble parmi les soldats, pour savoir ce que Pierre était devenu.
Et Hérode l’ayant fait chercher, et ne l’ayant point trouvé, après avoir fait donner la question aux gardes, il commanda qu’ils fussent menés au supplice ; et il s’en alla de Judée à Césarée, où il demeura.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A Césarée. Voir Actes des Apôtres, 9, 30.
Or il était irrité contre les Tyriens et les Sidoniens : mais ils le vinrent trouver d’un commun accord ; et ayant gagné Blaste, qui était chambellan du roi, ils demandèrent la paix, parce que leur pays tirait sa subsistance des terres du roi.
Hérode ayant donc pris jour pour leur parler, parut vêtu d’une robe royale ; et étant assis sur son trône, il haranguait devant eux ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’historien juif Josèphe confirme en tous points le récit de saint Luc (Antiq. XIX, VII, 1-2).
et le peuple s’écriait dans ses acclamations : C’est la voix d’un dieu, et non d’un homme.
Mais au même instant un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné gloire a Dieu ; et étant mangé de vers, il mourut.
Cependant la parole du Seigneur faisait de grands progrès, et se répandait de plus en plus.
Et après que Barnabé et Saul se furent acquittés de leur ministère, ils retournèrent à Jérusalem, ayant pris avec eux Jean, surnommé Marc.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 11, 30.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cet Hérode était surnommé Agrippa. ― Porta les mains, ou mit les mains sur ; hébraïsme qui veut dire : se mettre à, entreprendre, commencer. ― Le roi Hérode Agrippa Ier, fils d'Aristobule et de Bérénice, petit-fils d'Hérode le Grand et neveu d'Hérode Antipas, était né vers l'an 10 avant notre ère. Elevé à Rome, il y avait été mis en prison par Tibère, mais il fut mis en liberté à l'avènement de Caligula et obtint les tétrarchies de Philippe et de Lysanias avec le titre de roi. En l'an 41, Claude y ajouta la Judée et la Samarie, de sorte qu'Agrippa Ier fut ainsi aussi puissant qu'Hérode le Grand. Il affectait un grand zèle pour le judaïsme. Sa mort affreuse est racontée aux versets 21-23. Elle eut lieu l'an 44 ; il avait 54 ans et avait régné 7 ans.