Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Marc 15
AUSSITOT que le matin fut venu, les princes des prêtres, avec les sénateurs et les scribes, et tout le conseil, ayant délibéré ensemble, lièrent Jésus, l’emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.
Pilate l’interrogea, en lui disant : Êtes-vous le Roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Vous le dites.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 18, 33.
Or, comme les princes des prêtres formaient diverses accusations contre lui,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 12 ; Luc, 23, 2.
Pilate l’interrogeant de nouveau, lui dit : Vous ne répondez rien ? Voyez de combien de choses ils vous accusent.
Mais Jésus ne répondit rien davantage ; de sorte que Pilate en était tout étonné.
Or il avait accoutumé de délivrer à la fête de Pâque celui des prisonniers que le peuple demandait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A un des jours de la fête ; c’est-à-dire à la fête, pendant la fête de pâque. Comparer à Matthieu, 27, 15 et Jean, 18, 39.
Et il y en avait un alors, nommé Barabbas, qui avait été mis en prison avec d’autres séditieux, parce qu’il avait commis un meurtre dans une sédition.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Barabbas. Voir Matthieu, 27, 16.
Le peuple étant donc venu devant le prétoire, commença à lui demander la grâce qu’il avait toujours accoutumé de leur faire.
Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous délivre le Roi des Juifs ?
Car il savait que c’était par envie que les princes des prêtres le lui avaient mis entre les mains.
Mais les princes des prêtres excitèrent le peuple à demander qu’il leur délivrât plutôt Barabbas.
Pilate leur dit encore : Que voulez-vous donc que je fasse du Roi des Juifs ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 22 ; Luc, 23, 14.
Mais ils crièrent de nouveau, et lui dirent : Crucifiez-le !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 18, 40.
Pilate leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et eux criaient encore plus fort : Crucifiez-le !
Enfin Pilate voulant satisfaire le peuple, leur délivra Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Déchiré. Voir sur ce mot, Matthieu, 21, 35.
Alors les soldats l’ayant emmené dans la cour du prétoire, assemblèrent toute la cohorte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 27 ; Jean, 19, 2. ― La cohorte romaine se composait de six cent vingt-cinq hommes. ― Dans la cour du prétoire. Voir Matthieu, note 27.27.
Et l’ayant revêtu d’un manteau de pourpre, ils lui mirent sur la tête une couronne d’épines entrelacées :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils le revêtirent de pourpre. Voir Matthieu, 27, 28. ― Et tressant une couronne d’épines. Voir Matthieu, 27, 29. Ils se moquent de lui comme roi, d’après l’accusation judaïque (saint Bède).
puis ils commencèrent à le saluer, en lui disant : Salut au Roi des Juifs !
Ils lui frappaient la tête avec un roseau, et lui crachaient au visage, et se mettant à genoux devant lui, ils l’adoraient.
Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent ce manteau de pourpre ; et lui ayant remis ses habits, ils l’emmenèrent pour le crucifier.
Et comme un certain homme de Cyrène, nommé Simon, père d’Alexandre et de Rufus, revenant des champs, passait par là, ils le contraignirent de porter la croix de Jésus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 32 ; Luc, 23, 26. ― Sur la croix et Simon de Cyrène, voir Matthieu, note 27.32. Saint Marc nomme ses deux fils, probablement parce qu’ils devinrent chrétiens. Rufus est sans doute celui que saint Paul nomme, voir Romains, 16, 13, parmi ceux à qui il envoie ses salutations.
Et ensuite l’ayant conduit jusqu’au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire, le lieu du Calvaire,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Golgotha, Calvaire. Voir Matthieu, 27, 33. C’est une tradition hébraïque que sur le Golgotha avait eu lieu le sacrifice d’Abraham (saint Jérôme).
ils lui donnèrent à boire du vin mêlé avec de la myrrhe ; mais il n’en prit point.
Et après l’avoir crucifié, ils partagèrent ses vêtements, les jetant au sort pour savoir ce que chacun en aurait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 35 ; Luc, 23, 34 ; Jean, 19, 23. ― Et l’ayant crucifié. Voir Matthieu, note 27.35. La tunique seule fut tirée au sort (saint Augustin).
Il était la troisième heure du jour, quand ils le crucifièrent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La troisième heure ; c’est-à-dire la fin de la troisième heure, ou environ la sixième, comme le dit saint Jean, 19, 14.
Et la cause de sa condamnation était marquée par cette inscription : Le Roi des Juifs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le roi des Juifs. Voir Matthieu, 27, 37.
Ils crucifièrent aussi avec lui deux voleurs, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.
Ainsi cette parole de l’Écriture fut accomplie : Et il a été mis au rang des méchants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 53, 12.
Ceux qui passaient par là, le blasphémaient en branlant la tête, et lui disant : Eh bien ! toi qui détruis le temple de Dieu, et qui le rebâtis en trois jours !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 2, 19. ― Le temple, en grec naos. Voir Marc, 14, 58.
sauve-toi toi-même, et descends de la croix.
Les princes des prêtres, avec les scribes, se moquant aussi de lui entre eux, disaient : Il en a sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils se condamnent eux-mêmes en disant que Jésus a fait des miracles.
Que le Christ, le Roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. Et ceux qui avaient été crucifiés avec lui, l’outrageaient aussi de paroles.
À la sixième heure du jour, les ténèbres couvrirent toute la terre jusqu’à la neuvième.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La sixième heure venue ; c’est-à-dire midi. La neuvième heure : trois heures de l’après-midi.
Et à la neuvième heure, Jésus jeta un grand cri, en disant : Éloï ! Éloï ! lamma sabachthani ? c’est-à-dire, Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’avez-vous abandonné ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 46. ― A la neuvième heure ; c’est-à-dire à trois heures de l’après-midi. ― Eloï, Eloï, etc. Ces paroles sont prises de Psaumes, 21, 2. Dieu abandonne le Christ non parce que la divinité se sépara de l’humanité, mais parce qu’il le livra à la douleur.
Quelques-uns de ceux qui étaient présents, l’ayant entendu, disaient : Voilà qu’il appelle Élie.
Et l’un d’eux courut emplir une éponge de vinaigre, et l’ayant mise au bout d’un roseau, il la lui présenta pour boire, en disant : Laissez, voyons si Élie viendra le détacher de la croix.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Emplit de vinaigre une éponge. Voir Jean, 19, 29-30.
Alors Jésus ayant jeté un grand cri, rendit l’esprit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jésus… expira. Voir Matthieu, 27, 50.
En même temps le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le voile du Saint des Saints. Voir Matthieu, 27, 51.
Et le centenier qui était là présent vis-à-vis de lui, voyant qu’il avait expiré en jetant ce grand cri, dit : Cet homme était vraiment Fils de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le centurion. Voir Matthieu, 8, 5 et 27, 54.
Il y avait aussi là des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joseph, et Salomé ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 55. ― Marie-Madeleine. Voir Matthieu, 27, 56. ― Marie de Cléophas, mère de Jacques le Mineur, apôtre, et de Joseph. Voir Matthieu, 27, 56. ― Et Salomé, la mère des fils de Zébédée, c’est-à-dire de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l’Evangéliste.
qui le suivaient lorsqu’il était en Galilée, et l’assistaient de leur bien ; il y en avait encore plusieurs autres, qui étaient venues avec lui à Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 8, 2.
Le soir étant venu (parce que c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire, la veille du sabbat),
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 57 ; Luc, 23, 50 ; Jean, 19, 38. ― Le jour de la préparation, etc. Comparer à Matthieu, 27, 62. Avec le coucher du soleil commençait le repos du sabbat : il fallait se hâter.
Joseph d’Arimathie, qui était un homme de considération et sénateur, et qui attendait aussi le royaume de Dieu, s’en vint hardiment trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Joseph d’Arimathie. Voir Matthieu, 27, 57. ― Décurion, en grec bouleutês, membre du sanhédrin. ― Lui demanda le corps de Jésus. Voir Matthieu, 27, 58.
Pilate s’étonnant qu’il fût mort sitôt, fit venir le centenier, et lui demanda s’il était déjà mort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pilate s’étonnait qu’il fût mort si tôt. « La mort venait ou de la perte du sang ou de la faim. On cite des crucifiés qui ont vécu deux ou trois jours et pouvaient parler. » (ROHAULT DE FLEURY.) « Quoique Pilate, quand on lui demanda le corps du Sauveur, s’étonnât qu’il fût déjà mort, cette surprise était d’un homme peu sensible et même peu attentif à tout ce que Jésus-Christ avait souffert dans le Prétoire, puisque la seule peine de flagellation et du couronnement d’épines était capable de faire mourir l’homme le plus robuste. Aussi il était si affaibli quand il sortit de la maison de Pilate, que le temps qu’il vécût depuis fut bien plus l’effet d’une vertu divine que d’une force humaine. » (THOMAS DE JESUS.)
Le centenier l’en ayant assuré, il donna le corps à Joseph.
Joseph ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul, le mit dans un sépulcre, qui était taillé dans le roc, et roula une pierre jusqu’à l’entrée du sépulcre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mit dans un sépulcre. Voir Matthieu, 27, 60.
Cependant Marie-Magdeleine, et Marie, mère de Joseph, regardaient où on le mettait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 27, 1 ; Luc, 22, 66 ; Jean, 18, 28. ― Tout le conseil, le sanhédrin. Voir Matthieu, 26, 59. ― A Pilate. Voir Matthieu, 27, 2.