Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Marc 2 Marc 3 sur 16 chapitres Marc 4 →

Marc 3

JÉSUS entra une autre fois dans la synagogue, où il se trouva un homme qui avait une main sèche.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 9 ; Luc, 6, 6.

Et ils l’observaient pour voir s’il le guérirait un jour de sabbat, afin d’en prendre sujet de l’accuser.

Alors il dit à cet homme qui avait une main sèche : Levez-vous, tenez-vous là au milieu.

Puis il leur dit : Est-il permis au jour du sabbat de faire du bien ou du mal ? de sauver la vie, ou de l’ôter ? Et ils demeurèrent dans le silence.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De sauver une âme, etc. Comparer à Matthieu, 10, 36.

Mais lui les regardant avec colère, affligé qu’il était de l’aveuglement de leur cœur, il dit à cet homme : Étendez votre main. Il l’étendit, et elle devint saine.

Aussitôt les pharisiens étant sortis, tinrent conseil contre lui avec les hérodiens, sur les moyens de le perdre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 14. ― Les Hérodiens. Voir Matthieu, 22, 16.

Mais Jésus se retira avec ses disciples vers la mer, où une grande multitude de peuple le suivit de Galilée et de Judée,

de Jérusalem, de l’Idumée, et de delà le Jourdain ; et ceux des environs de Tyr et de Sidon ayant entendu parler des choses qu’il faisait, vinrent en grand nombre le trouver.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’Idumée. L’Idumée tirait son nom d’Edom ou d’Esaü, frère de Jacob, qui s’y était établi. Elle est située au sud de la Palestine. Les Iduméens vaincus par David, recouvrèrent leur liberté sous Joram (voir 4 Rois, 8, 20-22), et furent pendant longtemps les ennemis les plus acharnés des Juifs. Ils furent de nouveau vaincus par Jean Hyrcan. Les Hérodes étaient d’origine iduméenne. ― Tyr, ancienne capitale de la Phénicie, sur la Méditerranée, célèbre par son commerce, était soumise aux Romains du temps de Notre-Seigneur. ― Sidon, capitale primitive de la Phénicie, sur la Méditerranée, au nord de Tyr.

Et il dit à ses disciples, qu’ils lui tinssent là une barque, afin qu’elle lui servît pour n’être pas accablé par la foule du peuple.

Car comme il en guérissait beaucoup, tous ceux qui étaient affligés de quelque mal, se jetaient sur lui pour le toucher.

Et quand les esprits impurs le voyaient, ils se prosternaient devant lui, en criant :

Vous êtes le Fils de Dieu. Mais il leur défendait avec de grandes menaces de le découvrir.

Il monta ensuite sur une montagne, et il appela à lui ceux que lui-même voulut, et ils vinrent à lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 10, 1 ; Luc, 6, 13. ― Sur la montagne ; c’est-à-dire sur la montagne voisine. Nous avons déjà fait observer dans saint Matthieu (voir Matthieu, 5, 1) que c’était là le vrai sens de cette expression. ― Plusieurs commentateurs croient que cette montagne est celle de Koroun-Hattin ou Montagnes des Béatitudes. En voir la description, Matthieu, note 5.1.

Il en établit douze pour être avec lui, et pour les envoyer prêcher ;

et il leur donna la puissance de guérir les maladies, et de chasser les démons :

Le premier fut Simon, à qui il donna le nom de Pierre ;

puis Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, qu’il nomma Boanergès, c’est-à-dire, enfants du tonnerre ;

André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas ; Jacques, fils d’Alphée ; Thaddée ; Simon le Cananéen,

et Judas Iscariote, qui fut celui qui le trahit.

Et étant venus en la maison, il s’y assembla une si grande foule de peuple, qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Manger du pain ; c’est-à-dire simplement manger, prendre de la nourriture. Voir Matthieu, 15, 2. ― Ceci se passait probablement à Capharnaüm.

Ce que ses proches ayant appris, ils vinrent pour se saisir de lui : car ils disaient qu’il avait perdu l’esprit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’étaient ceux de ses parents dont saint Jean dit qu’ils ne croyaient pas en lui.

Et les scribes qui étaient venus de Jérusalem, disaient : Il est possédé de Béelzébub, et c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 34 ; 12, 24. ― Béelzébub. Voir Matthieu, 10, 25.

Mais Jésus les ayant appelés auprès de lui, leur disait en parabole : Comment Satan peut-il chasser Satan ?

Si un royaume est divisé contre lui-même, il est impossible que ce royaume subsiste ;

et si une maison est divisée contre elle-même, il est impossible que cette maison subsiste.

Si donc Satan se soulève contre lui-même, le voilà divisé, il est impossible qu’il subsiste : mais il faut que sa puissance prenne fin.

Nul ne peut entrer dans la maison du fort armé, et piller ses armes et ce qu’il possède, si auparavant il ne lie le fort, pour pouvoir ensuite piller sa maison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du fort. Voir Matthieu, note 12.29.

Je vous dis en vérité, que tous les péchés que les enfants des hommes auront commis, et tous les blasphèmes qu’ils auront proférés, leur seront remis ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 31 ; Luc, 12, 10 ; 1 Jean, 5, 16.

mais si quelqu’un blasphème contre le Saint-Esprit, il n’en recevra jamais le pardon, et il sera coupable d’un péché éternel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

N’en aura jamais la rémission. Voir Matthieu, note 12.32.

Il leur dit ceci sur ce qu’ils l’accusaient d’être possédé de l’esprit impur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parce qu’ils disaient ; c’est-à-dire Jésus tint ce discours parce qu’ils disaient. Ce genre d’ellipse est commun dans le style de l’Ecriture.

Cependant sa mère et ses frères étant venus, et se tenant dehors, envoyèrent l’appeler.

Or le peuple était assis autour de lui, et on lui dit : Votre mère et vos frères sont là dehors qui vous demandent.

Commentaire (versets 31 à 32) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 31 à 32 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Voir Matthieu, note, 12.46.

Mais il leur répondit : Qui est ma mère ? et qui sont mes frères ?

Et regardant ceux qui étaient assis autour de lui : Voici, dit-il, ma mère et mes frères ;

car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère.