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Marc 11

LORSQU’ILS approchaient de Jérusalem, étant près de Béthanie, vers la montagne des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 21, 1 ; Luc, 19, 29. ― Béthanie. Voir Matthieu, 21, 17. ― Près du mont des Oliviers. Voir Matthieu, note 21.1.

et leur dit : Allez à ce village qui est devant vous ; et sitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon lié, sur lequel nul homme n’a encore monté ; déliez-le, et me l’amenez.

Si quelqu’un vous demande, Pourquoi faites-vous cela ? dites-lui : C’est que le Seigneur en a besoin. Et aussitôt il le laissera amener ici.

S’en étant donc allés, ils trouvèrent l’ânon qui était attaché dehors auprès d’une porte entre deux chemins, et ils le délièrent.

Quelques-uns de ceux qui étaient là, leur dirent : Que faites-vous ? Pourquoi déliez-vous cet ânon ?

Ils leur répondirent comme Jésus leur avait ordonné ; et ils le leur laissèrent emmener.

Ainsi ayant amené l’ânon à Jésus, ils le couvrirent de leurs habits, et il monta dessus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 12, 14.

Plusieurs aussi étendirent leurs vêtements le long du chemin : d’autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

Et tant ceux qui marchaient devant, que ceux qui suivaient, criaient : Hosanna, salut et gloire !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 117, 26 ; Matthieu, 21, 9 ; Luc, 19, 38. ― Hosanna. Voir Matthieu, note 21.9.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! béni soit le règne de notre père David, que nous voyons arriver ! Hosanna, salut et gloire, au plus haut des cieux !

Jésus étant ainsi entré dans Jérusalem, s’en alla au temple ; et après avoir tout regardé, comme il était déjà tard, il s’en alla à Béthanie avec les douze apôtres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 21, 10. ― Il entra à Jérusalem par la porte Dorée, à l’est.

Le lendemain, lorsqu’ils sortaient de Béthanie, il eut faim ;

et voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il y alla pour voir s’il pourrait y trouver quelque chose ; et s’en étant approché, il n’y trouva que des feuilles, car ce n’était pas le temps des figues.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 21, 19.

Alors Jésus dit au figuier : Que jamais nul ne mange de toi aucun fruit. Ce que ses disciples entendirent.

Ils vinrent ensuite à Jérusalem ; et Jésus étant entré dans le temple, commença par chasser ceux qui y vendaient et qui y achetaient : il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient des colombes ;

et il ne permettait pas que personne transportât aucun ustensile par le temple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il ne souffrait pas que personne transportât d’objet par le temple. « L’enceinte du temple était traversée par les piétons qui voulaient descendre dans la vallée de Josaphat. Il en est encore de même aujourd’hui ; mais, au lieu de sortir par la porte Dorée qui est toujours fermée, on sort par une porte latérale auprès de la grande piscine. [Jésus-Christ regarde] comme un manquement de respect, non seulement de vendre les colombes des sacrifices, mais d’y tenir de petits comptoirs de change de monnaie, et de porter des paquets à travers le parvis extérieur. » (J.-H. MICHON.)

Il les instruisait aussi, en leur disant : N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée la maison de prière pour toutes les nations ? et cependant vous en avez fait une caverne de voleurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 56, 7 ; Jérémie, 7, 11. ― Ma maison, etc. Voir Matthieu, 5, 19 (?) et 21, 13.

Ce que les princes des prêtres et les scribes ayant entendu, ils cherchaient un moyen de le perdre : car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi en admiration de sa doctrine.

Quand le soir fut venu, il sortit de la ville.

Le lendemain matin ils virent en passant le figuier, qui était devenu sec jusqu’à la racine.

Et Pierre se souvenant de la parole de Jésus, lui dit : Maître ! voyez comme le figuier que vous avez maudit, est devenu sec.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le figuier a séché. Voir Matthieu, 21, 19.

Jésus prenant la parole, leur dit : Ayez de la foi en Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 21, 21.

Je vous dis en vérité, que quiconque dira à cette montagne, Ôte-toi de là, et te jette dans la mer ; et cela sans hésiter dans son cœur, mais croyant fermement que tout ce qu’il aura dit arrivera, il le verra en effet arriver.

C’est pourquoi je vous le dis : quoi que ce soit que vous demandiez dans la prière, croyez que vous l’obtiendrez, et il vous sera accordé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 7 ; 21, 22.

Mais lorsque vous vous présenterez pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos péchés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 6, 14 ; 18, 35 ; Luc, 11, 9 (?).

Si vous ne pardonnez point, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera point non plus vos péchés.

Ils retournèrent encore à Jérusalem ; et Jésus se promenant dans le temple, les princes des prêtres, les scribes et les sénateurs vinrent le trouver,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le temple ; c’est-à-dire dans le parvis du temple. Comparer à Jean, 10, 23.

et lui dirent : Par quelle autorité faites-vous ceci ? et qui vous a donné l’autorité de faire ce que vous faites ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 20, 2.

Jésus leur répondit : J’ai aussi une demande à vous faire ; et après que vous m’y aurez répondu, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

Le baptême de Jean était-il du ciel ou des hommes ? répondez-moi.

Mais ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes : Si nous répondons, qu’il était du ciel ; il nous dira : Pourquoi donc ne l’avez-vous pas cru ?

Si nous disons, qu’il était des hommes ; nous avons à craindre le peuple : parce que tout le monde considérait Jean comme ayant été véritablement prophète.

Ainsi ils répondirent à Jésus : Nous ne savons. Et Jésus leur répliqua : Je ne vous dirai point non plus de quelle autorité je fais ceci.