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Marc 14

LA pâque où l’on commençait à manger des pains sans levain, devait être deux jours après : et les princes des prêtres, avec les scribes, cherchaient le moyen de se saisir adroitement de Jésus, et de le faire mourir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 2 ; Luc, 22, 1. ― La fête de Pâque (voir Matthieu, note, 26.2) s’appelait aussi les Azymes, parce que pendant les sept jours qu’elle durait, les Israélites ne devaient manger que des pains azymes ou non fermentés, en mémoire de la sortie d’Egypte.

Mais ils disaient : il ne faut pas que ce soit le jour de la fête, de peur qu’il ne s’excite quelque tumulte parmi le peuple.

Jésus étant à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme qui portait un vase d’albâtre, plein d’un parfum de nard d’épi de grand prix, entra lorsqu’il était à table, et ayant rompu le vase, lui répandit le parfum sur la tête.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 6 ; Jean, 12, 1. ― Le nard a plusieurs épis qui servent à composer un parfum beaucoup plus estimé que celui qui se tire des feuilles de cette plante. ― Béthanie. Voir Matthieu, 21, 17. ― Simon le lépreux. Voir Matthieu, note 26.6. ― Un vase d’albâtre. Voir Matthieu, 26, 7. ― « Ptolémée dit que le nard est une plante odoriférante qui croît principalement à Rangamati, sur les frontières du pays qu’on nomme maintenant le Bootan. Pline en reconnaît douze espèces. Il met en première ligne celui des Indes, puis le syriaque, le gaulois, celui de Crète, etc. Il décrit ainsi le nard indien : « C’est un arbuste à racine épaisse et lourde, mais courte, noire et cassante, quoique onctueuse en même temps. L’odeur ressemble beaucoup à celle du cyperus ; le goût est acre, les feuilles sont petites et viennent en touffes. Les sommités du nard se développent en épis barbus. De là vient que le nard est si fameux pour sa double production, l’épi barbu et la feuille. » Le prix de ce nard était alors de cent deniers la livre (environ 85 francs en 1900). Les autres sortes, qui n’étaient que des herbes, coûtaient beaucoup moins cher et pouvaient s’obtenir pour quelques deniers. Galien et Dioscoride parlent du nard (en grec nardostachys, nard à épis) à peu près dans les mêmes termes. Ce dernier auteur prétend toutefois que le nard connu sous le nom de syrien venait en réalité des Indes et était apporté en Syrie, d’où on l’expédiait sur divers points… Sir William Jones, orientaliste distingué, fit une étude spéciale de cette question ardue, et finit par découvrir que le nard était une espèce de valériane appelée par les Arabes sumbul, ce qui signifie épi barbu, et par les Indous jatamansi ou mèche de cheveux, noms dus tous deux à la forme de la tige qui ressemble à la queue d’une hermine ou d’une belette. Il lui donna donc la dénomination de Valeriana jatamansi, qui été acceptée par tous les botanistes modernes. Le mot nard paraît être dérivé du mot tamoul nar qui désigne une foule de substances odorantes… Le nard des anciens était probablement un nom générique sous lequel ils désignaient les parfums les plus exquis. » (E. RIMMEL.)

Quelques-uns en conçurent de l’indignation en eux-mêmes, et ils disaient : À quoi bon perdre ainsi ce parfum ?

car on pouvait le vendre plus de trois cents deniers, et le donner aux pauvres. Et ils murmuraient fort contre elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les trois cents deniers font environ cent cinquante francs de notre monnaie (en 1900).

Mais Jésus leur dit : Laissez là cette femme ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Ce qu’elle vient de me faire est une bonne œuvre.

Car vous avez toujours des pauvres parmi vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez ; mais pour moi, vous ne m’aurez pas toujours.

Elle a fait ce qui était en son pouvoir ; elle a embaumé mon corps par avance, pour prévenir ma sépulture.

Je vous le dis en vérité, partout où sera prêché cet Évangile, c’est-à-dire, dans tout le monde, on racontera à la louange de cette femme ce qu’elle vient de faire.

Alors Judas Iscariote, l’un des douze, s’en alla trouver les princes des prêtres, pour leur livrer Jésus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 14.

Après qu’ils l’eurent écouté, ils en eurent beaucoup de joie, et lui promirent de lui donner de l’argent : et dès lors il chercha une occasion favorable pour le livrer entre leurs mains.

Le premier jour des azymes, auquel on immolait l’agneau pascal, les disciples lui dirent : Où voulez-vous que nous allions vous préparer ce qu’il faut pour manger la pâque ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 17 ; Luc, 22, 7. ― On immolait la pâque, c’est-à-dire l’agneau pascal qu’on immolait et qu’on mangeait le 14 de nisan (mars-avril), en mémoire de la délivrance de la servitude d’Egypte, selon les rites prescrits par la loi. Voir Exode, 12, vv. 3-20, 27.

Il envoya donc deux de ses disciples, et leur dit : Allez-vous-en à la ville ; vous rencontrerez un homme qui portera une cruche d’eau ; suivez-le :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un homme portant une cruche d’eau. Cet homme devait venir de la fontaine de Siloé. Voir Jean, 9, 11. Aujourd’hui, les Arabes du village de Siloam, au sud de Jérusalem, portent l’eau de Siloé et vont la vendre dans Jérusalem.

et en quelque lieu qu’il entre, dites au maître de la maison : Le Maître vous envoie dire : Où est le lieu où je dois manger la pâque avec mes disciples ?

Il vous montrera une grande chambre haute, toute meublée ; préparez-nous là ce qu’il faut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un grand cénacle, l’anagaion, l’appartement supérieur où l’on recevait les hôtes, etc. Voir Marc, note 2.4. Saint Epiphane, dans son livre Des mesures, raconte que l’empereur Adrien trouva Jérusalem détruite, « à l’exception de quelques maisons et de l’église de Dieu, qui était petite et se trouvait à l’endroit où les Apôtres étaient montés au cénacle : c’est là qu’elle avait été bâtie, dans cette partie de Sion qui avait échappé à la dévastation. » En 1551, l’église du cénacle fut convertie en mosquée et reçut le nom qu’elle porte encore aujourd’hui de Nebi-Daoud ou le prophète David. « D’après la tradition, la maison [où était le cénacle] appartenait à saint Joseph d’Arimathie. Elle avait probablement deux étages divisés chacun en deux parties, comme on l’a toujours vu. La première partie [de l’étage supérieur] est le cénacle ou salle de l’institution de la Sainte Eucharistie, et la seconde la salle du Cénotaphe de David. Aujourd’hui la salle du cénacle a quatorze mètres de long sur neuf de large et elle est en style gothique du XIVe siècle parfaitement caractérisé. Deux colonnes correspondant aux piliers qui supportent l’étage inférieur la divisent dans le sens de sa longueur en deux nefs parallèles. L’étage inférieur est formée de substructions anciennes et divisé en deux salles dont la plus grande est [considérée comme] la salle du lavement des pieds ; c’est une vaste salle dont la voûte est supportée par des piliers dans la direction de l’est à l’ouest. A l’est de cette dernière salle se trouve celle du cénotaphe inférieur de David. » (LIEVIN DE HAMME.)

Ses disciples s’en étant allés, vinrent en la ville, et trouvèrent tout ce qu’il leur avait dit ; et ils préparèrent ce qu’il fallait pour la pâque.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils préparèrent la pâque, l’agneau pascal et tous les accessoires prescrits. Voir Exode, 12, 3-20.

Le soir étant venu, il se rendit là avec les douze.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 20 ; Luc, 22, 14.

Et lorsqu’ils étaient à table, et qu’ils mangeaient, Jésus leur dit : Je vous dis en vérité, que l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 13, 21.

Ils commencèrent à s’affliger, et chacun d’eux lui demandait : Est-ce moi ?

Il leur répondit : C’est l’un des douze qui met la main avec moi dans le plat.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le plat. Voir Matthieu, 26, 23.

Pour ce qui est du Fils de l’homme, il s’en va selon ce qui a été écrit de lui ; mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme sera trahi ! Il vaudrait mieux pour cet homme-là que jamais il ne fût né.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 40, 10 ; Actes des Apôtres, 1, 16.

Pendant qu’ils mangeaient encore, Jésus prit du pain ; et l’ayant bénit, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez ; ceci est mon corps.

Et ayant pris le calice, après avoir rendu grâces, il le leur donna, et ils en burent tous ;

Commentaire (versets 22 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 22 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Voir sur ces deux versets, Matthieu, notes 26.26 à 26.28.

et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour un grand nombre (pro multis). Comparer à Matthieu, 20, 28.

Je vous dis en vérité, que je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu.

Et ayant chanté le cantique d’action de grâces, ils s’en allèrent sur la montagne des Oliviers.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’hymne dit. Voir Matthieu, 26, 30. ― Ils s’en allèrent au mont des Oliviers. Voir Matthieu, note 21.1.

Alors Jésus leur dit : Je vous serai à tous cette nuit une occasion de scandale : car il est écrit : Je frapperai le Pasteur, et les brebis seront dispersées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 16, 32 ; Zacharie, 13, 7.

Mais après que je serai ressuscité, j’irai devant vous en Galilée.

Pierre lui dit : Quand vous seriez pour tous les autres un sujet de scandale, vous ne le serez pas pour moi.

Et Jésus lui repartit : Je vous dis en vérité, que vous-même aujourd’hui, dès cette nuit, avant que le coq ait chanté deux fois, vous me renoncerez trois fois.

Mais Pierre insistait encore davantage : Quand il me faudrait mourir avec vous, je ne vous renoncerai point. Et tous les autres en dirent autant.

Ils allèrent ensuite au lieu appelé Gethsémani ; où il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici jusqu’à ce que j’aie fait ma prière.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 36 ; Luc, 22, 40. ― Gethsémani. Voir Matthieu, note 26.36.

Et ayant pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, il commença à être saisi de frayeur, et pénétré d’une extrême affliction.

Alors il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort : demeurez ici, et veillez.

Et s’en allant un peu plus loin, il se prosterna contre terre, priant que s’il était possible, cette heure s’éloignât de lui ;

et il disait : Abba, mon Père ! tout vous est possible, transportez ce calice loin de moi ; mais néanmoins que votre volonté s’accomplisse, et non pas la mienne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Père est mis ici comme explicatif de abba, mot syriaque ― Toutefois, non ma volonté, etc. Voir sur cette traduction, Matthieu, 26, 39.

Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Simon, vous dormez ! Quoi ! vous n’avez pu seulement veiller une heure ?

Veillez et priez, afin que vous n’entriez point en tentation : l’esprit est prompt ; mais la chair est faible.

Il s’en alla pour la seconde fois, et fit sa prière dans les mêmes termes.

Et étant retourné vers eux, il les trouva endormis : car leurs yeux étaient appesantis de sommeil ; et ils ne savaient que lui répondre.

Il revint encore pour la troisième fois, et il leur dit : Dormez maintenant, et vous reposez : c’est assez ; l’heure est venue : le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dormez maintenant et reposez-vous, etc. Voir pour le sens de ce passage, Matthieu, 26, 45.

Levez-vous, allons : celui qui doit me trahir, est bien près d’ici.

Il parlait encore, lorsque Judas Iscariote, l’un des douze, parut suivi d’une grande troupe de gens armés d’épées et de bâtons, qui avaient été envoyés par les grands prêtres, par les scribes et les sénateurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 47 ; Luc, 22, 47 ; Jean, 18, 3.

Or celui qui le trahissait, leur avait donné ce signal, et leur avait dit : Celui que je baiserai, c’est celui-là même que vous cherchez : saisissez-vous de lui, et l’emmenez sûrement.

Aussitôt donc qu’il fut arrivé, il s’approcha de Jésus, et lui dit : Maître ! je vous salue. Et il le baisa.

Ensuite ils mirent la main sur Jésus, et se saisirent de lui.

Un de ceux qui étaient présents, tirant son épée en frappa un des gens du grand prêtre, et lui coupa une oreille.

Mais Jésus prenant la parole, leur dit : Vous êtes venus pour me prendre, armés d’épées et de bâtons, comme si j’étais un voleur.

J’étais tous les jours au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez point arrêté : mais il faut que les Écritures soient accomplies.

Alors ses disciples l’abandonnèrent, et s’enfuirent tous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 56.

Or il y avait un jeune homme qui le suivait, couvert seulement d’un linceul ; et les soldats ayant voulu se saisir de lui,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’un linceul. Le terme correspondant en grec et en latin signifie aussi un vêtement de toile de lin dont on se sert pour la nuit. C’est une espèce de chemise qui couvre presque entièrement le corps. ― Plusieurs commentateurs croient que le jeune homme dont saint Marc est le seul à parler, était Marc lui-même.

il laissa aller son linceul, et s’enfuit tout nu des mains de ceux qui le tenaient.

Ils amenèrent ensuite Jésus chez le grand prêtre, où s’assemblèrent tous les princes des prêtres, les scribes et les sénateurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 57 ; Luc, 22, 54 ; Jean, 18, 13.

Pierre le suivit de loin, jusque dans la cour de la maison du grand prêtre, où s’étant assis auprès du feu avec les gens, il se chauffait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La crainte le retient, l’amour l’attire (saint Jérôme). ― Il était assis près du feu et se chauffait. « C’est encore l’usage en Orient où les nuits sont froides. On allume un feu de branchages ou d’herbes sèches et l’on s’accroupit autour pour causer longuement jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Alors on s’enveloppe dans son manteau et l’on dort. » (J.-H. MICHON.)

Cependant les princes des prêtres, et tout le conseil, cherchaient des dépositions contre Jésus pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 59. ― Le conseil. Le sanhédrin. Voir Matthieu, note 26.59. Les Grands-Prêtres, selon la loi, il n’y en avait qu’un seul mais comme beaucoup avaient été déposés et remplacés par le gouverneur romain, il y en avait là quelques-uns qui avaient été grands-prêtres (saint Théophile).

Car plusieurs déposaient faussement contre lui ; mais leurs dépositions n’étaient pas suffisantes.

Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, en ces termes :

Nous lui avons entendu dire : Je détruirai ce temple bâti par la main des hommes, et j’en rebâtirai un autre en trois jours, qui ne sera point fait par la main des hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 2, 19. ― Je détruirai ce temple, naos, la maison de Dieu. Voir Matthieu, 21, 12.

Mais ce témoignage-là même n’était pas encore suffisant.

Alors le grand prêtre se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus, et lui dit : Vous ne répondez rien à ce que ceux-ci déposent contre vous ?

Mais Jésus demeurait dans le silence, et il ne répondit rien. Le grand prêtre l’interrogea encore, et lui dit : Êtes-vous le Christ, le Fils du Dieu béni à jamais ?

Jésus lui répondit : Je le suis ; et vous verrez un jour le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 24, 30 ; 26, 64.

Aussitôt le grand prêtre déchirant ses vêtements, leur dit : Qu’avons-nous plus besoin de témoins ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Déchirant ses vêtements. Il déchire ses vêtements pour montrer que Jésus avait prononcé un blasphème intolérable. Signe, chez les Juifs, d’une grande douleur ou d’une vive indignation. Voir Matthieu, 26, 65.

Vous venez d’entendre le blasphème qu’il a proféré : que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme ayant mérité la mort.

Alors quelques-uns commencèrent à lui cracher au visage ; et lui ayant couvert la face, ils lui donnaient des coups de poing, en lui disant : Prophétise, et dis qui t’a frappé. Et les valets lui donnaient des soufflets.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir, pour le mot déchirer, Matthieu, 21, 35.

Cependant Pierre étant en bas dans la cour, une des servantes du grand prêtre y vint ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 69 ; Luc, 22, 56-57 ; Jean, 18, 17.

et l’ayant vu qui se chauffait, après l’avoir considéré, elle lui dit : Vous étiez aussi avec Jésus de Nazareth.

Mais il le nia, en disant : Je ne le connais point, et je ne sais ce que vous dites. Et étant sorti dehors pour entrer dans le vestibule, le coq chanta.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant la cour, c’est-à-dire le vestibule : l’entrée du Palais ; on le traversait pour entrer dans la cour.

Et une servante l’ayant encore vu, commença à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 71. ― La servante. C’est ainsi que porte le grec ; d’où il paraît que c’est la même servante dont il est parlé au verset 66.

Mais il le nia pour la seconde fois. Et peu de temps après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Assurément vous êtes de ces gens-là : car vous êtes aussi de Galilée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 22, 59 ; Jean, 18, 25. ― Tu es galiléen. Voir Matthieu, 26, 73.

Il se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant : Je ne connais point cet homme dont vous me parlez.

Aussitôt le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq ait chanté deux fois, vous me renoncerez trois fois. Et il se mit à pleurer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 75 ; Jean, 13, 38.